« Consommer est devenu le but suprĂȘme
de l’existence des individus,
ce qui comble d’aise
les maütres du “village terrestre”
peuplĂ© d’hĂ©donistes
(les travailleurs)
et de psychopathes
(les parasites sociaux) »

 

Entretien avec Bernard Plouvier, auteur de Le XXIe siĂšcle et la tentation cosmopolite, Ă©ditions de L’Æncre

(propos recueillis par Fabrice Dutilleul)

Vous abordez dans votre livre des thĂšmes trĂšs divers, tel les origines de l’Homo sapiens, le domaine territorial de la race blanche, dite « caucasienne », les constantes de la sociĂ©tĂ© humaines et les variables culturelles, mais Ă©galement l’ambiguĂŻtĂ© du « libĂ©ralisme » et du « melting pot » des USA, l’expĂ©rience mondialiste et l’économie globale qui permet aux ploutocrates de confisquer les États
 Le titre de cette collection « Nouveau siĂšcle, nouveaux enjeux » semble parfaitement s’appliquer au thĂšme de ce livre ?

Nous autres, EuropĂ©ens autochtones, vivons indĂ©niablement une pĂ©riode de « fin de civilisation », qui ressemble Ă  s’y mĂ©prendre Ă  celle vĂ©cue par les contemporains de la fin de l’Empire romain d’Occident. Cette constatation, assez peu rĂ©jouissante, mĂ©rite Ă  la fois que l’on Ă©tablisse un bilan des rĂ©alisations anciennes et que l’on apporte quelques rĂ©flexions comparatives sur les valeurs qui s’estompent et celles qui Ă©mergent.

Au Ve siĂšcle, l’enrichissement gĂ©nĂ©ral des citoyens de l’Empire romain avait conduit au relĂąchement de l’effort collectif et deux nouvelles religions moyen-orientales – la chrĂ©tienne et celle des adorateurs de Mithra – avaient supplantĂ© le culte des dieux de l’État. De nos jours, la fraction la plus inventive de l’humanitĂ© contemporaine s’est lancĂ©e dans la course effrĂ©nĂ©e aux petites joies individuelles, au lieu d’Ɠuvrer comme auparavant pour la collectivitĂ©.

Au Ve siĂšcle, le pouvoir spirituel avait asservi puis anĂ©anti la puissance politique. De nos jours, les maĂźtres de l’économie Ă©crasent les autres pouvoirs : exĂ©cutif, lĂ©gislatif, judiciaire, mĂ©diatique et mĂȘme spirituel.

Consommer est devenu le but suprĂȘme de l’existence des individus, ce qui comble d’aise les maĂźtres du « village terrestre » peuplĂ© d’hĂ©donistes (les travailleurs) et de psychopathes (les parasites sociaux).

L’économie globale et la mondialisation de la vie Ă©conomique et culturelle sont deux notions nĂ©es aux USA durant la IIe Guerre mondiale. Du fait de l’implosion des sociĂ©tĂ©s communistes, elles sont devenues la rĂ©alitĂ© quotidienne de presque tous les peuples de la planĂšte : rĂȘve pour les uns, cauchemar pour les autres
 c’est affaire de sensibilitĂ© et d’idĂ©al.

Il est Ă©vident que Franklin Delano Roosevelt, le grand concepteur, n’aurait nullement apprĂ©ciĂ© notre monde oĂč les grands actionnaires des multinationales et des trusts nationaux d’Asie manipulent, du fait de la toute-puissance de l’argent, les pantins de la politique et des media.

Quelle est votre dĂ©finition du « cosmopolitisme », un mot qui, au XVIIIe siĂšcle, Ă  l’époque des LumiĂšres, reprĂ©sentait le nec plus ultra : cela revenait alors, pour l’élite, Ă  s’informer des autres cultures que celle de son pays d’origine ?

Le cosmopolitisme Ă  la sauce mondialiste Ă©quivaut au mixage des cultures et au brassage des populations, de façon Ă  liquider l’option nationale, jugĂ©e pernicieuse. L’Europe est ainsi envahie d’extra-EuropĂ©ens, souvent incultes, toujours famĂ©liques et avides, Ă©galement nantis pour la plupart d’une religion mĂ©diĂ©vale, c’est-Ă -dire grosse de l’expression d’un fanatisme anachronique, mais Ă©galement porteurs d’un racisme revanchard dont l’expression est Ă©vidente, sauf pour les pitres qui façonnent l’opinion publique et ceux qui font semblant de nous gouverner.

