par Jean Mabire.

Ce texte est tirĂ© du livre La torche et le Glaive, rĂ©Ă©ditĂ© aux Ă©ditions de L’Æncre. PubliĂ© en octobre 1963 dans la revue L’Esprit public, il n’a rien perdu de son actualitĂ©.

On ne dĂ©range jamais sans dommage le confort intellectuel et surtout celui de cette masse vaguement nationale et timidement socialiste, ce marĂ©cage sentimental d’une classe bourgeoise, ou plutĂŽt embourgeoisĂ©e, de plus en plus nombreuse et de plus en plus mĂ©diocre.

Nous nous proclamons activistes europĂ©ens. Cela nous rend suspects Ă  une gauche comme Ă  une droite, aussi sclĂ©rosĂ©es que l’extrĂȘme droite et l’extrĂȘme gauche sont conservatrices.

Il est singulier de constater le frĂ©missement que prennent toutes les formations politiques françaises quand il est question de remettre en cause d’une maniĂšre ou d’une autre un hexagone immobilisĂ© dans son orgueilleuse autonomie et sa fragile unitĂ©.

Pourtant, on respire de fort bonnes idĂ©es dans l’air gaulliste. Qu’on le veuille ou non jamais la dĂ©centralisation Ă©conomique pour ce qui est de l’intĂ©rieur et la paix sur le Rhin pour ce qui est de l’extĂ©rieur n’ont Ă©tĂ© aussi officiellement prĂŽnĂ©es.

On peut, bien sĂ»r, se poser la question de la sincĂ©ritĂ© de telles paroles, cette politique n’en porte pas moins des fruits profonds et irrĂ©versibles. De plus en plus, les jeunes cadres du pays comme les masses populaires ressentent le besoin d’une politique Ă  la fois rĂ©gionaliste et europĂ©enne. Et faute de l’avoir compris Ă  temps les grands partis traditionnels ne survivront pas Ă  l’épreuve des rĂ©alitĂ©s nouvelles.

Ce changement d’horizons est un fait nouveau et rĂ©volutionnaire.

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Mais le nationalisme reste menaçant. Paradoxalement, il constitue, Ă  cĂŽtĂ© des discours dĂ©centralisateurs et des vellĂ©itĂ©s europĂ©ennes, un des fondements du rĂ©gime et il risque d’empoisonner les plus urgents et les plus utiles de ses Ă©lans vers l’unification du continent et vers le dĂ©veloppement des rĂ©gions.

Ce nationalisme est pratiquement le mĂȘme d’un bord Ă  l’autre de l’échiquier politique. Ostentatoire chez les uns ou hypocrite chez les autres, il procĂšde toujours du chauvinisme jacobin. Ce chauvinisme jacobin fut l’hĂ©ritier de l’absolutisme capĂ©tien et le prĂ©curseur de la centralisation napolĂ©onienne.

Ce nationalisme exacerbĂ© est une constante de la politique gauloise. Il a permis la politique revancharde et colonialiste qui fut celle de la IIIe RĂ©publique, Ă  la fin du XIXe siĂšcle et au dĂ©but du XXe. Il a empĂȘchĂ© la constitution de l’internationale socialiste en 1914, tout comme celle de l’internationale nationaliste en 1934, prĂ©cipitant ainsi les peuples europĂ©ens dans deux guerres fratricides. C’est le mĂȘme nationalisme qui a abouti Ă  la dĂ©sastreuse politique du « tout ou rien » en AlgĂ©rie, Ă©cartant toutes les solutions raisonnables – du fĂ©dĂ©ralisme au partage.

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Tout le monde se nourrit en France d’un mĂȘme mythe hexagonal, tout le monde est imprĂ©gnĂ© d’un impĂ©rialisme, parfois inconscient et souvent gĂ©nĂ©reux, qui considĂšre la nation française comme un tout qu’il n’est possible ni de diviser ni d’aliĂ©ner. Les rĂ©gionalistes sont toujours suspects d’atteinte Ă  la sĂ»retĂ© intĂ©rieure de l’État tout comme les EuropĂ©ens d’atteinte Ă  la sĂ»retĂ© extĂ©rieure de l’État. Il paraĂźt d’ailleurs que ces deux chefs d’accusation n’en font qu’un seul depuis quelque temps, ce qui permet d’ĂȘtre Ă  la fois rĂ©gionaliste et europĂ©en
 Il serait d’ailleurs assez stupide d’ĂȘtre l’un sans l’autre.

