Les positivistes du XIXe siĂšcle, dĂ©licieux scientistes autosatisfaits, avaient lancĂ© un Ă©norme bobard durant cette IIIe RĂ©publique, dont la pourriture politicienne prĂ©figurait la nĂŽtre. Selon ce trĂšs gros mensonge, les sciences et les techniques avaient « dĂ©senchantĂ© le monde ». Le XXe siĂšcle, avec ses expĂ©riences politiques effarantes, s’est chargĂ© de dĂ©montrer que les escrocs de la propagande remplacent fort bien ceux des religions et du simple charlatanisme de foire.

Chaque grande Ă©chĂ©ance Ă©lectorale est une nouvelle occasion d’étudier sur le vif les mages et leurs victimes consentantes. La soupe populaire n’a pas changĂ© depuis des millĂ©naires : on promet toujours un monde de miel et de lait (actualisĂ© en foie gras et champagne), beaucoup moins de labeur et de peines, des avantages sociaux en pagaille, en rĂ©sumĂ© un avenir radieux, des « lendemains qui chantent  »

Notre monde a un peu modifiĂ© les perspectives, dĂ©mocratisation oblige. Du fait de l’ouverture du droit de vote Ă  une multitude d’humains mal dĂ©gagĂ©s de l’animalitĂ©, l’espoir eschatologique du paradis surnaturel ou de nouvelles existences terrestres a Ă©tĂ© remplacĂ© par l’hĂ©donisme : tous les plaisirs et tout de suite !

En revanche, les fondamentaux de l’exercice du Pouvoir n’ont pas changĂ© depuis des millĂ©naires. Les vĂ©ritables maĂźtres du jeu savent d’expĂ©rience qu’il faut savoir manier la carotte et le bĂąton : les promesses en pĂ©riode prĂ©Ă©lectorale alternent avec la terreur des intervalles Ă©lectoraux.

Les merveilleux immigrĂ©s exotiques et leur DjihĂąd, nĂ© de l’esprit malade d’un certain Mahomet, sont lĂ  pour faire peur aux Occidentaux et leur rappeler avec quelle facilitĂ© la vie peut ĂȘtre Ă©courtĂ©e : il est donc urgent de consommer beaucoup, puisque demain peut s’avĂ©rer trop tard.

La campagne de l’An 2016, aux USA, fut exceptionnelle et novatrice par son rĂ©sultat. En dĂ©pit d’un bourrage de crĂąnes exceptionnel et de calomnies dĂ©versĂ©es sur presque toutes les chaĂźnes tĂ©lĂ©visĂ©es et sur le Net (en son temps, le dĂ©licat Joseph Dougashvili, plus connu sous le pseudonyme de « Staline », parlait de « seaux de purin » que les politiciens et les propagandistes s’envoyaient Ă  la figure), c’est le candidat populiste qui fut Ă©lu.

Bienheureux libres citoyens des USA ! Du moins pour l’instant, car dans ce pays, le chemin est court du Capitole Ă  la morgue : Lincoln, Mac Kinley, les Kennedy brothers
 si le PrĂ©sident Trump s’offre l’intime plaisir de tenir ses promesses, il risque de raccourcir ses jours. AprĂšs tout, mieux vaut vivre intensĂ©ment que de vĂ©gĂ©ter comme un vulgaire PrĂ©sident de la Ve Ripoublique française, archĂ©type du menteur professionnel, dont les derniers exemplaires ont jouĂ© le rĂŽle de roi fainĂ©ant.

En ce millĂ©sime 2017, les glorieux candidats franchouillards en reviennent presque tous Ă  la bonne vieille mĂ©thode du charlatanisme mĂ©diĂ©val. Pour un pays envahi de mahomĂ©tans, c’est de circonstance. Ils se prĂ©sentent en alchimistes, se vantant de connaĂźtre la recette de la fabrication de l’or.

C’est du moins ce que l’on peut raisonnablement dĂ©duire des discours de « mignon Macron », du Hamon et du MĂ©lenchon. Tous promettent de multiplier les « dĂ©penses Ă  caractĂšre social », comme les allocations aux immigrĂ©s, clandestins ou non (de toute façon, on rĂ©gularise tĂŽt ou tard leur situation), les subventions aux associations de dĂ©fense des droits catĂ©goriels ou Ă  la promotion de la culture homosexuelle, sans oublier l’actuelle tarte Ă  la crĂšme : le revenu universel, soit le droit d’ĂȘtre payĂ© Ă  ne rien faire d’autre que de consommer
 et d’alimenter, avec le produit des impĂŽts et des taxes, les revenus des magnats de la grande distribution.

Comme 50 Ă  55 % des humains sont des sous-douĂ©s ou des moyennement lotis en matiĂšre de cervelle (en termes nobles : Quotient Intellectuel), les marchands d’illusions jouent gagnant. Pour plus de sĂ©curitĂ©, ils diabolisent les deux candidats raisonnables : celui de la droite traditionnelle et la soi-disant populiste.

Quels que soient leurs (immenses) dĂ©fauts, ces deux-lĂ  savent que pour dĂ©penser de l’argent, il faut d’abord le gagner. On ne fait pas « du social » sans (beaucoup) de travail prĂ©alable : les acquis sociaux ne peuvent qu’ĂȘtre le produit de l’épargne collective, amassĂ©e grĂące au labeur acharnĂ© de tous
 mais allez faire comprendre cela aux petits princes et aux (pas toujours) jolies princesses autochtones et aux immigrĂ©s venus envahir le Pays de Cocagne.

Comme toutes les sociĂ©tĂ©s qui nous ont prĂ©cĂ©dĂ©s, notre monde est enchantĂ©. Magiciens, escrocs et jobards forment le cocktail obligĂ© de la dĂ©magogie Ă©lectoraliste
 il y a mieux, mais cela s’appelle le populisme et c’est presque un terme imprononçable en nos jours de crĂ©tinisme institutionnalisĂ©, en attendant le retour en force de l’obscurantisme mĂ©diĂ©val, celui de la Charü’a.

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