21 juin 2016

Révolutionnaires de pacotille en Europe

Par Philippe Delbauvre

 

Nous savons que depuis au moins deux décennies, le référentiel droite/gauche n’est plus valide. Certains avaient d’ailleurs inventé la notion de « pensée unique » voici une vingtaine d’années.

Fatalement donc, nous savons très bien que les contestataires de l’ordre établi en France, émanation d’un ordre autrement plus vaste qui n’est autre que celui du nouvel ordre mondial, peuvent être issus de la droite comme de la gauche, anciennes moutures.

Ainsi pourraient très bien nous apparaître dans un premier temps sympathiques, les manifestants comme ceux de Nuit Debout ou une personnalité comme celle de Jean-Luc Mélenchon.

Considérons ce dernier. Il a déclaré que Hollande, c’était « pire que Sarkozy ». Il n’a peut être pas tort. Il n’empêche, en 2012, lors des élections présidentielles, c’est quand même lui qui avait invité ses électeurs du premier tour, à se reporter sur François Hollande au second. Or, on le sait, cette élection fut remportée par le candidat, improprement qualifié de socialiste, d’extrême justesse. Fatalement donc, et dès le départ, Jean-Luc Mélenchon porte la responsabilité du mandat Hollande.

Après tout, il aurait pu déclarer depuis qu’il a été dupé. C’est un peu le jeu qu’il nous propose. Il n’empêche, pour un trotskiste – vicieux par essence – cela fait tarte…

Plus grave, il n’est pas impossible qu’il perdure dans l’idée de l’union de la désuète gauche, quoiqu’il puisse dire. N’omettons pas que le triste sire a accepté un poste de secrétaire d’État sous le très libéral et capitaliste Lionel Jospin, de sinistre mémoire. Il fut alors très discret et très zélé. Par voie de conséquence, nous n’avons objectivement, aucune raison de lui faire confiance.

Il va d’ailleurs très probablement jouer un double jeu pour 2017. Critiquer la gauche – son électorat l’y oblige – mais aussi la droite. Et la droite davantage que la gauche. En ce sens, il restera ce qu’il fut : une courroie de transmission du parti dit socialiste.

Autre courroie de transmission, celle des manifestants pseudo-révolutionnaires de Nuit Debout. Ils permettent à l’actuel gouvernement de jouer le rôle du parti de l’ordre. La fameuse notion d’ordre juste prônée par Ségolène Royal naguère. Voilà qui permet à la gauche au pouvoir de ne pas perdre, voire même de s’attirer la sympathie d’une partie des électeurs du centre comme de la droite. Le Système écrivais-je… On n’entend plus guère parler d’eux en ce jour. Le pouvoir aurait-il, UEFA Euro 2016 oblige, rappelé sa future force de frappe aux ordres ?

N’est pas vraiment révolutionnaire qui veut…

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Philippe Randa,
Directeur d’EuroLibertés.

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