Entre deux discours dĂ©magogiques, un livre de confidences grotesques et des gaffes diplomatiques de premiĂšre ampleur, notre distinguĂ© PrĂ©sident, si dĂ©vouĂ© Ă  la Nation française (c’est sa version) ou Ă  l’immigration-invasion (c’est l’analyse objective de ce triste quinquennat), a lancĂ© une idĂ©e rĂ©volutionnaire : la crĂ©ation d’une Garde Nationale.

D’abord, soulignons un fait. En dĂ©pit de ce qu’a Ă©crit Éric Zemmour, le rĂšgne nominal d’Hollande n’a pas Ă©tĂ© un « quinquennat pour rien », mais un « quinquennat nĂ©gatif », c’est-Ă -dire que l’homme et son Ă©quipe de gens bizarres ont singuliĂšrement aggravĂ© les conditions de vie de la Nation française, de 2012 Ă  2016, en attendant probablement pire pour le premier semestre de 2017.

Cinq millions et plus de chĂŽmeurs, une guerre stupide en Syrie et la poursuite de celle d’Afghanistan, des gaffes rĂ©pĂ©tĂ©es envers le PrĂ©sident Poutine, une allĂ©geance peu discrĂšte aux roitelets islamo-pĂ©troliers et une capitulation permanente devant les intĂ©rĂȘts des multinationales, une multitude de scandales privĂ©s et publics entachant une foule de ministres et leurs encombrantes familles, en plus d’une attitude personnelle de potache jouisseur, ce n’est pas « rien ». C’est une honte pour l’institution rĂ©publicaine.

Et voici qu’à la fin de 4,5 annĂ©es de pilotage sans visibilitĂ© et d’absence de stratĂ©gie politique, le PrĂ©sident (ou son brain-trust) accouche de la rĂ©surrection d’une vieille barbe : la Garde Nationale. S’il s’agit de ressusciter celle des RĂ©volutions de 1789 ou de 1830, ce n’est peut-ĂȘtre pas nĂ©cessaire.

Celle crĂ©Ă©e en juillet 1789, pour contrer les monarchistes rĂ©fractaires Ă  tout changement, s’est trĂšs vite muĂ©e en formation subversive (dĂšs le printemps de 1792), puis en auxiliaire de la Terreur (Ă  partir de l’étĂ© de 1792). La Garde de 1830 fut une milice assez ridicule, mais non sanguinaire Ă  la diffĂ©rence de la premiĂšre : des artisans et des petits commerçants se mirent au service des gros bourgeois, eux-mĂȘmes dirigĂ©s par des financiers, oĂč l’élĂ©ment cosmopolite dominait dĂ©jĂ . En 1848, la rĂ©volution populaire aura une indĂ©niable connotation anticapitaliste et antijuive.

Peut-ĂȘtre s’agit-il, dans l’idĂ©e jaillie Ă  l’ÉlysĂ©e ou Ă  Matignon, Ă  moins que ce ne soit au ministĂšre de l’IntĂ©rieur (les palais de gouvernement sont tellement proches les uns des autres qu’on ne sait pas toujours qui commande), de fonder une milice de citoyens ayant dĂ©jĂ  une certaine formation militaire ou paramilitaire, comme celle des miliciens de la Garde Nationale des USA ? Ce n’est peut-ĂȘtre pas nĂ©cessaire, lĂ  encore !

Lors des Ă©meutes raciales si nombreuses au pays du « melting-pot » et du brassage de races si harmonieux (selon la version d’Obama et de ses clowns mĂ©diatiques), lors des scĂšnes de pillage qui suivent toute catastrophe naturelle (ouragans et tornades), la Garde Nationale est si vite dĂ©bordĂ©e que l’autoritĂ© fĂ©dĂ©rale a pris l’habitude de dĂ©crĂ©ter la loi martiale et d’appeler, pour « sĂ©curiser le pĂ©rimĂštre », des contractors, soit des agents de formations paramilitaires privĂ©es.

