Union européenne. Londres et l’Union européenne lanceront les négociations sur la sortie du Royaume-Uni le 19 juin, a confirmé le ministère britannique du Brexit, David Davis. Le négociateur européen est Michel Barnier.

Espagne. « Voulez-vous que la Catalogne soit un État indépendant sous forme de république ? »… Le gouvernement régional catalan a annoncé vendredi 9 juin la question d’un référendum d’indépendance qui, selon ses vœux, se tiendra le 1er octobre et, selon le gouvernement espagnol, n’aura jamais lieu.

Angleterre. Comme si de rien n’était, ignorant les appels à sa démission, la Première ministre britannique, Theresa May, a constitué un nouveau gouvernement, vendredi 9 juin, au lendemain de la perte de sa majorité absolue au Parlement lors de législatives anticipées dont elle avait elle-même pris l’initiative.

Pour se faire, elle s’est alliée avec le Parti unioniste démocratique, formation extrémiste protestante d’Irlande du Nord qui lui a apporté le complément de sièges pour disposer d’une majorité aux Communes. Les dix élus de cette formation nationaliste sont très hostiles à l’Union européenne (UE).

Tout est dans le détail. Le discours de la reine d’Angleterre qui définit chaque année le programme du gouvernement, pourrait être repoussé de quelques jours en raison des négociations en cours entre Theresa May et le Parti unioniste démocrate nord-irlandais.

À ce souci se greffe un problème très technique, explique la BBC : le discours est écrit sur du vélin, un parchemin en peau de chèvre (non, non, on ne plaisante pas), et l’encre met plusieurs jours à sécher. Et plus grave encore, cela pourrait empêcher la Reine d’assister aux courses hippiques de Royal Ascot.

Allemagne. Dans le cadre de sa présidence du G20, l’Allemagne a signé lundi des « partenariats réformateurs » avec trois pays africains, qui s’engagent à se réformer en échange d’investissements. Le ministre allemand du Développement, Gerd Müller a débloqué jusqu’à 300 millions d’euros pour la Tunisie, la Côte d’Ivoire et le Ghana.

Irlande. Grandeur et décadence. Leo Varadkar est devenu Taoiseach, c’est-à-dire Premier ministre d’Irlande. Il accumule les records et les symboles : plus jeune Premier ministre du pays (38 ans), gay et premier chef de gouvernement issu de l’immigration, un sacré cocktail dans ce petit État de 4,6 millions d’habitants souvent présenté comme encore terriblement conservateur.

Italie. Élections municipales en Italie. Un an après la victoire de ses candidates à Rome et à Turin (nord), le Mouvement 5 Étoiles (M5S, populiste) du comique Beppe Grillo accuse un coup d’arrêt violent. Le parti apparaissait comme le grand perdant lundi, au lendemain du premier tour de municipales partielles.

En Italie, l’on s’interroge sur les liens qu’auraient certaines organisations non gouvernementales (ONG) avec les passeurs de migrants actifs sur le littoral libyen. Par ailleurs, la police a démantelé un réseau de contrebandiers qui organisait un très lucratif trafic de cigarettes ainsi que le passage de clandestins entre la Tunisie et la Sicile.

Grèce. La crise a généré de nombreux dommages collatéraux. En premier, l’exode de toute une génération de moins de 40 ans. 350 000 Grecs se seraient expatriés entre 2008 et 2016.

D’après Médecins du monde, près d’une femme sur quatre née dans les années 1970 n’a pas d’enfant. Et le nombre de naissances n’a cessé de baisser depuis le début de la crise : de 114 766 en 2010, elles ne s’élevaient plus qu’à 94 134 en 2013 et à 91 847 en 2015.

À la maternité privée Rea, Antonia Charitou, la directrice de l’unité néonatale, observe que « les femmes ne font qu’un enfant désormais, et assez tardivement, après 30 ans. »

« La population qui peut consommer diminue, les caisses de retraite et le système de santé vont exploser, car les personnes de plus de 85 ans augmentent plus vite que les autres tranches d’âge. Difficile d’être optimiste pour l’avenir de la Grèce dans ces conditions ! », constate un professeur de démographie à l’université de Thessalonique.

Norvège. Le gouvernement norvégien a présenté lundi 12 juin un projet de loi visant à interdire le port du voile intégral dans l’enseignement national, de la crèche à l’université, jugeant que cet habit entravait la communication.

Finlande. La coalition au pouvoir en Finlande vient de voler en éclats avec l’élection à la tête du parti nationaliste Les Vrais Finlandais de Jussi Holla-aho, condamné jadis pour ses propos islamophobes et anti-somaliens tenus sur son blog.

Centristes et conservateurs ont entamé des pourparlers en vue de combler le départ des Vrais Finlandais (37 députés sur 200). Deux petits partis de centre droit sont sollicités. S’ils entrent au gouvernement, la politique économique du pays ne devrait pas changer. Juha Sipilä, le Premier ministre, exclut la tenue de législatives anticipées.

Hongrie. « Bruxelles s’est ouvertement allié avec les terroristes », a déclaré le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, poursuivant : « Ne risquons pas le futur de la Hongrie [l’accueil des migrants] pour une utopie fumeuse. »

Le Parlement hongrois a adopté une loi controversée renforçant le contrôle gouvernemental sur les ONG bénéficiant de fonds étrangers, une disposition critiquée par l’Union européenne et l’ONU et visant en particulier les organisations soutenues par le financier américain George Soros.

Roumanie. Le chef du Parti social-démocrate (PSD), Liviu Dragnea, a annoncé mercredi 14 juin que le gouvernement n’avait plus le soutien de la majorité parlementaire. Tous les ministres ont donc présenté leur démission, sauf Sorin Grindeanu, qui reste seul à la tête d’un gouvernement fantôme.

Serbie. Le président serbe Aleksandar Vucic a nommé, jeudi 15 juin, Ana Brnabic, une homosexuelle, au poste de Premier ministre. Il s’agit d’une décision historique dans ce pays traditionaliste, où elle sera la première femme à être à la tête du gouvernement. Mme Brnabic, 41 ans, formée aux États-Unis et en Angleterre, était ministre de l’administration d’État et de l’autonomie locale.

Russie. La corruption des élites, tel est le cheval de bataille de l’opposant à Vladimir Poutine, Alexeï Navalny. Il sillonne le pays et laboure les réseaux sociaux, incitant ses sympathisants à défier dans la rue l’immuable président russe.

À peine a-t-il mis le nez hors de son immeuble de la périphérie que des policiers lui ont mis le grappin dessus. Pendant ce temps, la manifestation a pris forme à l’entrée de la Tverskaïa du côté de la place Pouchkine. La police anti-émeute s’est appliquée à pousser les manifestants dans un sens, puis dans un autre, cherchant à couper en deux ou trois le cortège, mais sans vraiment y parvenir.

Selon le site OVD Info, qui observe l’activité de la police, au moins 600 personnes ont été interpellées à Moscou, ainsi que 300 personnes à Saint-Pétersbourg.

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Philippe Randa,
Directeur d’EuroLibertés.