La sociĂ©tĂ© du Spectacle qui se nourrit avidement de sensationnalisme comme du bruit enivrant de sa fatuitĂ© narcissique est tombĂ©e dans le piĂšge qu’elle s’est tendu.

Société du Spectacle

À l’heure de l’immigration de masse et des grands questionnements identitaires, spirituels et existentiels, la race accomplit l’exploit de son omniprĂ©sence lancinante et enveloppante tout en clamant, simultanĂ©ment (le fameux « en-mĂȘme-temps » macronien) son droit Ă  l’oubli, sinon Ă  l’anonymat le plus diaphane. Totem et tabou, en quelque sorte.

Elle surgit lĂ  oĂč l’on ne l’attend guĂšre et provoque, Ă  chacune de ses apparitions impromptues, une vague de commentaires ou rĂ©actions plus ou moins horripilĂ©s. Sa convocation consciente ou involontaire, explicite ou tacite, dĂ©libĂ©rĂ©e ou accidentelle n’est, pour ainsi dire, jamais neutre. La race est ce grand refoulĂ© freudien du surmoi postmoderne, cette honte structurante des sociĂ©tĂ©s parfaitement immorales mais volontiers moralisatrices.

Pis, lui fait-on dĂ©signer ce qui a Ă©tĂ© dĂ©clarĂ© inexistant par la doxa dominante, cet interdit mantrique imprescriptible au mieux remisĂ©, dans l’histoire des idĂ©es, dans la catĂ©gorie palĂ©ontologique des coprolithes, ces excrĂ©ments fossiles qui font la joie des archĂ©ologues.

DĂšs lors, toujours en parler, jamais ne la montrer. L’indicible Ă©tait, dĂšs lors, affublĂ© de la plus hideuse tare passĂ©iste tout en Ă©tant porteur sain de ce progressisme rĂ©dempteur indexĂ© sur un improbable sens parousiaque de l’histoire. Dans le monde spectaculaire de la dĂ©rĂ©liction, l’ineffable appellation se rĂ©vĂ©lait aux hommes comme nouveau paraclet du non moins nouvel Ă©ternel terrestre. Sa PentecĂŽte illuminait de son Ă©clat le plus immaculĂ© une, deux, trois gĂ©nĂ©rations de prosĂ©lytes enthousiastes, d’apĂŽtres sourcilleux, d’imprĂ©cateurs dogmatiques.

C’est Ă  bon droit que Renaud Camus relĂšve que ce « dogme de l’inexistence des races [
] en vint vite Ă  constituer l’essentiel de l’enseignement scolaire. [
] Si l’École ne parvenait plus Ă  enseigner qu’une seule matiĂšre et un prĂ©cepte unique, il fallait que ce fĂ»t lui. Elle aimait mieux renoncer Ă  tout, Ă  la littĂ©rature, Ă  la langue, Ă  la grammaire, Ă  l’histoire, aux mathĂ©matiques, plutĂŽt que de renoncer Ă  lui. [
] Si l’on ne pouvait rien apprendre aux enfants, il fallait au moins leur apprendre cela. En ce credo quia absurdum [
] de l’idĂ©ologie se rĂ©sumait toute la morale, et d’abord la morale civique, et toute la connaissance – de sorte que si les gens ne savent qu’une seule chose aujourd’hui (et ce n’est pas tout Ă  fait rare
), c’est qu’il n’y a pas de races. Sur ce point-lĂ , ils sont formels. Plus ils ne savent rien plus ils savent cela » (Le mot ‘‘race’’, Chez l’auteur, Plieux, 2018).

L’omniprĂ©sence du terme confĂ©rerait donc l’omniscience aux heureux catĂ©chumĂšnes. De dogme immarcescible il acquerrait le statut tant enviĂ© chez les Ă©sotĂ©ristes et autres questeurs de la connaissance universelle de gnose cosmogonique. Avec la race qui n’existe pas, l’on effleurait la pierre philosophale.

Sans doute cet ardent dĂ©sir eĂ»t-il pu enflammer les membres du comitĂ© d’organisation des fĂȘtes johanniques Ă  OrlĂ©ans lorsqu’ils jetĂšrent uniment leur dĂ©volu sur une jeune fille, dont la personne, sitĂŽt dĂ©signĂ©e, disparaissait, corps et Ăąme, sous la tunique de Nessus d’une peau colorĂ©e. Loin de nous l’idĂ©e d’accrĂ©diter pareille entreprise oĂč le cynisme idĂ©ologique le disputerait Ăąprement Ă  l’opportunisme publicitaire le plus saumĂątre.

À en croire Charlotte d’Ornellas, ex Jeanne d’Arc, « les exigences pour ĂȘtre choisie sont claires : habiter Ă  OrlĂ©ans depuis au moins 10 ans, ĂȘtre baptisĂ©e catholique, catholique pratiquante, donner de son temps bĂ©nĂ©volement pour les autres et avoir compris qui Ă©tait Jeanne. [
] Et son image passera, comme pour toutes celles qui l’ont prĂ©cĂ©dĂ©e, car Ă  OrlĂ©ans, seule Sainte Jeanne d’Arc demeure. Cette ville aurait pu se contenter de faire perdurer des fĂȘtes mĂ©diĂ©vales folkloriques qui auraient perdu leur raison d’ĂȘtre. Elle a choisi la fidĂ©litĂ© d’ñme » (Valeurs actuelles, 23 fĂ©vrier 2018).

La jeune femme dit vrai, ĂŽ combien ! En France, de tout temps, parce que « le peuple français est un composĂ© [
] mieux qu’une race [
] une nation », Ă©crivait le grand Jacques Bainville, la race française est littĂ©rairement et historiquement, donc prioritairement une Ăąme.

Sans ce supplĂ©ment
 d’ñme, la race se rĂ©trĂ©cit sur des considĂ©rations que la science (racialiste du temps des « nazis » ou « antiraciste » de notre Ă©poque actuelle), depuis longtemps dĂ©monĂ©tisĂ©e sur ce plan, n’est plus en mesure d’infirmer, d’affirmer ou de confirmer (attendu qu’à force de jouer avec le feu, l’on finit toujours par se brĂ»ler), mais que l’idĂ©ologie inconsĂ©quente de notre temps a l’imprudence d’ériger en marmorĂ©ennes vĂ©ritĂ©s.

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