Ce dogme de la France « une et indivisible » a d’ailleurs recouvert les pires divisions. Incapables d’admettre des diffĂ©rences entre les individus ou entre les rĂ©gions, les Français se sont habituĂ©s Ă  l’intolĂ©rance. Dans un pays hypercentralisĂ©, la tentation du parti unique reste permanente. La volontĂ© d’unanimitĂ© nationale a toujours rempli les prisons et favorisĂ© les exils. La rĂ©vocation de l’édit de Nantes ou la proclamation de l’article 16(1) procĂšdent d’un mĂȘme Ă©tat d’esprit, dominĂ© par la hantise de l’unitĂ© nationale.

Quelles que soient leurs divergences doctrinales, quelles que soient mĂȘme les haines qui les sĂ©parent, les nationalistes français appartiennent Ă  la mĂȘme chapelle et ne peuvent admettre par dĂ©finition aucun nationalisme Ă©tranger. Ils vous parlent encore, pour peu qu’on les y pousse, de l’impĂ©rialisme allemand ou de l’égoĂŻsme anglais. Ils peuvent encore moins admettre un nationalisme Ă  une autre Ă©chelle que la leur. Le nationalisme basque ou le nationalisme europĂ©en les met en fureur. D’autant plus en fureur qu’il ne s’agit plus de nationalismes Ă©trangers et qu’ils se sentent menacĂ©s sur deux fronts. Entre ces deux extrĂȘmes du nationalisme, les patriotes hexagonaux partent en guerre avec des arguments qui remontent Ă  BarrĂšs pour le mieux et au brav’gĂ©nĂ©ral Boulanger pour le pire.

Les nationalistes français, obsĂ©dĂ©s par le mot mĂȘme de nationaliste, par la divinisation de ce mot, sont incapables de comprendre que la France ne peut pas vivre sans que vivent intĂ©gralement, c’est-Ă -dire librement, chacun des peuples qui la composent. Ils sont tout aussi incapables de comprendre que la France ne peut pas survivre non plus sans se fondre organiquement dans un ensemble plus vaste, Ă  la mesure des nĂ©cessitĂ©s de ce siĂšcle.

La nation traditionnelle est menacĂ©e aujourd’hui tout Ă  la fois par en haut, c’est-Ă -dire par l’Europe, et par en bas, c’est-Ă -dire par les rĂ©gions. Mais la menace de l’Europe est en rĂ©alitĂ© une sauvegarde et la menace des rĂ©gions est en vĂ©ritĂ© un enrichissement.

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Si les nationalistes, au lieu de s’attacher Ă  des mots et Ă  des dĂ©finitions, voulaient s’attacher un peu plus aux hommes et aux rĂ©alitĂ©s, ils ne tarderaient pas Ă  s’apercevoir de la nature infiniment diverse et complexe de la nation française.

Les nationalistes ont rĂ©pĂ©tĂ© pendant des annĂ©es : « Si nous perdons l’AlgĂ©rie, ce sera demain le tour de la Corse, puis de la Bretagne, enfin de l’Auvergne
 » Mais, dans le mĂȘme temps, ils prĂŽnaient une politique d’intĂ©gration d’inspiration indĂ©niablement jacobine, c’est-Ă -dire profondĂ©ment rebelle « à la nature des choses ». Si on avait tout de suite rĂ©alisĂ© l’AlgĂ©rie algĂ©rienne, au lieu de proclamer l’AlgĂ©rie française, on n’aurait sans doute pas assistĂ© au triomphe de l’AlgĂ©rie arabe. Les Français nationalistes n’ont jamais voulu comprendre que les problĂšmes n’étaient pas les mĂȘmes Ă  Dunkerque et Ă  Tamanrasset. Ils ne comprennent toujours pas qu’ils ne sont pas les mĂȘmes Ă  Strasbourg et Ă  Bayonne, Ă  Nice et Ă  Lille, Ă  Toulouse et Ă  Rennes, Ă  Bastia et Ă  Rouen.

