L’on n’a pas attendu l’ùre de l’économie globale et de la mondialisation de la propagande politique pour s’intĂ©resser aux consĂ©quences des conditions climatiques sur la vie et la survie de l’humanitĂ© ou aux retombĂ©es environnementales des activitĂ©s humaines.

En revanche, notre Ă©poque innove, en ce sens que nos brillants potentats osent lancer une arnaque politico-Ă©conomique fondĂ©e sur d’énormes mensonges Ă©cologiques et climatologiques. Il est peut-ĂȘtre intĂ©ressant, avant d’ĂȘtre contraints de payer de nouveaux impĂŽts et de nouvelles taxes Ă  la consommation justifiĂ©es par diverses contre-vĂ©ritĂ©s, d’en revenir Ă  quelques notions bien connues des historiens et des scientifiques non prostituĂ©s aux puissants du jour.

Durant le dernier million d’annĂ©es, la Terre a connu 7 longues pĂ©riodes de glaciation, l’ultime, la glaciation dite de WĂŒrm I Ă  IV, s’est terminĂ©e Ă  la fin du XIe millĂ©naire avant J.-C. Durant les pĂ©riodes WĂŒrm III et IV (entre – 60 000 et – 12 000 ans), Alaska, Canada et SibĂ©rie Ă©tant unifiĂ©s par les glaces, des SibĂ©riens et des AĂŻnos (de race europĂ©enne), des Lapons et des Mongols (de race asiatique), partant de SibĂ©rie ou passant par elle, ont pu coloniser le continent amĂ©ricain, jusque-lĂ  vierge d’humains.

Au XIe millĂ©naire avant notre Ăšre, la fonte des glaces, liĂ©e Ă  un considĂ©rable rĂ©chauffement climatique – sans commune mesure, par son ampleur, avec celui allĂ©guĂ© par les climatologues dĂ©vots du « rĂ©chauffement catastrophique » actuel –, a sĂ©parĂ© les Ăźles Britanniques du reste de l’Eurasie, par crĂ©ation de la Manche, tandis que le lac Baltique s’ouvrait sur la Mer du Nord.

Chaque glaciation a fait suite Ă  un changement d’inclinaison de l’axe terrestre et/ou Ă  un allongement de l’orbite de la planĂšte, l’éloignant du Soleil, tandis que le rĂ©chauffement Ă©tait consĂ©cutif Ă  une modification inverse du gĂ©omagnĂ©tisme et/ou un raccourcissement de l’orbite terrestre.

L’évolution des nĂ©vĂ©s (la neige compacte) et des moraines (des amas de terre et de roches tassĂ©es par les glaces, laissĂ©s en place lors de la fonte des glaciers), l’étude des coraux (qui renseigne sur la tempĂ©rature des ocĂ©ans) et des sections d’arbres fossilisĂ©s, permettent de retracer, de façon bien sĂ»r approximative, les bouleversements climatiques des cinq derniers millĂ©naires, qui furent infiniment plus importants que les modifications thermiques du XXe siĂšcle qui se poursuivent sur un mode mineur, n’en dĂ©plaise aux zĂ©lotes ignares de l’écologie grotesque, manipulĂ©s par d’habiles financiers.

Du IIIe millĂ©naire jusqu’au milieu du Ier millĂ©naire avant J.-C., la Terre bĂ©nĂ©ficie d’un climat chaud, propice aux bonnes rĂ©coltes. On constate un refroidissement du 4e au Ier siĂšcles avant J.-C., suivi d’un modeste rĂ©chauffement du IIe au IVe siĂšcles aprĂšs J.-C. Survient un dĂ©sastreux refroidissement durant les Ăąges sombres des VIe, VIIe et VIIIe siĂšcles, puis s’installe un franc rĂ©chauffement du IXe siĂšcle au dĂ©but du XIIIe, permettant l’éclosion des deux premiĂšres Renaissances du Moyen Âge : en cette Ă©poque d’expansion dĂ©mographique en Europe occidentale, scandinave et danubienne, le Groenland est en quasi-totalitĂ© une terre verte (en tĂ©moignent les Ă©crits islandais), ce qui n’est plus le cas de nos jours.

