La latitude ne permet pas Ă  notre rĂ©publique d’ĂȘtre bananiĂšre, mais c’est Ă -peu-prĂšs celle des Pieds NickelĂ©s et du Clan des Siciliens rĂ©unis avec Bibi Fricotin en prime.

Monsieur MĂ©lenchon estime avec raison qu’il faut en changer. Et s’il avait les moyens de rĂ©cupĂ©rer les 85 milliards quim chaque annĂ©e, sont volĂ©s au fisc par les repus du systĂšme, selon ce qu’il dit, nul doute qu’il aurait les moyens d’imposer Ă  la rĂ©publique un peu plus de vertu.

Monsieur MĂ©lenchon est quelque chose comme Marat sorti de sa baignoire et ce n’est que parti remise s’il n’a pas dĂ©noncĂ© Ă  la colĂšre du peuple notre PrĂ©sident Normal qui vient d’effacer la dette d’un million de picaillons que le socialiste Noah devait au fisc, avant de le doter d’un poste correspondant Ă  son inutilitĂ©.

On croyait que le citoyen Noah était un champion de la raquette. Mais il est aussi un spécialiste du racket


On comprend donc que Monsieur MĂ©lenchon recommande une VIe RĂ©publique, alors que lui-mĂȘme a si peu souffert de la Ve qu’il estime pudique de ne pas rĂ©vĂ©ler son compte en banque. Mais c’est dĂ©jĂ  bien qu’il veuille faire connaĂźtre celui des autres.

Monsieur Hamon lui, se conterait de continuer le gauchisme de notre Ve RĂ©publique pour assurer ses fins de mois. Il n’est pas non plus un damnĂ© de la terre, et l’on dit que sa femme, employĂ© dans les Beaux arts, toucherait Ă  peu prĂšs 20 fois le montant du Smig, ce qui permettrait Ă  son mari de mettre beaucoup de beurre dans trĂšs peu d’épinards !

Il est possible qu’elle ait eu de cette façon assez de poids pour le faire renoncer à un projet qu’il caressa dans le sens du poil.

Le 3 fĂ©vrier 2017, il aurait annoncĂ© sur son blog : « L’Islam n’est que paix et ProgrĂšs. Je souhaite ĂȘtre le premier prĂ©sident de France Ă  m’y convertir pour combattre le fascisme ! »

Certes l’intention Ă©tait louable, mais monsieur Jean-Marie RemĂ©dier, qui avait archivĂ© ce texte, a rĂ©vĂ©lĂ© qu’il avait Ă©tĂ© rapidement supprimĂ©. Il est possible que la circoncision ait effrayĂ© le postulant, mais il est Ă©galement possible que Madame Hamon n’ait pas voulu partager avec trois autres lĂ©gitimes, des effusions dĂ©jĂ  modestes. Allez donc savoir !

Toujours est-il que l’évĂšnement est là ! Certes Monsieur MĂ©lenchon veut combattre le fascisme tout autant que Monsieur Hamon, mais le numĂ©ro de l’hebdomadaire Marianne les sĂ©pare.

Cela fait que l’on assiste, non pas Ă  la fin de la Gauche, mais Ă  celles des espĂ©rances de gauche. Il est certain qu’un MĂ©lench-amonisme eut Ă©quilibrĂ© le score du Front national, avec ce qu’une union efficace, peut drainer d’opportunistes, et qu’au second tour, le ralliement des RĂ©publicains, toujours prĂȘts Ă  secourir la Gauche en dĂ©tresse, eut permis Ă  l’alliance soviĂ©tisante de l’emporter.

Ainsi, aprĂšs un socialisme qu’Edgar Faure voulait « rĂ©duire aux acquĂȘts », que Mitterrand avait « rĂ©duit au caquet », et que Hollande a « rĂ©duit au racket », aurions-nous eu avec le PrĂ©sident Hamon, un socialisme « rĂ©duit au foutriquet ».

Malheureusement ce divertissement va nous ĂȘtre refusĂ©. Monsieur MĂ©lenchon est un trĂšs bon acteur dramatique, mais non pas un pĂźtre !

Toujours est-il que c’est Monsieur Macron, flanquĂ© de la bĂ©quille centriste, qui tient la rampe. Certes, la bĂ©quille est plutĂŽt en bois de flĂ»te qu’en gourdin. Mais on lui fera jouer la nĂ©o-Marseillaise autrefois populaire : « Amour sacrĂ© de mes bretelles qui retiennent mon pantalon » tant que ce sera utile. Ensuite, on se paiera des violons plus Ă  mĂȘme de faire valser Marianne !

Monsieur Macron a beaucoup d’atouts. Il vient de renouveler Ă  Alger, le pacte de ceux qui portĂšrent les valises du FLN, avec les rasoirs prĂ©vus pour les Ă©gorgements hallal, et ceux-ci ont des hĂ©ritiers ; il bĂ©nĂ©ficiera du soutien d’un certain patronat genre Gattaz, qui prĂ©fĂšrera sous-payer des allogĂšnes que des Français revendicatifs. Il a dĂ©jĂ  rĂ©cupĂ©rĂ© tous les Ă©lus socialistes qui sentaient leur siĂšge compromis, et tous les jeunes loups qui ont appris les mathĂ©matiques sans se soucier de l’histoire.