Les nationalistes français ignorent les richesses de la France : ces peuples complĂ©mentaires et ces cultures magnifiques qui ont Ă©tĂ© systĂ©matiquement Ă©touffĂ©s par une centralisation dĂ©lirante. Eux qui craignent le nivellement de leur nation par l’Europe, ils ont d’abord nivelĂ© toutes les nations qui portaient ombrage au royaume d’Île-de-France.

La France possĂšde une chance immense et elle ne le sait pas. Elle est, plus qu’aucun autre pays, europĂ©enne. Elle est un carrefour des peuples europĂ©ens. Elle possĂšde Ă  l’intĂ©rieur de ce fameux hexagone, des peuples qui pourraient servir de traits d’union avec la plupart des nations europĂ©ennes. C’est d’ailleurs lĂ  que se trouve la vĂ©ritable vocation rĂ©gionaliste et non pas dans un folklore poussiĂ©reux. L’Alsace ouvre notre horizon sur le monde allemand, la Flandre sur le monde nĂ©erlandais, la Normandie sur le monde nordique, la Bretagne sur le monde celtique, l’Euzkadi et la Catalogne sur le monde ibĂ©rique, la Corse, la Provence et la Savoie sur le monde latin.

Quel magnifique carrefour ! Quelle promesse européenne inscrite au plus profond de notre véritable destin national !

Un authentique nationalisme français devrait alors trouver une place harmonieuse entre le nationalisme basque et le nationalisme europĂ©en. Ce nationalisme saurait tout Ă  la fois s’enrichir et se dĂ©passer.

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Il faut bien avouer que les EuropĂ©ens se suivent et ne se ressemblent pas. On peut mĂȘme dire qu’ils procĂšdent de conceptions radicalement diffĂ©rentes. Pour les uns, l’Europe est le premier palier qui permet de dĂ©truire les traditions nationales et elle ne constitue qu’une Ă©tape avant le gouvernement mondial de leur rĂȘve. Pour les autres, l’Europe est, au contraire, la seule force assez puissante qui pourrait lutter contre la domination aveugle et tyrannique d’un gouvernement mondial. L’Europe est par essence opposĂ©e Ă  l’Onusie et autres fariboles.

Les uns sont europĂ©ens parce que l’Europe est une entitĂ© gĂ©ographique et Ă©conomique Ă  l’échelle moderne. Ce sont des nĂ©gociants. Les autres sont europĂ©ens parce qu’ils croient Ă  l’unitĂ© historique et culturelle des peuples du continent. Ce sont des traditionalistes et des rĂ©volutionnaires.

Il est bien Ă©vident que deux conceptions aussi opposĂ©es de l’Europe peuvent parfois se rejoindre pour des raisons tactiques, mais qu’une diffĂ©rence fondamentale demeure entre ceux qui rĂȘvent d’une humanitĂ© partout semblable oĂč un Flamand, un PoldĂšve ou un Patagon devrait avoir le mĂȘme costume, la mĂȘme maison, la mĂȘme automobile, le mĂȘme Ă©tat et la mĂȘme religion, et ceux qui croient Ă  l’autonomie des individus, des peuples, des races.

Cette notion de respect des personnes et des entitĂ©s naturelles dans lesquelles elles s’épanouissent est essentiellement europĂ©enne. Elle est le bien propre de peuples attachĂ©s Ă  l’individualisme crĂ©ateur, de la GrĂšce antique Ă  la SuĂšde moderne. Elle s’oppose fondamentalement au communisme qui vient de trouver en Chine sa terre d’élection naturelle. Elle s’oppose tout autant au capitalisme, ce communisme en creux (dans le sens oĂč Barbey d’Aurevilly disait que l’enfer Ă©tait le ciel en creux).

