Peut-on dire que l’Europe a pris un nouveau visage – voire virage – au regard des derniĂšres Ă©lections ? Telle est la question bien shakespearienne qui se pose Ă  nous.

flux migratoires Europe copie

Tenons-nous en aux faits. L’Europe, aux mains de la tambouille des libĂ©raux (PPE) et de l’Alliance progressiste des socialistes et dĂ©mocrates – à la botte de l’Allemagne et plus encore de son Ă©conomie – n’est plus d’actualitĂ©. Nous sommes dĂ©sormais en prĂ©sence de plusieurs forces qui semblent s’équilibrer, ce qui peut rendre les nĂ©gociations Ă  venir plus difficiles.

Tous les groupes ne sont pas à ce jour constitués, mais on peut avancer que les rapports de force se joueront désormais à quatre entre les sociaux-démocrates mode Alliance, les écolos-centristes, une droite conservatrice, mode PPE, et une nébuleuse populiste.

Nul n’a la majoritĂ© et, comme ce fut toujours le cas, les dĂ©cisions n’aboutissent qu’aprĂšs nĂ©gociations. À deux hier, Ă  quatre aujourd’hui ?

La premiĂšre question qui se pose est, ira-t-on vers une rĂ©forme rĂ©clamĂ©e par les peuples de la gouvernance europĂ©enne – la disparition de la fameuse Commission par exemple – ou bien va-t-on tout droit Ă  la paralysie ?

Beaucoup de questions sont en suspens dont celui, central, de la gouvernance. Qui devrait ĂȘtre aux mains d’élus et non de fonctionnaires nommĂ©s. Car, Ă  nommer un prĂ©sident de la Commission, cela revient Ă  dĂ©signer celui qui contrariera le moins les parties en prĂ©sence. On en a fait l’expĂ©rience avec JosĂ© Manuel Barroso et plus encore avec Jean-Claude Juncker, deux personnalitĂ©s aussi tristes que lugubres et surtout aux ordres de la finance et partisans de l’ouverture du marchĂ© europĂ©en Ă  tous les vents.

Or, l’Europe est aujourd’hui face Ă  une situation gĂ©opolitique bouleversĂ©e et dominĂ©e par la concurrence fĂ©roce Ă  laquelle se livrent les AmĂ©ricains et les Chinois.

Jusqu’à ce jour, l’Europe a plutĂŽt fait figure de terrain de jeu que de partenaire. Nul d’entre eux ne veut d’une Europe largement susceptible de venir contrarier leur hĂ©gĂ©monie.

Par ailleurs, et Ă  la marge, deux puissances intriguent plus qu’elles n’inquiĂštent nos deux protagonistes, la Russie d’un cĂŽtĂ©, l’Inde de l’autre. La Russie se remet Ă  son rythme de son passĂ© communiste. L’Inde parce qu’elle est une puissance
 en constitution de puissance avec son milliard d’individus, son modĂšle social basĂ© sur les castes et la cohabitation, loin d’ĂȘtre heureuse, entre islam et hindouisme.

On notera en passant que tant la Russie, que l’Inde, la Chine et l’Europe appartiennent au plateau continental et que l’AmĂ©rique est une Ăźle face Ă  eux. Raison pour laquelle l’AmĂ©rique est, non seulement une puissance militaire, mais encore et surtout une puissance maritime. Selon Carl Schmitt qui domine la mer, domine le monde. Nous en avons, pour l’instant, la dĂ©monstration.

On possĂšde Ă  ce sujet un bel exemple historique avec l’Angleterre qui, au regard de sa supĂ©rioritĂ© maritime, a assurĂ©, des siĂšcles durant, sa suprĂ©matie Ă©conomique et politique sur le vieux continent. L’antagonisme avancĂ© par les gĂ©opoliticiens entre puissance maritime et puissance continentale se confirme bien. Certes, l’Angleterre a perdu de sa superbe et vient de dĂ©cider de quitter le vaisseau europĂ©en. Pour son bien ? Pas si sĂ»r.

L’autre fait marquant est le suivant : l’Europe n’est comparable Ă  rien et la mĂšre de tout. L’histoire europĂ©enne est un patchwork, un agrĂ©gat de nations qui se sont constituĂ©es au fil du temps Ă  partir d’un substrat commun, son hĂ©ritage grĂ©co-romain qui demeure le fil conducteur qui les relie entre elles.

Mais l’autre critĂšre constitutif de cette Europe, c’est la guerre. C’est elle qui a forgĂ© son espace, donnĂ© aux peuples leur personnalitĂ© et surtout fait progresser sa science et nourrit sa rĂ©flexion. C’est la raison pour laquelle il est illusoire de vouloir l’uniformiser.

Il faut laisser aux peuples qui la constituent leur respiration propre. Pas besoin d’ĂȘtre devin pour comprendre qu’un Français n’est pas un Allemand, un Italien, un Espagnol, etc. et rĂ©ciproquement. Mais c’est bien de cette diffĂ©rence dont se nourrissent les EuropĂ©ens. C’est donc d’abord cela qu’il faut prĂ©server. Ce qui ne l’empĂȘche pas de trouver des accords, voire une unitĂ© s’agissant du destin de notre espace qu’il faut protĂ©ger, mais surtout aider Ă  devenir ce qu’il est, une grande puissance. Ce qu’il faut, c’est susciter l’émulation entre nos diffĂ©rents pays et crĂ©er des synergies aussi bien sociale, scientifique qu’économique.

Enfin, il paraĂźt logique, au regard de l’histoire comme de la gĂ©ographie, de ne pas renvoyer la Russie Ă  sa solitude et Ă  sa tentation asiatique. Il faut aider ce continent dans le continent Ă  redevenir une grande puissance. L’Europe a tout Ă  y gagner. Tant il est vrai que culturellement parlant, nous sommes quand mĂȘme plus proches d’eux que de la soupe raciale amĂ©ricaine et son American Way of Life. Si d’aventure la nouvelle configuration europĂ©enne pouvait Ɠuvrer dans ce sens, peut-ĂȘtre Ă©viterons-nous la dĂ©sagrĂ©gation qui fait plus que nous guetter.

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