Ajoutons-y quelques vieilles peaux féminines, qui fantasment sur le jeunisme masculin, et constatons que ça fait du monde.

Quant Ă  Macron lui-mĂȘme, c’est aussi tout un monde : il a dans son regard la chaleur d’un banquise, et quand il sourit Ă  Bayrou, il rĂ©vĂšle la dentition de l’ogre face au Petit Poucet.

Il y a dans ses enthousiasmes programmĂ©s l’émotion d’un Robocop, et il y ajoute pour passer d’un sujet Ă  l’autre l’agilitĂ© de l’ouistiti qui change de cocotier.

Il faut encore remarquer, comme un petit Ă  cotĂ© gaulliste, cette voix qui se voulant convaincante, dĂ©rape dans les hauteurs sur des stridences propres Ă  effarer l’adversaire, et pour clore le tout, le magistral aplomb du gĂ©nĂ©ral radiophonique, qui lui permet, aprĂšs avoir assurĂ© les AlgĂ©riens qu’ils Ă©taient victimes du capitalisme, de rĂ©pĂ©ter aux Pieds noirs : « Je vous ai compris ! »

Ça fait beaucoup de facettes pour un seul homme.

Figurez-vous que, bien avant Monsieur MĂ©lenchon, au temps ou j’espĂ©rais encore en une RĂ©publique convertible, j’avais incitĂ© Jean-Marie Le Pen Ă  se prononcer pour une VIe RĂ©publique. Ce qu’il devait faire une annĂ©e aprĂšs.

J’ai depuis constatĂ© qu’en masse, déçu par un socialisme honteusement corrompu, tout un peuple qui se croyait Ă  gauche, est venu adhĂ©rer au Front national et le changer. Marine Le Pen a du composer avec. C’est une personnalitĂ© qui a du se forger elle-mĂȘme. Étant ce qu’elle est, nul ne peut contester qu’elle n’ait une tĂȘte bien faite.

Par ailleurs, ni les homosexuels patriotes, ni les Franc-maçons opportunistes ne sont une nouveautĂ© dans le mouvement qui reste national, et j’en y ai rencontrĂ© de moins talentueux qu’aujourd’hui. C’est dire que le Front national d’aujourd’hui – malgrĂ© le misĂ©rable gaullisme des uns, oĂč l’équivoque maçonnique de certains autres – offre deux perspectives intĂ©ressantes : celle de voter contre la racaille antinationale au pouvoir depuis la LibĂ©ration, et que la justice commence modestement, truand aprĂšs truand, Ă  sanctionner, et celle de sortir d’une Europe entiĂšrement soumise Ă  la banque internationale. C’est un prĂ©alable Ă  la rĂ©volution nationale qui s’impose.

Cependant la situation est bien trop dĂ©gradĂ©e pour que la seule Ă©lection nationale puisse en venir Ă  bout. C’est pour cela que de nombreux amis souhaitent la victoire de Monsieur Macron pour qu’il assume la responsabilitĂ© d’un bĂ©bĂ© passablement brenneux. En sus, il est vraisemblable que dans ce cas de figure, les Ă©lections lĂ©gislatives donneront une majoritĂ© Ă  ce que l’on nomme l’extrĂȘme droite et l’extrĂȘme gauche, ce qui dĂ©truira la possibilitĂ© au laĂŻcisme fricard de rĂ©genter le pays. Monsieur Macron aura Ă©tĂ© l’accĂ©lĂ©rateur providentiel de la guerre civile.

Un dĂ©tail pourrait s’ajouter Ă  cette prospective. Le fantoche Bouteflika en est Ă  peu prĂšs Ă  l’extrĂ©mitĂ©, et dans une AlgĂ©rie totalement ruinĂ©e par l’incapacitĂ© de ses dirigeants, les diverses factions se regardent en chiens de faĂŻence, tandis que les Salafistes ont reconstituĂ© leurs rĂ©seaux.

Des journalistes algĂ©riens extrĂȘmement courageux n’ont pas hĂ©sitĂ© Ă  dĂ©noncer tout ce qui voue le pays Ă  une nouvelle guerre civile, et tous les pronostics sans exception font Ă©tat de 10 millions de jeunes qui fuiront les combats pour cet asile de prĂ©dilection qu’est la France.

Et qu’en sus, dans les jours qui nous restent avant les Ă©lections, il prenne fantaisie Ă  un Coranique paisible et progressiste de pĂ©ter quand mĂȘme les plombs et de se faire sauter dans un rassemblement de ces braves crĂ©tins Ă  qui l’on fait brailler « mĂȘme pas peur », voilĂ  qui peut modifier les intentions de vote : et il n’est pas alors possible de faire le moindre pronostic !

La grande stigmatisĂ©e Marthe Robin, qui vĂ©cut 50 ans avec l’hostie comme seule nourriture, devant l’horreur des mini-conflits affĂ©rents Ă  la grande crise qui se poursuit, disait avant de mourir : « Et vous n’avez encore rien vu ! »

Mais je suis persuadĂ© qu’avec Monsieur Macron – si du moins avant, il ne s’explose pas d’arrogance, telle la grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le bƓuf – nous allons voir ce que nous allons voir


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Philippe Randa,
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