L’instinct de mort est le titre du livre autobiographique du criminel – libertaire Jacques Mesrine qui tentait d’y expliquer ses pulsions. Il fut abattu par des policiers qui exprimĂšrent leur instinct dĂ©fensif. Car il existe aussi, encore qu’un tribunal vienne de condamner lourdement un commerçant qui l’avait exercĂ© contre un cambrioleur
 Il y a des juges qui ont « l’instinct rĂ©pressif ». En pĂ©riode troublĂ©e, ils auront des soucis Ă  se faire


L’« instinct de mort » me revient Ă  l’esprit quand je vois certains citoyens qui n’ont jamais fait la guerre, ou qui l’ont faite aux cuisines, vouloir Ă  tout prix qu’on la fasse pour y envoyer les autres. Peut-ĂȘtre ont-ils pour circonstances attĂ©nuantes cet instinct mystĂ©rieux qu’expliquait Mesrine. La diffĂ©rence de ces citoyens avec le redoutable bandit, c’est que Mesrine ne cherchait pas Ă  ennoblir ses crimes, tandis que nos « va-t’en guerre » prĂ©tendent faire tuer les autres pour des motifs humanitaires trĂšs sĂ©lectifs !

Ainsi, aujourd’hui, cette sĂ©lection a Ă©tĂ© choisie par les « gouvernants dĂ©mocratiques » pour s’en prendre uniquement Ă  Messieurs Bachar el Assad et Vladimir Poutine. Par contre, ni Fidel Castro, ni Pol-Pot, ni King-Jong ne leur ont paru trop gĂȘnants


Sachant que beaucoup de centristes sont Ă  gĂ©omĂ©trie variable, je ne me suis pas trop Ă©tonnĂ© de lire dans L’Éclair du 14 dĂ©cembre dernier, exactement le mĂȘme point de vue sur la guerre qu’il eut fallu faire Ă  Bachar el Assad, que celui que vient de dĂ©fendre le lendemain 15 dĂ©cembre, Monsieur StĂ©phane le Foll, ministre et porte-parole du gouvernement, devant le journaliste Jean-Jacques Bourdin.

Voici ce qui est Ă©crit, et qui devrait l’ĂȘtre en lettres sanglantes : « On ne dira jamais assez l’énorme responsabilitĂ© qu’a prise Obama en 2013, en refusant de bombarder le rĂ©gime syrien qui a pourtant franchi la ligne rouge en utilisant les armes chimiques contre ses citoyens. »

C’est exactement ce que François Hollande souhaitait faire gober aux Français, dont on sait qu’il balade surtout sa virilitĂ© en scooter. Il ressort de cela qu’il nous fallait faire la guerre, pour aider le califat islamique Ă  conquĂ©rir la Syrie, contre son gouvernement. ! C’est criminel, mais plus encore effarant de bĂȘtise de mĂ©connaĂźtre Ă  ce point ce qu’est le drame syrien !

Il n’est qu’un Ă©pisode des continuelles guerres pour le Pouvoir que se disputent les sectes musulmanes, depuis la mort de Mahomet, en 662.

AprĂšs l’assassinat des trois premiers califes, on peut voir, par le conflit entre Fatimides et Abbasides, ce que sera pendant treize siĂšcles, la guerre civile qui se perpĂ©tuera entre ceux qui se considĂ©reront hĂ©ritiers du ProphĂšte.

Aujourd’hui, si l’on tend Ă  limiter la division entre Chiites et Sunnites, on est trĂšs loin du compte car, si l’on en croit le « ProphĂšte » Sallalaou, il y aurait aujourd’hui 73 sectes diffĂ©rentes qui se recommandent du Coran.

Le cas de la Syrie, lui, est trĂšs particulier. Bien que minoritaires, Les Alaouites qui y exercent le Pouvoir – aprĂšs avoir Ă©tĂ© mĂ©prisĂ©s et persĂ©cutĂ©s pendant des siĂšcles par les Sunnites, et demandĂ© vainement au protectorat Français une terre spĂ©cifique – ont profitĂ© des chicayas et de leur intelligence trĂšs supĂ©rieure Ă  celle de leurs adversaires, pour Ă©tablir en Syrie une dictature sĂ©vĂšre, mais qui correspond Ă  celles exercĂ©es par les Sunnites en d’autres Pays du Moyen-Orient ! L’Islam n’a jamais connu la dĂ©mocratie, car il n’y a pas de Coran alternatif !

Si les Chiites considĂšrent les Alaouites comme une branche de l’islam, les Sunnites les considĂšrent comme des hĂ©rĂ©tiques, et en cela ils n’ont pas tort car les libertĂ©s qu’ils prennent avec l’intransigeance du Coran, font de leur pratique une religion particuliĂšre.

Qu’on en juge : leurs femmes ne sont pas voilĂ©es, les mosquĂ©es sont rares et la priĂšre n’y est pas obligatoire. Ils boivent du vin et leur rituel ressemble au sacrifice chrĂ©tien. D’ailleurs, ils fĂȘtent NoĂ«l et L’Épiphanie, et au lieu de la « Monolatrie » de l’islam, ont une TrinitĂ© composĂ©e d’une divinisation de leurs prophĂštes. Finalement leur religion est un syncrĂ©tisme d’islam, d’hellĂ©nisme, avec des ajouts phĂ©niciens : leur tolĂ©rance pour le christianisme est totale, et l’Église chrĂ©tienne de Syrie Ă©tait, avec celle du Liban, la mieux Ă©tablie.