L’influence du climat sur la faune et la flore, sur la production agricole et sur la santĂ© humaine, a Ă©tĂ© discrĂštement Ă©voquĂ©e par LucrĂšce au Ier siĂšcle avant J.-C. Elle est devenue un grand sujet littĂ©raire et philosophique Ă  partir du XVIe siĂšcle, lorsque JĂ©rĂŽme Cardan a publiĂ© ses rĂ©flexions sur les rĂ©cits des explorateurs espagnols et portugais du Nouveau Monde, d’Afrique australe et d’Asie. Durant les annĂ©es 1730 sq., Montesquieu introduisit le sujet en France.

TrĂšs vite, s’est dĂ©veloppĂ©e la peur d’user les rĂ©serves naturelles par l’excĂšs de bouches Ă  nourrir. PrĂ©dicateurs catholiques et rĂ©formĂ©s, aussi bien que le fameux Malthus furent unanimes : la Terre vieillit ; elle produit moins de blĂ©s (on appelait ainsi, avant le XIXe siĂšcle, toutes les variĂ©tĂ©s de cĂ©rĂ©ales panifiables) et moins de fruits ; le bĂ©tail est moins gras et moins prolifique qu’autrefois ; les mines rendent moins de mĂ©taux, etc.

En 1788, la grande peur des chroniqueurs et des journalistes parisiens Ă©tait la pĂ©nurie de truffes noires. Durant tout le XXe siĂšcle, on a fait croire que la Terre allait manquer de pĂ©trole, alors que la prospection permet d’en dĂ©couvrir de nouveaux gisements, Ă©normes, chaque annĂ©e et que depuis 2014, la production excĂšde les besoins des 7 milliards d’humains
 au fait, dans les journaux, on retrouve la mĂȘme plainte : « Il n’y a plus de truffe », ce qui est un excellent argument pour en maintenir trĂšs Ă©levĂ© le cours.

D’une maniĂšre gĂ©nĂ©rale, les rĂ©coltes et vendanges sont plus abondantes et les grains se conservent mieux en pĂ©riode de rĂ©chauffement climatique. À l’inverse, les refroidissements de longue durĂ©e sont contemporains de graves Ă©pidĂ©mies par moindre rĂ©sistance d’organismes humains peu ou mal nourris.

La premiĂšre pandĂ©mie de peste, du milieu du VIe siĂšcle jusqu’au premier tiers du VIIe, fut contemporaine d’un climat trĂšs pluvieux et froid, favorisĂ© par de monstrueuses Ă©ruptions volcaniques d’AmĂ©rique centrale (celles du volcan Ilopango du San Salvador sont bien connues), retentissant sur l’ensemble de l’hĂ©misphĂšre Nord, provoquant de trĂšs mĂ©diocres rĂ©coltes et une Ă©norme mortalitĂ©. Le scĂ©nario sera rejouĂ© de façon identique au XIVe siĂšcle.

Effectivement, la Grande Peste a frappĂ© durement l’Europe dans la seconde moitiĂ© du XIVe siĂšcle, en une Ă©poque oĂč, du fait d’une intense activitĂ© volcanique lointaine, les rĂ©coltes Ă©taient insuffisantes pour bien nourrir les 17 Ă  20 millions de Français ou les 5 Ă  6 millions de Britanniques. Le refroidissement de longue durĂ©e, du XIVe au XVIIe siĂšcles, n’a nullement empĂȘchĂ© la Grande Renaissance de transformer l’Europe puis l’ensemble de la Terre, grĂące Ă  la colonisation du Nouveau Monde par l’EuropĂ©en civilisateur. Les grandes inventions, comme l’humanitĂ© sait en faire au dĂ©but des grandes poussĂ©es civilisatrices, ne sont pas corrĂ©lĂ©es au climat.

Le rĂ©chauffement, commencĂ© entre 1715 et 1720, s’est poursuivi jusqu’à nos jours, entrecoupĂ© de pĂ©riodes froides de 10 Ă  12 ans, liĂ©es Ă  une diminution des Ă©ruptions solaires, par exemple, de 1781 à 1795, durant lesquelles la « rĂ©volution industrielle » Ă©tait patente (et depuis une trentaine d’annĂ©es) en Grande-Bretagne et commençait Ă  se dĂ©velopper en France et dans la future Belgique.

