24 septembre 2022

Terribles rythmes séculaires

Par Richard Dessens

Pour ne remonter que sept siècles en arrière, la plupart des historiens s’accordent à la fois sur des dates clés significatives et sur les remises en question fondamentales qui en ont découlé. Les siècles commencent toujours autour des années dix ou vingt de chaque siècle et annoncent souvent de grands bouleversements majeurs.

Le XIIIe siècle s’achève en 1314 à la mort de Philippe le Bel et de Jacques de Molay, sur les bases d’un État repris en mains et restauré. Le XIVe siècle sera celui des catastrophes et des misères de toutes sortes.

Ce siècle s’achève enfin en 1429 lors du sacre de Charles VII et du retour d’une monarchie restabilisée, ouvrant une période encore indécise et précaire jusqu’à François 1er.

Le XVIe siècle commence avec François 1er en 1515. Avec lui, la Renaissance mais aussi les guerres de Religion qui vont ravager le siècle dans une tourmente sanglante.

Le XVIIe siècle débute avec le régicide d’Henri IV en 1610, et va faire naître une France resplendissante et dominatrice en Europe avec Louis XIII et surtout Louis XIV jusqu’à sa mort en 1715.

Le XVIIIe siècle s’annonce avec la régence de Louis XV en 1715 puis en 1723. Siècle de la perte de nos principales colonies en Inde et au Canada et de la puissance dominante de l’Angleterre triomphante. Siècle de la liberté d’examen en matière politique, siècle des Encyclopédistes, de la science, des Lumières, du despotisme éclairé. Siècle d’une légèreté qui débouche sur une révolution et le régicide de Louis XVI. Siècle à la fois de prospérité et des massacres sanglants de sa fin.

Le XIXe siècle commence en 1815 à l’abdication forcée de Napoléon 1er, grand continuateur à la fois des acquis de la monarchie et de l’esprit de la Révolution. Le XIXe siècle sera celui des gigantesques bouleversements techniques, scientifiques, technologiques, sociétaux. On entre dans un autre monde avec des valeurs nouvelles mais au prix de trois régimes politiques, de trois révolutions et de beaucoup de sang versé.

Le XXe siècle commence en 1918, à la fois dernière guerre issue des ambitions expansionnistes et du capitalisme triomphant du 19e siècle, et première guerre moderne de destruction des grands équilibres européens traditionnels. Fin des empires et intervention américaine en sont les deux facettes opposées qui annoncent la modernité du 20e siècle et, là encore, des changements fondamentaux de modes de vie, de manière de penser, de nouveaux équilibres précaires – ou déséquilibres dangereux –, une nouvelle distribution d’un jeu mondial et européen à haut risque.

1314, 1429, 1515, 1610, 1715, 1815, 1918 : tels sont les grands tournants qui marquent les évolutions souvent vertigineuses de nos sociétés, avec les bains de sang qui les ont accompagnés trop souvent.

Que nous prédit un XXIe siècle qui vient, symboliquement, de commencer par la mort d’Elizabeth 2, en septembre 2022 ? En elle-même, cette mort est peu significative ; mais symboliquement elle arrive avec la fin des politiques et des concepts nés en 1945 et prolongés avec ânonnements depuis la fin de l’URSS et les prémices de nouveaux dangers, de nouvelles pensées, de nouveaux équilibres cherchés à tâtons à la lumière d’idéologies inquiétantes. Cette mort d’Elizabeth, née en 1926, est celle d’un siècle moribond depuis plus d’une vingtaine d’années, en proie à tous les doutes et à toutes les perversions. Elizabeth 2 était la dernière grande figure, certes symbolique, qui avait accompagné le siècle avec ses dictatures : Mussolini, Franco, Salazar, Hitler, Staline, Tito, Mao ; ses grands vainqueurs démocratiques emblématiques : Churchill et de Gaulle. Elle était la dernière survivante. La plus jeune aussi parmi ces hommes du 19e siècle.

Est-ce la fin annoncée de la plus brillante et dernière grande monarchie significative au monde ? La fin d’un jeu mondial redistribué de fond en comble ? La montée de puissances et d’invasions nouvelles ? L’entrée en résistance de peuples menacés ? Les derniers soubresauts d’un monde qui s’écroule pour s’ouvrir sur un autre monde ? Au prix, cette fois encore, de combien de sang versé pour le siècle nouveau qui commence ? Que ce siècle soit celui de la fin d’une Russie qui ne veut pas disparaître, ou celui des partisans de la grande mixité, du wokisme et de la destruction des valeurs anciennes, ou encore d’une grande guerre née d’un choc de civilisations, les unes mourantes comme la nôtre, d’autres en pleine expansion, ou enfin d’une autre guerre idéologique terrible, créatrice d’une nouvelle religion, d’une autre inquisition moderne et glaçante ; quels qu’en soient les origines et peut-être un mélange de tous ces dangers, le XXIe siècle s’annonce guerrier et sanglant : guerrier pour les futurs vainqueurs, sanglant pour les moutons qui se laisseront égorger. Tous les ingrédients y sont déposés, malgré les paroles toujours apaisantes, rassurantes et « minimisantes » de nos dirigeants aux politiques de plus en plus folles. Pourquoi et comment le XXIe siècle serait le seul à être celui du bonheur paisible dans ces conditions ? Seuls ceux dont le métier repose sur le déni des réalités et de l’Histoire peuvent l’envisager.

Tous les grands tournants séculaires ont donné lieu à des luttes et des crises terribles souvent. L’Europe saura-t-elle surmonter le grand tournant du XXIe siècle sans mourir cette fois ?

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