Les islamologues patentĂ©s et les simples observateurs de la dangereuse faune mahomĂ©tane se repaissent d’une soi-disant grande information : en septembre 2016, Ă  Grozny, capitale reconstruite de la riche TchĂ©tchĂ©nie (pĂ©trole, gaz et plantations de pavot), deux centaines d’oulĂ©mas, imams et autres recteurs de grande mosquĂ©e ont dĂ©crĂ©tĂ© « schismatiques et anathĂšmes » les Wahhabites d’Arabie Saoudite.

À dire vrai, on le savait depuis le XVIIIe siĂšcle ! Le wahhabisme, Ă©quivalent du calvinisme pour la religion chrĂ©tienne, fut une tentative de retour Ă  une prĂ©tendue puretĂ© originelle de l’islam associĂ©e Ă  une austĂ©ritĂ© de vie (au moins de façade
 ceux qui ont mis les pieds en Arabie savent que tous les vices y sont rencontrĂ©s, mais les hypocrites locaux ont la dĂ©cence de les faire en privĂ©). Qu’il s’agisse d’un schisme du sunnisme n’est donc pas une nouveautĂ© et l’anathĂšme de Grozny est, sur le plan de l’histoire du phĂ©nomĂšne religieux, un non-Ă©vĂ©nement.

Sur le plan politique, il en va diffĂ©remment. Cette RĂ©publique, au trĂšs riche sous-sol, est redevenue en 2000 un protectorat russe, pacifiĂ© depuis 2006. C’est aussi une zone clĂ© pour le passage des pipelines (olĂ©oducs et gazoducs) de la Mer Caspienne Ă  la Mer noire et Ă  la MĂ©diterranĂ©e (via la Turquie du trĂšs roublard Erdogan).

Les prĂ©dateurs US font passer leurs canalisations par la GĂ©orgie
 et l’on peut s’attendre Ă  de nouveaux conflits dans ces États caucasiens aux populations fort Ă©motives, corruptibles et vouĂ©es Ă  des religions ennemies.

L’enjeu de la comĂ©die burlesque de Grozny est exclusivement politique. La question dĂ©battue est fort simple : Ă  qui va Ă©choir le califat ?

Il est Ă©vident que les jours du potentat de Mossoul sont comptĂ©s. Abou Bakr II peut mourir au combat ou sous les bombes (made in USA) des combattants kurdes, ou encore passer en Afghanistan. L’idĂ©al serait qu’avant de quitter la scĂšne, il narre par le menu ses contacts avec les sbires d’Obama et d’Erdogan, voire avec les chiites d’Iran, cela nous ferait au moins rire un peu et permettrait aux plus niais de nos contemporains d’entrouvrir les yeux sur les turpitudes des globalo-mondialistes. AprĂšs tout, le calife qui a donnĂ© une ampleur inĂ©dite au terrorisme mahomĂ©tan nous doit bien cette petite compensation.

Dans la guerre qui oppose les maĂźtres de l’économie globale aux Nations et aux États rĂ©fractaires Ă  ses charmes pervers, il faut bien comprendre que le fanatisme religieux n’est qu’une arme, au mĂȘme titre que les stupĂ©fiants, les explosifs, les gaz de combat, les couteaux Ă  cĂ©ramique ou les pistolets-mitrailleurs et les missiles portables.

On ne connaissait pas grand-chose aux relations existant entre les grands narcotrafiquants et les gouvernements Ă©tablis jusqu’à la comĂ©die colombienne de cet automne. Certes, on se souvient que du temps de l’URSS, le terrorisme international (Ă©tiquetĂ© « gauchiste ») Ă©tait financĂ© par l’opium du Caucase (et ses produits dĂ©rivĂ©s) ainsi que le haschich d’Afghanistan et des États touraniens. Il faut croire que la leçon soviĂ©tique, si elle semble avoir Ă©tĂ© abandonnĂ©e au Kremlin, n’a pas Ă©tĂ© perdue pour tout le monde.

Quant aux « trafiquants d’armes internationaux », chers aux auteurs de thrillers et aux scĂ©naristes des navets hollywoodiens (et de rares bons films), ce sont des intermĂ©diaires officieux entre un ou des gouvernements rĂ©putĂ©s au-dessus de tout soupçon (Ă©ventuellement dirigĂ©s par un titulaire du Prix Nobel de la Paix) et des groupes de rebelles au sein d’un pays oĂč l’on veut fomenter une rĂ©volution. Les nombreux « printemps arabes », de 2010 Ă  nos jours, en sont de quasi parfaites illustrations.

Auparavant, les rĂ©volutionnaires devaient se procurer de l’argent, beaucoup d’argent, pour financer leur propagande et leur lutte armĂ©e. DĂ©sormais, il leur faut parvenir Ă  se faire accepter par les globalo-mondialistes comme des agents capables de dĂ©truire la stabilitĂ© d’un État, puis d’obĂ©ir en tout point aux gentils commanditaires, une fois que leur clique s’est hissĂ©e aux apparences du Pouvoir.

Dominer l’islam, c’est pouvoir compter sur la fraction jeune, hyperactive et intellectuellement dĂ©ficiente d’un milliard et demi de mahomĂ©tans. On comprend que les grandes manƓuvres pour prendre la suite du calife auto-proclamĂ© de Mossoul aient commencĂ©.

Rejeter du sunnisme les Wahhabites, c’est donner un coup dans la fourmiliĂšre islamo-US. On peut admirer le jeu du grand Poutine, protecteur de la RĂ©publique tchĂ©tchĂšne, mais il est Ă©vident que l’offense ne restera pas impunie. Surtout si Hillary Clinton devient le pantin de la Maison-Blanche, succĂ©dant au pantin crypto-islamiste : sionistes nĂ©oconservateurs et islamo-pĂ©troliers vont s’en donner Ă  cƓur joie, dans une alliance qui ne sera jugĂ©e « contre-nature » que par les naĂŻfs.

Plus que jamais, l’Europe et la Chine doivent s’attendre Ă  une succession de coups bas, oĂč l’élĂ©ment islamique sera largement employĂ©.

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