Quand nous parlons de l’Europe nous parlons d’une Europe idĂ©ale. Mais toute l’Europe, Ă  l’heure actuelle, est idĂ©ale et irrĂ©elle. La petite Europe, si chancelante avant mĂȘme d’ĂȘtre achevĂ©e, ne saurait en aucun cas constituer un aboutissement. Elle sera tout au plus une expĂ©rience et peut-ĂȘtre un exemple.

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Les vĂ©ritables EuropĂ©ens ne peuvent se rĂ©soudre Ă  une Europe qui ne comprendrait ni l’Angleterre, ni la Hongrie, ni le Portugal, ni la Finlande. Et si on estime que la fraternitĂ© du sang a plus d’importance que les caprices de l’histoire ou les hasards de la gĂ©ographie, la vĂ©ritable Europe ne saurait exclure ni les Russes ni les AmĂ©ricains, ces EuropĂ©ens de nos avant-postes orientaux ou occidentaux, ces remparts de notre monde contre l’Asie, dont l’un se dresse demain contre la Chine comme l’autre se dressait hier contre le Japon(2).

MalgrĂ© les partisans Ă  courte vue du nationalisme français ou mĂȘme du nationalisme petit europĂ©en, nous entendons dĂ©fendre Ă  la fois le nationalisme de la plus grande Europe et le nationalisme du plus petit de ses peuples.

Un ensemble aussi vaste que celui dont nous rĂȘvons et oĂč l’unitĂ© militaire et Ă©conomique doit ĂȘtre sans fissure n’a qu’une seule chance d’échapper Ă  la dĂ©shumanisation : c’est de respecter et mĂȘme de dĂ©velopper et au besoin d’inventer) des cellules Ă©tatiques Ă  l’échelle humaine. Celles-ci sont d’ailleurs inscrites dans le sol et dans le sang, elles constituent des ensembles sentimentaux et culturels parfaitement dĂ©finis. Elles ont Ă©tĂ© autrefois des nations et elles seront demain des Ă©tats.

Tout comme les Ă©tats qui constituent les États-Unis ou l’Union soviĂ©tique, les Ă©tats europĂ©ens de demain ne seront Ă©gaux ni par la population ni par la superficie. Ils auront l’avantage de n’ĂȘtre pas artificiels et ils sauront rĂ©sister Ă  un pouvoir fĂ©dĂ©ral qui voudrait outrepasser ses droits dans des questions qui doivent rester Ă  l’échelle locale – comme la question scolaire par exemple.

Certains de ces Ă©tats europĂ©ens exprimeront un nationalisme rĂ©el (l’Euzkadi, la Catalogne, la Croatie ou la Sicile, par exemple). D’autres ne constitueront qu’un simple rĂ©gionalisme (les trois ou quatre grandes provinces de l’Angleterre proprement dite). La plupart trouveront dans la nouvelle formule fĂ©dĂ©rale un compromis indispensable entre le nationalisme outrancier et le rĂ©gionalisme insuffisant (l’écosse, la BaviĂšre, la Toscane, la Normandie, le Jutland, etc.).

Les irrĂ©dentismes ne pourront perdre leur virulence qu’au sein de l’Europe, tout comme les rĂ©gions ne pourront trouver vie qu’au cƓur d’un vaste ensemble. Seule une Europe, pĂ©trie tout Ă  la fois d’unitĂ© et de diversitĂ©, pourra calmer le Sud-Tyrol ou rĂ©veiller la Bourgogne.

Ce problĂšme des minoritĂ©s – et une grande rĂ©gion est toujours dans un certain sens une minoritĂ© – est d’ailleurs la frontiĂšre qui sĂ©pare les vrais EuropĂ©ens des faux EuropĂ©ens. La chance de l’Europe est avant tout dans ces petits peuples qui ont rĂ©ussi Ă  prĂ©server des traditions diffĂ©rentes, mais complĂ©mentaires et enrichissantes pour le patrimoine commun. Pour les vrais EuropĂ©ens, l’Europe doit se faire non seulement en instituant un pouvoir supranational, mais encore en morcelant les nations actuelles. C’est pourquoi la rĂ©sistance des vieux nationalismes du siĂšcle dernier est d’une stricte logique, mĂȘme si on la considĂšre comme une volontĂ© de suicide. Car aucune nation du siĂšcle dernier ne peut plus vivre seule.

