4 avril 2018

Les Nécrophages

Par Alexis Arette

Le héros coranique accepte de risquer sa vie pour tuer les autres ; le héros catholique accepte de mourir pour sauver celle d’un autre…

 

« La seule chose que nous puissions faire de notre vie,

c’est de la donner » (Dr Wayne Dier – Le virage).

Jamais nos régimistes de tout poil n’auraient rêvé circonstance aussi favorable à leur crédit que l’égorgement du Lieutenant-Colonel Beltrame. Car si Lénine a professé qu’il fallait « canaliser la colère du peuple », il est tout aussi habile d’en exploiter les émotions que l’on n’éprouve pas.

Au moment où la popularité de notre gouvernement était en berne, le meurtre djihadiste d’un incontestable serviteur de la nation a bien plus bénéficié au régime que ne l’avait été l’élimination des journalistes de Charlie Hebdo. Bien sûr, il y avait eu en secret quelques grincements de dent : entendre Madame Beltrame affirmer en l’occurrence l’idéal catholique de son mari ne pouvait provoquer que des boutons, et même des furoncles, sur les épidermes des libres-penseurs. Mais la nécessité, pour ceux qui étaient incapables d’assurer la sécurité des Français, était de paraître partager l’indignation populaire, pour masquer leurs responsabilités.

Nous avons donc eu des cérémonies funèbres sur lesquelles il n’y a presque rien à dire, car elles furent conduites par le chef de l’État avec une parfaite dignité. Je dis « presque rien », car tout de même, Monsieur Macron réussit à placer dans la parenté héroïque du colonel Beltrame, un certain général de Gaulle, qui, tout en affirmant qu’il voulait conserver Colombey-les-deux-églises, avait tout fait pour qu’elles devinssent un jour Colombey-les-deux-Mosquées. Aujourd’hui, tout en protestant du pacifisme de l’Islam, Monsieur Boubakeur peut l’espérer assez vite.

Tous les grands faillis de la politique étaient là pour ne pas perdre le bénéfice de l’indignation populaire. Les deux derniers chefs de l’État étaient au premier rang, alors qu’ils furent les grands alignés sur l’agressivité yankee…

Nicolas Sarkozy avait maintes fois affirmé son dessein de métisser la France et François Hollande poussait encore à l’agression contre la Syrie, alors que Barack Obama s’était ravisé après avoir estimé à leur valeur les fusées intercontinentales de Poutine.

Mais, en fait, c’étaient tous nos malpropres républicains qui venaient se laver de leur malfaisance dans la proclamation d’une « unité nationale » inexistante !

En effet, le sang du colonel Beltrame n’avait pas encore séché, pas plus que celui de Madame Knoll que, déjà, la jeunesse maghrébine de Carcasonne manifestait sa solidarité avec l’héroïsme de Radouane Lakdim avec le sentiment d’une parfaite immunité… De son côté, Monsieur Castaner plaidait pour le retour en France des djihadistes français afin de les sauver des pelotons d’exécution des combattants kurdes ou syriens. Dans la complicité avec l’ennemi, on ne fait guère mieux, excepté le désarmement de nos harkis par de Gaulle, afin de les livrer au FLN.

Je n’ai pas encore su voir dans la presse le nom des assassins de Mireille Knoll. Tout de même, une information nous a appris que l’un des meurtriers avait crié quelque chose comme « Allah Akbar » suivant le rituel des héros islamiques… Il sera donc pris en charge par les services de la « rééducation » comme le seront les héros djihadistes que Monsieur Castaner réussira à faire rapatrier. Bien sûr, comme les places manquent dans nos prisons, on libérera avant le terme de leur peine quelques délinquants légers qui n’ont pas encore tué d’infidèles. Comme certains se sont « radicalisés » en prison, on peut supposer que quelques-uns seront fidèles à la loi coranique. Cela permettra une nouvelle déploration républicaine sur les nouvelles victimes, et en remettant en avant la nécessité de « l’unité nationale », le gouvernement obtiendra probablement un nouveau sursis !

Dans la presse conformiste, on relève l’affirmation que le gouvernement macronien fait tout ce qu’il est possible de faire pour sécuriser le Pays ; plus conscient de ses tragiques échecs, le gouvernement plaide, lui, pour le temps nécessaire à la mise en place des moyens efficaces…

Et pourtant, il est clair que Poutine a défini une priorité gouvernementale, quand, parlant des terroristes il a dit : « Le boulot de Dieu, c’est de leur pardonner ! Mon boulot à moi, c’est de les lui envoyer ! »

Si lors des émeutes djihadistes de Carcassonne, les policiers avaient eu l’ordre d’ouvrir le feu, « l’espoir », comme le disait Victor Hugo, aurait changé de camp et le combat changé d’âme !

Cela aurait sans doute attristé Monsieur Castaner – et peut-être même Monsieur Badinter – et pourtant, il n’y a aucune autre solution. La suppression des émeutiers supprime l’émeute. Si la police ouvrait le feu sur les incendiaires de voitures pris sur le fait, il y aurait moins de voitures brûlées et moins d’augmentations des polices d’assurance ! Si les criminels crapuleux et sexuels étaient exécutés, il n’y aurait plus de victimes par récidive ! La peine de mort est écœurante ? Oui ! Et alors ? En politique, comme en guerre, le sentiment ne doit jamais prendre le pas sur la raison. Le Président Reagan contait : « Dans ma carrière j’ai joué un jour le rôle d’un shérif pacifiste : dans le quart d’heure, j’étais mort ! »

Il ne faut pas se tromper d’héroïsme, car il appartient aux bonnes comme aux mauvaises causes. L’héroïsme est partout ou l’homme risque sa vie pour une cause qu’il croit bonne. Les deux régimes abominables, celui soviétique comme hitlérien, ont eu probablement plus de héros que de criminels de guerre. Moi-même, dont la première citation me disait « volontaire pour toutes les missions dangereuses », je n’ai jamais méconnu les héros d’en face.

Quelle est donc la différence entre le héros djihadiste Lakdim et le héros catholique Beltrame ? C’est que le premier accepte de risquer sa vie pour tuer les autres, tandis que le second accepte de mourir pour sauver celle d’un autre…

Et je constate qu’en affirmant, il y a quelques années, que l’Islam était « compatible avec la République, ce qui n’était pas le cas du catholicisme », l’ancien ministre Vincent Peillon et les furieux de son école sont les complices, sans vouloir le reconnaître, des djihadistes ; ceux-ci observent rigoureusement le Coran et sont aussi les adversaires de ceux qui trouvent dans l’Évangile le courage de mourir pour sauver d’autres vies.

Comme nos gouvernants ont tout fait pour qu’il y ait de plus en plus de Coraniques en Europe, un jour, un citoyen dans le genre du Castaner, pourrait se trouver en face d’un héros islamiste voulant purger le pays des infidèles. Nous saurons alors si, le couteau sur la gorge, il aura une admirable expression de foi dans la secte de ses amours, au point de crier : « Vive la république ! »

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