Pourquoi vouloir crĂ©er une Garde Nationale dans la Ve RĂ©publique entrĂ©e en son stade d’agonie pourrissante ? À l’évidence, ce devrait ĂȘtre pour prĂ©venir les multiquotidiennes manifestations d’incivilitĂ©s, pour rassurer la population meurtrie par l’insĂ©curitĂ© permanente dans les citĂ©s de France, voire pour aider police et armĂ©e Ă  rĂ©primer les Ă©meutes raciales, syndicales et les manifestations, religieuses (on continue de hurler les priĂšres au dĂ©nommĂ© Allah dans les rues et places de diverses villes de France, en violation flagrante de la loi de 1905).

Il importe de dĂ©finir le domaine d’activitĂ© des miliciens de la Garde Nationale
 car, l’on peut raisonnablement penser qu’avec l’esprit tordu des princes, qui font semblant de nous gouverner pour le plus grand profit de la globalo-mondialisation, l’ennemi dĂ©signĂ© ne soit pas celui que commanderait la logique.

Il se pourrait que nos princes et princesses aient pour objectif de renforcer la surveillance et la rĂ©pression des patriotes qui en ont assez de voir la Nation victime d’un racisme anti-Blancs, assez de voir le pays envahi d’allogĂšnes davantage avides de proies et d’allocations que de travail. En renfort des lamentables nervis des groupuscules trotskistes, financĂ©s par le ministĂšre de l’IntĂ©rieur, la Garde new-look pourrait avoir pour objectif de neutraliser les populistes, soit les seuls dĂ©fenseurs du petit peuple autochtone de France.

On voit Ă  quel point il est important de prĂ©ciser la ou les missions qui seraient confiĂ©es aux miliciens. Car s’il s’agit de lutter contre les voyous, les violeurs, les tagueurs, les voleurs Ă  la tire, les racketteurs, les incendiaires, les caillasseurs des forces de l’ordre, les trafiquants d’armes et de stupĂ©fiants, il faut impĂ©rativement Ă©viter les « conflits d’intĂ©rĂȘts » et interdire de recruter les frĂšres de race et/ou de religion des cibles dĂ©linquantes ou criminelles.

Avant d’allouer des crĂ©dits de fonctionnement – peut-ĂȘtre inopportuns en une pĂ©riode d’inflation gigantesque de la Dette publique –, avant de prĂ©senter la chose comme une « grande idĂ©e », il importe de dire avec prĂ©cision quel type de Garde Nationale l’on veut crĂ©er : une milice politique pour aider nos princes Ă  conserver leurs places et privilĂšges ou une milice pour renforcer une police et une armĂ©e, dĂ©bordĂ©es et inefficaces, confrontĂ©es Ă  une explosion de haine anti-autochtones, Ă  une croissance exponentielle de la dĂ©linquance et de la criminalité  les vraies, pas celles des statistiques truquĂ©es des ministĂšres de l’IntĂ©rieur et de la « Justice ».

Une fois dĂ©finis les objectifs, nos princes devront prendre l’avis du seul souverain : la Nation française, en organisant un rĂ©fĂ©rendum.

Vous avez aimé cet article ?

EuroLibertĂ©s n’est pas qu’un simple blog qui pourra se contenter ad vitam aeternam de bonnes volontĂ©s aussi dĂ©vouĂ©es soient elles
 Sa promotion, son dĂ©veloppement, sa gestion, les contacts avec les auteurs nĂ©cessitent une Ă©quipe de collaborateurs compĂ©tents et disponibles et donc des ressources financiĂšres, mĂȘme si EuroLibertĂ©s n’a pas de vocation commerciale
 C’est pourquoi, je lance un appel Ă  nos lecteurs : NOUS AVONS BESOIN DE VOUS DÈS MAINTENANT car je doute que George Soros, David Rockefeller, la Carnegie Corporation, la Fondation Ford et autres Goldman-Sachs ne soient prĂȘts Ă  nous aider ; il faut dire qu’ils sont trĂšs sollicitĂ©s par les medias institutionnels
 et, comment dire, j’ai comme l’impression qu’EuroLibertĂ©s et eux, c’est assez incompatible !
 En revanche, avec vous, chers lecteurs, je prends le pari contraire ! Trois solutions pour nous soutenir : cliquez ici.

Philippe Randa,
Directeur d’EuroLibertĂ©s.