On constata de mĂȘme un refroidissement durant les annĂ©es 1939-1955, oĂč les hivers furent exceptionnellement froids et longs dans l’hĂ©misphĂšre Nord, tandis que l’activitĂ© sidĂ©rurgique Ă©tait trĂšs intense en raison de la guerre, puis de la phase de rĂ©paration des immenses dĂ©gĂąts occasionnĂ©s par les « bombardements libĂ©rateurs » et les combats terrestres.

N’importe quel lecteur, mĂȘme peu familiarisĂ© avec l’histoire des civilisations, peut se rendre compte qu’il n’y a aucune corrĂ©lation entre l’importance du peuplement humain ni l’activitĂ© industrielle (donc des gaz Ă  effet de serre) et cette alternance de rĂ©chauffements et de refroidissements. L’annĂ©e la plus chaude durant l’ensemble du XXe siĂšcle, dans l’hĂ©misphĂšre Nord, fut 1934, soit une annĂ©e de sous-activitĂ© industrielle partout sur la planĂšte, sauf en URSS, au Japon et en Allemagne, un pays oĂč l’activitĂ© Ă©tait toutefois infĂ©rieure Ă  celle des annĂ©es 1928 et 1929.

Les catastrophes climatiques jouent-elles un rĂŽle politique ? Non ! L’acmĂ© du « petit Ăąge glaciaire » de 1690 à 1715 eut des consĂ©quences dramatiques en Europe occidentale, sans dĂ©clencher de rĂ©volution. En France, Louis XIV Ă©tait d’une autre trempe que son descendant, le colossal mollasson Louis XVI.

Les amateurs d’anecdotes citent les alĂ©as climatiques français de 1788-89. Mais durant les annĂ©es 1774-76, on avait vĂ©cu trois rĂ©coltes lamentables, associĂ©es Ă  un accaparement des grains et des farines par quelques riches trafiquants, encouragĂ©s par les ennemis de Turgot : le Prince de Conti, cousin de Louis XVI, la trĂšs sotte Marie-Antoinette, le comte d’Artois (le futur Charles X) et l’ineffable Jacques Necker, le banquier qui se prenait pour un homme d’État. La « guerre des farines » n’avait occasionnĂ© que de rares Ă©motions populaires, d’ailleurs organisĂ©es par les comploteurs dĂ©jĂ  citĂ©s.

Le 14 juillet 1788, une tornade de grĂȘle ravagea le royaume, dĂ©truisant le tiers des rĂ©coltes, mais la RĂ©volution du printemps et de l’étĂ© suivants avait des causes structurelles et des causes politiques (faiblesse de l’ExĂ©cutif et puissantes ambitions de divers nobles, clercs et bourgeois « éclairĂ©s ») qui Ă©taient perceptibles dĂšs 1750.

Ce n’est nullement notre timide « rĂ©chauffement climatique » et ses pseudo-consĂ©quences qui pourraient faire bouger les molles populations d’Europe. Mais l’invasion migratoire en provenance d’Afrique, du Moyen- et du Proche- Orients, couplĂ©e aux menus dĂ©sagrĂ©ments de l’islam djihadiste et du contact avec les rejetons turbulents de cette immigration devrait, en bonne logique, Ă©branler les nations autochtones d’Europe.

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Philippe Randa,
Directeur d’EuroLibertĂ©s.

A propos de l'auteur

Bernard Plouvier

Ancien chef de service hospitalier, spĂ©cialisĂ© en MĂ©de­cine interne.Il est auteur de nombreux livres historiques (L’énigme Roosevelt, faux naĂŻf et vrai machiavel ; La tĂ©nĂ©breuse affaire Dreyfus ; Hitler, une biographie mĂ©dicale et politique ; Dictionnaire de la RĂ©volution française,
) et d'essais (RĂ©flexions sur le Pouvoir. De Nietzsche Ă  la Mondialisation ; Le XXIe siĂšcle ou la tentation cosmopolite ; Le devoir d’insurrection,
). Il a Ă©tĂ© Ă©lu membre de l’AcadĂ©mie des Sciences de New York en mai 1980.

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