La propagande mondialiste reflĂšte, c’est Ă©vident, les choix de nos maĂźtres, qui leur sont dictĂ©s par leur intĂ©rĂȘt. Le grand village terrestre ne doit plus ĂȘtre composĂ© que d’individus qui consomment beaucoup, au besoin Ă  crĂ©dit, et pensent gentiment ce qu’imposent les fabricants d’opinion publique.

Dans leur dĂ©sir d’uniformiser l’humanitĂ©, pour augmenter la rentabilitĂ© du nĂ©goce en facilitant le travail des producteurs, des distributeurs et des revendeurs de biens de consommation, nos maĂźtres font l’impasse sur de nombreuses donnĂ©es gĂ©nĂ©tiquement programmĂ©es de l’espĂšce humaine, non susceptibles d’éducation ou de rĂ©Ă©ducation. En outre, il nient allĂšgrement une Ă©vidence : la profonde inĂ©galitĂ© des ĂȘtres humains et des civilisations passĂ©es.

Par intĂ©rĂȘt Ă©galement, ils autorisent le dĂ©veloppement de conduites sociales aberrantes pour peu que cela leur fournisse un marchĂ© lucratif (pornographie, conduites addictives, coutumes alimentaires absurdes conformes Ă  des prĂ©ceptes religieux antiques ou mĂ©diĂ©vaux).

Que cela envahisse le continent phare du melting pot, celui des trois AmĂ©riques (pour reprendre une expression rooseveltienne), ne nous regarde pas en tant qu’EuropĂ©ens, mais il est grotesque de le tolĂ©rer dans notre continent, qui fut le continent civilisateur durant deux millĂ©naires et demi.

Pourquoi ne pas aimer ce monde nouveau, apparu il y a une vingtaine d’annĂ©es, lors de l’effondrement des sociĂ©tĂ©s communistes et du triomphe de l’american way of life ?

Dépourvus de culture historique et philosophique, nos nouveaux maßtres créent une société mono-culturelle, multi-raciale parfaitement artificielle, qui ne peut en aucun cas créer une civilisation stable, donc durable, ni innovante au plan intellectuel et spirituel.

L’étude des espĂšces animales dĂ©montre que l’égoĂŻsme et l’individualisme sont nocifs Ă  moyen terme pour l’espĂšce, mais aussi pour les individus. Sans discipline, sans hiĂ©rarchie fondĂ©e sur les qualitĂ©s et les mĂ©rites individuels, sans cohĂ©sion du groupe fondĂ©e sur l’utilitĂ© sociale, il ne peut y avoir de sĂ©curitĂ© donc de survie, encore moins d’expansion pour l’espĂšce considĂ©rĂ©e.

Ce qui effare le plus un observateur europĂ©en contemplant la sociĂ©tĂ© actuelle est de constater que les EuropĂ©ens de souche ont, par veulerie et par esprit de facilitĂ©, renoncĂ© Ă  leur histoire. De la position de civilisateurs de la planĂšte, ils sont passĂ©s en un demi-siĂšcle au statut de colonisĂ©s, achetant des produits de mĂ©diocre qualitĂ© et d’infime durĂ©e de vie, fabriquĂ©s le plus souvent en Asie, et se gavant d’une sous-culture Ă©laborĂ©e aux USA et au Japon.

L’étude de quelques grandes civilisations europĂ©ennes dĂ©funtes dĂ©montre que l’homogĂ©nĂ©itĂ© ethnique est l’une des conditions fondamentales de l’implantation, puis du rayonnement d’une civilisation originale. La perte du sens de l’effort collectif, l’incorporation de populations ou de croyances issues d’autres continents sont les conditions idĂ©ales pour amener la dĂ©gĂ©nĂ©rescence, puis la mort d’une civilisation, c’est-Ă -dire l’instauration d’un nouvel « ùge des tĂ©nĂšbres ».

On ne peut guĂšre compter sur le milieu des universitaires, oĂč rĂšgnent en maĂźtres le conformisme et le misonĂ©isme, ni sur les media, par dĂ©finition aux ordres du Pouvoir, pour provoquer une rĂ©flexion critique chez nos contemporains, alors mĂȘme que l’avenir de l’Europe dĂ©pend essentiellement de la prise de conscience de l’originalitĂ© et de la richesse de leur passĂ© par les EuropĂ©ens de souche, qui seuls doivent dĂ©cider de l’avenir du continent et de sa race.

Le XXIe siĂšcle et la tentation cosmopolite

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