26 mars 2018

Francophobie & anglophobie à travers les siècles

Par Philippe Randa

Entretien avec Louis-Christian Gautier, auteur de Francophobie & anglophobie à travers les siècles aux éditions Dualpha

(Propos recueillis par Fabrice Dutilleul)

« L’histoire des relations entre la France, royale, républicaine ou impériale,
et les Anglo-américains est émaillée de nombreux conflits plus ou moins aigus,
mais généralement minimisés ou carrément passés sous silence »

Quels ont été les principaux antagonismes historiques entre la France et les pays anglo-saxons (Angleterre et USA) ?

S’il faut résumer, je dirai : pour le Royaume-Uni, la « Guerre de Sept ans » (1756-1763) à l’issue de laquelle la France a en particulier perdu par le Traité de Paris « les arpents de neige du Canada » comme disait Voltaire (mais gardé ses « Îles à sucre »). Et, ce dont j’ai traité précédemment dans mon livre Mers-el-Kébir-Pearl Harbor : deux poids, deux mesures, la systématiquement occultée Opération « Catapult » (juillet 1940), qui a vu la destruction du gros de notre flotte mouillée en Afrique du Nord et la saisie par la violence des bâtiments qui se croyaient en sécurité dans les ports anglais. Outre, ce dont je n’ai pas traité, mais qui l’a été abondamment par d’autres, la tentative au Moyen Âge de création d’un royaume « anglo-français » par-dessus la Manche, depuis l’« Empire Plantagenet » jusqu’à la « guerre de Cent Ans ». Rappelons au passage que le souverain anglais n’a renoncé au titre de « Roi de France » qu’à l’occasion de la Ire Guerre mondiale ! En ce qui concerne les États-Unis, les conflits ont été moins sanglants, si l’on excepte le débarquement de vive force en Afrique du Nord (alors française) de novembre 1942 que je cite dans Francophobie & anglophobie à travers les siècles. Mais comme je l’y rappelle, on a été durant la Ire République et l’Empire au bord de la guerre. Il y a aussi différentes façons de considérer les bombardements « libérateurs » de l’USAAF sur la France, ainsi que le débarquement de Normandie à l’issue duquel il était prévu la mise en place d’une administration militaire des territoires « occupés » (AMGOT).

Francophobie et anglophobie sont-elles toujours d’actualité ou est-ce un temps révolu ?

Le passé explique le présent et non l’inverse : il y a toujours eu une rivalité que l’on peut qualifier de « géopolitique » entre la France et l’Angleterre, non seulement en Europe, mais sur l’ensemble de la planète, lorsque les deux pays se sont trouvés en concurrence lors des différentes phases de colonisation, sous notre monarchie comme sous la IIIe République (faut-il rappeler l’« incident » de Fachoda qui a déclenché en France une explosion anglophobe comparable à celle qui a suivi l’« assassinat » de Jumonville ?). Et le récent Brexit réveille de vieux démons, même si pour nos voisins d’outre-Manche, après avoir été l’Allemagne, la puissance continentale désignée comme « ennemi potentiel » est actuellement la Russie. Mais le Royaume-Uni est devenu, depuis la perte de son Empire, une puissance de seconde zone et a été supplanté comme grande thalassocratie et « leader » du monde anglo-saxon par les États-Unis dont il est désormais le « suiveur ». Avec tout ce que ceci implique vis-à-vis des « Continentaux ».

Quels sont les événements qui vous ont le plus interpellé parmi tous ceux que vous décrivez ?

Très subjectivement, et parce qu’ils font partie des « oubliés de l’Histoire », les démêlés entre la jeune République française et l’à peine plus jeune État américain. En particulier la tentative par les représentants de la première (Genet, puis Adet) de faire la leçon au second et d’interférer dans sa politique, y compris intérieure. Ce qu’il a très mal pris.

Quelles conclusions tirez-vous de vos recherches sur la Francophobie et l’anglophobie à travers les siècles ?

Qu’en particulier dans le domaine de l’Histoire les choses sont rarement simples, contrairement à ce que les « réductionnistes » de tous poils essaient de faire croire au public en fonction des circonstances. Qu’il n’y a pas d’« ennemi absolu », et que celui que l’on présente comme « héréditaire » ne l’est en général que pour la propagande du moment. Avec par exemple pour « cas concret » le fait que justement dans la « Guerre de Sept ans » l’Angleterre était alliée à la Prusse et la France à l’Autriche. Puis l’on a retrouvé tout le monde uni contre Napoléon : « le Monstre », l’« Ogre » selon la terminologie des Alliés d’alors, etc.

Francophobie & anglophobie à travers les siècles, suivi de Les Anglais et nous de Jean Luchaire, de Louis-Christian Gautier, Éditions Dualpha, 268 pages, 29 euros. Pour commander ce livre, cliquez ici.

Francophobie & anglophobie à travers les siècles, suivi de Les Anglais et nous de Jean Luchaire, de Louis-Christian Gautier, Éditions Dualpha.

Francophobie & anglophobie à travers les siècles, suivi de Les Anglais et nous de Jean Luchaire, de Louis-Christian Gautier, Éditions Dualpha.

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