8 août 2019

La police française danse la faridondaine

Par Marie-Simone Poublon

Dans la police française, il y a ceux qui y croient (que l’on nommera ici les héros de la nation) et ceux qui n’y croient pas (les exécutants de Castaner).

Parmi ceux qui y croient, il y a ceux qui réfléchissent encore et parmi ceux qui n’y croient pas, il y a les autres (ne soyons pas ici trop vulgaires !).

Au sein de cette police coexistent les indomptables agresseurs qui se comportent comme des voyous… ou pire des malfaiteurs.

Mort de Steve : une intervention de police "disproportionnée" selon des secouristes…

Mort de Steve : une intervention de police “disproportionnée” selon des secouristes…

Les Français hurlent leur haine (1) de cette police qui craint Dieu et défie le Diable. Reste à savoir où est le bon et où est le méchant !

La police se fait violence en ne choisissant pas son camp : celui des citoyens qui revendiquent leur droit à une vie meilleure (Dieu ? ou l’inverse) ou celui de la protection des privilèges des voyous de LREM (le Diable ? ou l’inverse).

Le Ministre de l’Intérieur Castaner n’est que l’homme de la récupération médiatique de la politique LREM, privilégiant la sanction exemplaire ou la persécution des citoyens (nommons ici les Gilets Jaunes) qui s’attaquent aux élus du parti.

L’ère des Tontons macoutes est arrivée en France. Sans doute est-ce le même ego de Présidents ? Les « héros de la nation » se noient dans le paysage répressif, moins nombreux, parmi la police Macroniste (ou Duvalieriste) promenant son macoute (un saint-frusquin d’armes diverses) pour faire œuvre de violence à l’encontre des opposants civils. Bien évidemment ne parlons pas non plus de cette nouvelle police qui émerge depuis quelques années, exemplaire de la mixité sociale et culturelle qui s’attaque à nos jeunes d’origine française, étudiants et bien habillés, devenus pour eux des suspects.

Pour illustrer ce propos, voici une scène qui se déroule en gare de Lille (59, France) le jeudi 25 juillet dernier, alors qu’un jeune homme âgé d’environ 25 ans s’engage à la sortie du métro pour arriver en gare. Il fait 40,5° à Lille ce jour-là. L’étudiant sue un peu après avoir fait trente minutes de marche et un voyage en métro souterrain. Il était allé fêter les quatre-vingt-quatre ans de sa grand-mère et lui avait offert un gros bouquet de lys. Trois policiers s’approchent, deux sont issus de la nouvelle mixité.

Durant vingt minutes, ils le harcèleront tour à tour et le menaceront de l’embarquer. Pourquoi ? Qu’a-t-il fait ? L’étudiant passera les dix premières minutes à répondre à de multiples questions sur la drogue : « As-tu de la drogue sur toi ? Tu en es bien certain ? Parce qu’on peut t’embarquer… »

Le sujet étant terminé, passons au sujet suivant durant dix autres longues minutes : « As-tu une arme sur toi ? Parce qu’on peut t’embarquer. Pourquoi tu sues ? T’as peur, c’est pour ça que tu sues ? Si tu sues c’est que t’as de la drogue ou une arme ! ».

L’étudiant restera calme et poli jusqu’à la fin.

« Non, monsieur je n’ai pas de drogue mais je viens d’aller chercher mon colis dans lequel il y a une torche et un petit couteau parce que je vais faire de la randonnée durant les vacances ».

L’étudiant avait la voix un peu chevrotante comme aurait pu l’avoir n’importe qui d’autre. « Ah oui dit un policier, alors tu as une arme, montre ton colis ! ».

L’étudiant s’exécute et sort de son sac une boîte encore emballée avec l’objet tant recherché par les policiers. L’étudiant venait d’aller au relais-colis et montra la preuve, un sms gardé sur son téléphone portable. Il faut préciser que l’un des policiers ignorait ce qu’était un relais-colis et profita de son ignorance pour encore harceler le jeune homme. Ce n’est qu’après ces vingt-minutes de combat que l’un des policiers un peu plus tempéré que les autres laissera l’étudiant rentrer chez lui après avoir encore proféré des menaces.

Cette scène est révélatrice du malaise que la police déverse sur la population. Ce mal-être n’est pas celui de la police comme on voudrait nous le faire croire mais bien celui des citoyens eux-mêmes qui se sentent menacés par elle. Agressions verbales, menaces, humiliations, suspicions sans fondement font que des jeunes peuvent basculer et perdre leur sang-froid. Les tontons macoutes sévissent en plein pouvoir et armés de surcroît !

Mesdames et messieurs les policiers, le temps est venu de choisir son camp ! La police de Duvalier (Macron) n’a pas le droit de cité sur notre territoire. Cette police ne ressemble à rien et n’a aucune légitimité sauf dans le gouvernement de voyous qui nous dirige. Attaquons-nous à la racine du mal, à ceux qui le font vraiment. En Allemagne, des migrants jettent des enfants sous les trains. En France, la drogue se vend sur les trottoirs en plein jour dans les centres-villes. Vous obéissez à des ordres impérieux qui ont conduit à jeter à l’eau de jeunes gens comme Steve Caniço !

Que gagnez-vous par mois pour être les « héros de la nation » en quête de justice ou les « tontons macoutes » qui règlent leurs comptes avec les Français d’origine sous couvert de pensées fallacieuses du racisme qui a changé de camp.

Quelle police doit-on soutenir ? Celle qui tue, qui défigure, qui viole les droits ? ou celle de la rigueur, de la civilité, de la bonne éducation, de la politesse et de la France digne ?

Pour ma part, il me semble que pour entrer dans la police et y rester, il faudrait instaurer un niveau de recrutement drastique, un niveau d’études plus important pour la base ainsi que des tests psychologiques tous les six mois !

Les citoyens n’en veulent plus de ces policiers sans vergogne, sans politesse, sans scrupule. La crise s’est installée. Quant à ceux qui soutiennent la police de façon aveugle et indéfectible comme l’ultra droite, il faudra bien un jour faire cette différence.

Bossuet disait « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes ».

Votre Ministre lui aussi danse la faridondaine tout comme vous, mais lorsque ce gouvernement tombera, il ne vous restera qu’à vivre avec les remords, à affronter les mécréants de votre propre camp et à soutenir, au mieux, le regard et les ressentiments d’une population qui ne pardonnera jamais vos actes d’aujourd’hui.

Notes

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