Le drame des nationalistes Ă  l’ancienne mode est de mĂ©langer tous les plans. HĂ©ritiers des conceptions absolutistes monarchique, jacobine ou napolĂ©onienne, ils ne peuvent admettre que des problĂšmes diffĂ©rents doivent ĂȘtre traitĂ©s Ă  des Ă©chelons diffĂ©rents. Les problĂšmes militaires et les problĂšmes culturels par exemple peuvent trĂšs bien se rĂ©soudre Ă  part les uns des autres. Prenons un seul exemple, celui de l’armĂ©e suisse : le calibre des fusils est un problĂšme fĂ©dĂ©ral et la langue d’instruction est un problĂšme cantonal.

La Suisse est un parfait exemple des Ă©chelons successifs auxquels doivent ĂȘtre posĂ©s et traitĂ©s les problĂšmes. Et ce qui se passe dans le Jura bernois(3) est l’exception qui confirme la rĂšgle et montre que rien n’est parfait dans ce monde – ce qui serait finalement trĂšs ennuyeux. Le fait qu’il y ait des terroristes en Suisse est finalement un signe de santĂ© virile


Mais, privĂ© du support nationaliste, que devient le gĂ©nie de la France ? Il devient justement ce qu’il n’aurait jamais dĂ» cesser d’ĂȘtre : un gĂ©nie spirituel. Le gĂ©nie français des poĂštes et des peintres, des romanciers et des sculpteurs, n’a absolument pas besoin qu’il existe des douaniers – le seul douanier qui ait apportĂ© quelque chose au gĂ©nie de la France est le douanier Rousseau.

Le gĂ©nie de la France, c’est une langue lentement façonnĂ©e au cours des siĂšcles, c’est la couleur des nuages et la pente des collines, c’est une harmonie et c’est aussi un Ă©lan.

Nous aurions beaucoup Ă  dire sur le gĂ©nie de la France. Mais nous croyons qu’il ne sera en rien affectĂ© parce qu’il existera une aviation stratĂ©gique europĂ©enne ou une gendarmerie rĂ©gionale savoyarde.

L’ùre des nationalismes clos est dĂ©passĂ©e. Les nations totalitaires sont mortes.

Mais les peuples européens demeurent et la nation européenne va naßtre.

Notes

(1) L’article 16 est un article de la Constitution de la Ve RĂ©publique qui donne des pouvoirs spĂ©ciaux au chef de l’État en cas de circonstances exceptionnelles. Il fut utilisĂ© par le gĂ©nĂ©ral De Gaulle au temps du putsch des gĂ©nĂ©raux d’AlgĂ©rie et de l’OAS (du 23 avril au 30 septembre 1961).

(2) Faut-il ainsi ĂȘtre obsĂ©dĂ© par la Chine communiste et l’Asie ? L’empire chinois n’est-il pas finalement aussi fragile que l’était l’empire soviĂ©tique ? Pourtant, ce milliard d’hommes risque de poser quelques problĂšmes dans l’avenir


(3) Le problĂšme du Jura bernois, rĂ©gion de langue française dans un canton helvĂ©tique germanophone, secoua la confĂ©dĂ©ration pendant de longues annĂ©es jusqu’à ce qu’une solution soit trouvĂ©e par la crĂ©ation d’un nouveau canton en 1979. La capitale en est DĂ©lĂ©mont et on compte moins de 70 000 habitants dans ce canton.

Normand et EuropĂ©en tout ensemble, Jean Mabire (1927-2006) est l’auteur de plus de 100 livres, dont de nombreux rĂ©cits historiques sur la Normandie, la 2e Guerre mondiale, les religions nordiques
 Il est Ă©galement romancier et chroniqueur littĂ©raire.

La Torche et le Glaive

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