LFI-Islamiste : l’alliance de la carpe et du lapin
Le paradoxe intersectionnel, l’alliance entre la gauche radicale (souvent qualifiée de “wokiste”) et certaines franges conservatrices ou radicales de l’islam est une construction politique qui repose sur des fondements très fragiles, mais qui répond à une logique électorale précise.
Pour ces deux groupes, le point de ralliement n’est pas un projet de société commun, mais la désignation d’adversaires identiques, à savoir l’occident “colonial”.
Pour la gauche radicale, l’islam est vu comme la religion des “opprimés” et des “colonisés”. Soutenir l’islam devient un acte de résistance contre un système jugé blanc, impérialiste et raciste.
Les deux groupes perçoivent la laïcité française comme un outil d’exclusion. Ils s’allient pour réclamer une laïcité “ouverte” qui permettrait l’affichage des signes religieux comme le voile et les particularismes.
Les militants féministes, droits LGBTQ+, considèrent que la lutte contre l’islamophobie est prioritaire sur les autres droits, ils font le pari que l’inclusion sociale des musulmans mènera, à terme, à leur libération sur les sujets de société.
LFI a besoin des voix des quartiers populaires pour exister et les groupes religieux utilisent LFI comme relais politique pour obtenir des concessions locales (financements d’associations, etc). C’est ce qu’on appelle un “mariage de raison” : on ne s’aime pas, on ne partage pas les mêmes valeurs, mais on a besoin l’un de l’autre pour gagner des élections.
Les points de rupture
Cette alliance explose régulièrement sur des sujets concrets : le voile, les féministes historiques hurlent à la régression, tandis que les néo-féministes de gauche le défendent comme un “choix d’émancipation”, mais aussi l’abattage rituel, les défenseurs de la cause animale (très présents à gauche) s’opposent aux pratiques religieuses de l’Aïd, et le silence de LFI sur les persécutions de personnes LGBTQ+ dans certains quartiers ou pays islamistes est souvent dénoncé par les militants homosexuels de droite ou du centre.
Dans La Généalogie de la morale, Friedrich Nietzsche décrit ce qu’il nomme la “révolte des esclaves dans la morale”. En culpabilisant les oppresseurs (les blancs virils, dominants), LFI utilise le mécanisme du ressentiment.
Ceux qui sont incapables d’agir (les faibles ou les esclaves) développent une haine profonde envers ceux qui sont actifs, forts et créateurs (les maîtres). Ne pouvant pas vaincre le fort par la force, le faible invente une “morale” qui transforme sa propre impuissance en vertu : “Je ne suis pas faible, je suis bon”, “Tu n’es pas fort, tu es méchant.”
Le faible veut culpabiliser le fort pour paralyser sa volonté de puissance. C’est la “repentance” imposée : une tentative de transformer la force historique en une faute morale.
Friedrich Nietzsche dénoncerait probablement certains discours actuels – le wokisme ou le clientélisme de LFI – comme une forme moderne de cette morale des esclaves. La pitié est une valeur de décadence car elle multiplie la souffrance au lieu de l’éliminer. Elle sert surtout au faible à dominer le fort en lui imposant une dette morale infinie.
Nietzsche pense que ceux qui réclament l’égalité ne veulent pas la justice, mais ils veulent “décapiter” ce qui dépasse. C’est le triomphe du troupeau sur l’individu d’exception.
En fait, l’alliance est absurde, elle tient parce que les deux groupes partagent le même ressentiment contre l’Occident “fort” (le mâle blanc, la structure républicaine, le christianisme historique), mais une fois le “fort” abattu, le conflit entre la carpe (le gauchisme progressiste) et le lapin (l’islamiste conservateur) éclatera violemment, car leurs natures sont incompatibles.
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