Évidemment, cette Église n’était pas progressiste ! Elle est donc haĂŻe par les laĂŻcistes hollandiens, par quelques ganaches de l’Église de France, et par quelques centristes centripĂštes.

Ce qui explique, que, protecteur d’une Église traditionnelle, Bachar el Assad doit ĂȘtre Ă©liminĂ©. Comme l’on a dĂ©truit l’Irak, dont le Premier ministre Ă©tait catholique, et comme on a dĂ©truit la Lybie pour en expulser les religieuses catholiques protĂ©gĂ©es par Khadafi.

C’est ainsi que, dans un premier temps, le combat a Ă©tĂ© instrumentalisĂ© par les AmĂ©ricains qui dĂ©siraient s’emparer des hydrocarbures du Moyen-Orient et surtout bloquer l’influence que pouvait y prendre la Russie : d’oĂč, pour justifier leur guerre d’agression, le monstrueux mensonge des armes terrifiantes qu’auraient dĂ©tenu Saddam Hussein et qui n’existaient pas ; d’oĂč la guerre qu’ils suscitĂšrent en Europe centrale pour livrer le Kosovo aux Islamistes ; d’oĂč la rĂ©volution ukrainienne ; d’oĂč la crĂ©ation avec un Ă©norme financement de la « rĂ©bellion syrienne », dont on a su depuis qu’elle n’était qu’une branche d’Al QaĂŻda ; d’oĂč le financement de l’invasion de l’Europe, afin de dĂ©truire les entitĂ©s nationales !

François Mitterrand avait osĂ© dĂ©noncer la « guerre Ă  mort » que nous faisaient les Yankees. Mais le socialisme de Mitterrand n’était que tristement impuissant. Celui de Hollande est d’abord un exercice de servilitĂ©.

Mais les Russes font le mĂ©nage qui s’imposait et nos politiques jettent dans la balance les victimes civiles d’Alep que les Russes massacreraient par fĂ©rocité !

OubliĂ©es les dĂ©capitations publiques au couteau des Islamistes ; oubliĂ©s les massacres collectifs Ă  la Kalachnikov devant les fosses communes ; oubliĂ©s les bĂ©bĂ©s chrĂ©tiens Ă©crasĂ©s Ă  coups de babouches ; oubliĂ©es les femmes lapidĂ©es pour avoir dĂ©voilĂ© leur visage ; oubliĂ©es les jeunes filles 50 fois violĂ©es par les barbus d’Allah ; oubliĂ©s les aviateurs syriens grillĂ©s lentement Ă  la broche !

Ce qui compte, c’est de persuader les EuropĂ©ens que Vladimir Poutine est un criminel de guerre !

La dĂ©nonciation des victimes d’Alep par les AmĂ©ricains – qui ont fondĂ© leur État sur le gĂ©nocide des Indiens et ont ensuite montrĂ© leur savoir-Faire contre ces centaines de milliers de civils Ă  Dresde, Ă  Hiroshima et Nagasaki ! – n’a d’équivalent que dans la glorification par la RĂ©publique du « populicide » de VendĂ©e, les massacres de l’Épuration française en 1944-1945 et le bombardement de Royan demandĂ© (suivant Raymond Aron !) par la rĂ©sistance, lequel tua 10 fois plus de Français que d’Allemands, alors que l’Hexagone Ă©tait pratiquement libĂ©rĂ©. À noter que le gĂ©nĂ©ral responsable de l’exploit, fut dĂ©corĂ© de la LĂ©gion d’honneur par de Gaulle !

Le Journal L’homme Nouveau, m’apprend ce jour que les derniers mots du PĂšre Hamel, avant d’ĂȘtre Ă©gorgĂ©, furent : « Va-t’en Satan ! »

C’est une apostrophe que probablement n’entendront pas la plupart des Ă©vĂȘques de France, qui n’ont pas entendu les appels des Martyrs ChrĂ©tiens d’Irak, du Liban, d’Égypte et de Syrie ! Ce serait compromettre le « dialogue interreligieux. »

La GrĂšce antique a connu la malĂ©diction des PĂ©lopides. J’ai le sentiment que la France connaĂźt celle des « Salopides ». Je ne suis pas sĂ»r que nos « va-t’en guerre » y trouveront leur compte, car dans la guerre civile quasi inĂ©vitable, ils seront aux premiĂšres loges.

L’histoire devrait les avertir avec la façon dont ont fini leurs grands ancĂȘtres : Danton, Marat et Robespierre ! On peut craindre que l’histoire ne se rĂ©pĂšte, car tout de mĂȘme, suivant l’historien Pierre Chaunu, ces monstres firent en 4 ans plus de victimes que l’Inquisition en quatre siĂšcles ! Mais Ă©tant donnĂ© la fin qu’ils eurent, on peut aussi l’espĂ©rer


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