par Olivier Bault

Avec l’offensive du marĂ©chal Haftar, soutenu entre autres par la France, contre le gouvernement de Tripoli reconnu par l’ONU, et avec le retour des bateaux d’ONG s’efforçant d’assurer pour les candidats Ă  l’immigration illĂ©gale en Europe la navette entre la Libye et l’Italie, le nombre de dĂ©parts depuis les cĂŽtes libyennes est en augmentation et, si cela continue, les arrivĂ©es en Libye par le Niger, qui avaient diminuĂ© des trois quarts avec la fermeture des ports italiens, risque fort de repartir elles aussi Ă  la hausse. Les opĂ©rations de rĂ©cupĂ©ration par les ONG de ces « migrants » se multiplient depuis qu’un juge italien a ordonnĂ© la libĂ©ration de l’Allemande Carola Rackete qui avait, en tant que capitaine du Sea-Watch 3, bravĂ© Ă  la fin du mois de juin l’interdiction d’entrer dans les eaux territoriales italiennes Ă  Lampedusa. Une dĂ©cision judiciaire qui sabote les efforts du gouvernement de Giuseppe Conte, et notamment du ministre de l’IntĂ©rieur Matteo Salvini, et contre laquelle le parquet d’Agrigente s’est pourvu en cassation. LibĂ©rĂ©e, la militante d’extrĂȘme gauche allemande reste malgrĂ© tout sous le coup d’une enquĂȘte au terme de laquelle le parquet pourrait demander une lourde peine de prison Ă  son encontre.

En attendant, l’Alan Kurdi de l’ONG allemande Sea-Eye vient Ă  peine de dĂ©barquer 40 immigrants Ă  Malte dimanche (aprĂšs un accord de prise en charge par plusieurs pays europĂ©ens dont la France), que l’Open Arms, de l’ONG espagnole Activa Open Arms, en a rĂ©cupĂ©rĂ© 121 autres Ă©galement au large des cĂŽtes libyennes. Cette fois Malte a dit non, et l’Italie aussi, conformĂ©ment Ă  sa politique de fermeture des ports Ă  l’immigration illĂ©gale. Des collectivitĂ©s locales espagnoles proposent de les accueillir, mais le gouvernement de Pedro Sanchez refuse et demande Ă  Bruxelles d’intervenir pour faire pression sur les Italiens. Et ce n’est pas fini, puisque l’Ocean Viking affrĂ©tĂ© par l’ONG française SOS MĂ©diterranĂ©e et MSF a quittĂ© Marseille dimanche pour la Libye. Quant au Mare Jiono de l’ONG italienne Mediterranea Saving Humans, la saisie du navire vient d’ĂȘtre levĂ©e par le parquet d’Agrigente et l’ONG annonce son intention de l’utiliser rapidement pour retourner chercher des immigrants.

À Rome cependant, la nouvelle mouture du « dĂ©cret sĂ©curitĂ© bis » concoctĂ©e par le chef de la Ligue Matteo Salvini a Ă©tĂ© dĂ©finitivement adoptĂ©e par le SĂ©nat Ă  l’occasion d’un vote de confiance, avec 157 voix pour et seulement 60 contre. Seuls 5 sĂ©nateurs du Mouvement 5 étoiles (M5S) n’ont pas votĂ©, les autres ayant votĂ© pour. Le parti Forza Italia de Berlusconi s’est abstenu, mais a dit soutenir l’objectif poursuivi par le durcissement des rĂšgles. DĂ©sormais, les amendes encourues par les ONG favorisant l’immigration illĂ©gale pourront atteindre un million d’euros et leurs navires pourront ĂȘtre saisis dĂšs la premiĂšre tentative de pĂ©nĂ©trer dans les eaux territoriales italiennes malgrĂ© une interdiction.

Le Haut-Commissariat aux RĂ©fugiĂ©s proteste et la Commission europĂ©enne promet de vĂ©rifier si c’est conforme aux rĂšgles europĂ©ennes. Les Italiens, en revanche, plĂ©biscitent : la Ligue atteint presque 39% des intentions de vote dans les sondages et pourrait, en cas d’élections anticipĂ©es, gouverner mĂȘme sans Berlusconi, en coalition uniquement avec les nationalistes de Fratelli d’Italia, donnĂ©s Ă  plus de 7 %.

Article paru dans les colonnes du quotidien Présent.

EuroLibertĂ©s : toujours mieux vous rĂ©-informer 
 GRÂCE À VOUS !

Ne financez pas le systÚme ! Financez EuroLibertés !

EuroLibertĂ©s rĂ©-informe parce qu’EuroLibertĂ©s est un mĂ©dia qui ne dĂ©pend ni du SystĂšme, ni des banques, ni des lobbies et qui est dĂ©gagĂ© de tout politiquement correct.

Fort d’une audience grandissante avec 60 000 visiteurs uniques par mois, EuroLibertĂ©s est un acteur incontournable de dissection des politiques europĂ©ennes menĂ©es dans les États europĂ©ens membres ou non de l’Union europĂ©enne.

Ne bĂ©nĂ©ficiant d’aucune subvention, Ă  la diffĂ©rence des mĂ©dias du systĂšme, et intĂ©gralement animĂ© par des bĂ©nĂ©voles, EuroLibertĂ©s a nĂ©anmoins un coĂ»t qui englobe les frais de crĂ©ation et d’administration du site, les mailings de promotion et enfin les dĂ©placements indispensables pour la rĂ©alisation d’interviews.

EuroLibertĂ©s est un organe de presse d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral. Chaque don ouvre droit à une dĂ©duction fiscale Ă  hauteur de 66 %. À titre d’exemple, un don de 100 euros offre une dĂ©duction fiscale de 66 euros. Ainsi, votre don ne vous coĂ»te en rĂ©alitĂ© que 34 euros.

Philippe Randa,
Directeur d’EuroLibertĂ©s.

Quatre solutions pour nous soutenir :

1 : Faire un don par virement bancaire

Titulaire du compte (Account Owner) : EURO LIBERTES
Domiciliation : CIC FOUESNANT
IBAN (International Bank Account Number) :
FR76 3004 7140 6700 0202 0390 185
BIC (Bank Identifier Code) : CMCIFRPP

2 : Faire un don par paypal (paiement sécurisé SSL)

Sur le site EuroLibertĂ©s (www.eurolibertes.com), en cliquant, vous serez alors redirigĂ© vers le site de paiement en ligne PayPal. Transaction 100 % sĂ©curisĂ©e.‹ 

3 : Faire un don par chĂšque bancaire Ă  l’ordre d’EuroLibertĂ©s

à retourner à : EuroLibertés
BP 400 35 – 94271 Le Kremlin-BicĂȘtre cedex – France

4 : Faire un don par carte bancaire

Pour cela, téléphonez à Marie-France Marceau au 06 77 60 24  99