Les rĂ©centes Ă©lections rĂ©gionales ou nationales en Allemagne et en Espagne font de plus en plus ressortir le malaise des dĂ©mocraties libĂ©rales et l’incertitude inquiĂ©tante qui pĂšse sur l’Europe.

AprĂšs les Ă©lections allemandes rĂ©gionales de septembre (en Saxe, l’AfD recueille 27,5 % des voix [+ 17,7 points] ; dans le Brandebourg, 23,5 % [+ 11,3]), celles en Thuringe fin octobre confortent la poussĂ©e extraordinaire de l’AfD avec 23,5 % (+ 12 %). Le parti national-populiste devient la deuxiĂšme force politique dans l’ex-RDA (avec entre 19 Ă  27 % des voix) et avec 9 Ă  12 %, la 4e force politique Ă  l’ouest. L’AfD double ses voix, mais se stabilise autour de 12 % en moyenne nationale.

L’Allemagne dĂ©jĂ  ingouvernable par une alliance nationale discrĂ©ditĂ©e par l’effondrement du SPD et l’affaiblissement de la CDU, s’enfonce dans des divisions qui font ressortir des Verts puissants Ă  l’ouest, Die Linke (gauche radicale de type mĂ©lenchoniste) dominant Ă  l’est avec sur ses talons l’AfD en pleine ascension. CDU et surtout SPD sont en pleine dĂ©liquescence partout.

En Espagne, le tout jeune parti VOX passe de 9 Ă  15% des voix aux Ă©lections lĂ©gislatives du 10 novembre, et de 24 Ă  52 dĂ©putĂ©s (sur 350). Il fait plus que doubler la mise et devient la troisiĂšme force politique dans une Espagne divisĂ©e et toujours sans majoritĂ©. Immigration sauvage et sĂ©paratisme catalan quasi insurrectionnel n’y sont pas pour rien dans une Espagne oĂč unitĂ© et identitĂ© sont un combat multisĂ©culaire. LĂ  encore des alliances improbables se dessinent ou encore la constitution d’un gouvernement minoritaire fragile et incertain menĂ© par le PSOE (socialiste).

Le score relativement modeste de VOX aux Ă©lections europĂ©ennes de mai 2019 (10 %) ne l’a pas empĂȘchĂ© de peser en soutenant le PP (droite type LR) et Ciudadanos (centre-droit) pour leur permettre, comme en Andalousie, de gouverner les rĂ©gions de Madrid et de Murcie et de reprendre la mairie de la capitale Ă  la gauche.

Cette alliance honnie par nos Ă©lites officielles qui dĂ©plorent l’absence du fameux « cordon sanitaire » dont la France et l’Allemagne s’enorgueillissent, entre la droite dite « rĂ©publicaine » et les populistes souvent traitĂ©s par leur communication alarmiste et primaire commode de nĂ©o-nazis ou de nĂ©o-fascistes, existe pourtant, pour le moment, en Espagne. Mais l’Espagne est d’ailleurs accusĂ©e de n’avoir pas fait son « devoir de mĂ©moire » vis-Ă -vis du franquisme.

Les Socialistes au pouvoir ont fait pourtant un « geste » : le transfert du corps du Caudillo du Valle de Los Caidos, mausolĂ©e de rĂ©conciliation Ă  soixante kilomĂštres de Madrid, vers un cimetiĂšre madrilĂšne est en cours, dans l’attente des recours de la famille de Francisco Franco. Il faut noter qu’au Valle de Los Caidos (vallĂ©e de « ceux qui sont tombĂ©s » pendant la Guerre Civile de 1936/1939), reposent 20 000 Nationalistes et 10000 RĂ©publicains dans un symbole de rĂ©conciliation voulu par Franco. Ce qui n’empĂȘche pas la bien-pensance espagnole de vouloir le dĂ©truire en y extirpant Franco, en rouvrant les blessures passĂ©es. Devoir de mĂ©moire oblige.

En attendant les Ă©lites officielles europĂ©ennes et la grande presse unanime hurlent au retour du franquisme, comme elles frĂ©missent au retour d’Hitler en Allemagne. En pire certainement.

En rĂ©alitĂ©, cette redistribution politique en Europe montre que les enjeux politiques traditionnels ont mutĂ©. Les grandes prioritĂ©s ressenties sont aujourd’hui l’appauvrissement des peuples, leur identitĂ©, la menace palpable au quotidien de peuples venus d’ailleurs et dĂ©cidĂ©s Ă  imposer leur mode de vie, enjeux devenus fondamentaux et prĂ©occupants faisant passer les programmes des partis traditionnels, portant sur des variantes Ă  la marge, et obsĂ©dĂ©s par le tout Ă©conomique, minimisant bĂ©atement les rĂ©els dangers contemporains, au second plan.

La rĂ©action des peuples, selon les sensibilitĂ©s, fait se reporter leurs votes sur ceux qui proposent des solutions claires Ă  des problĂ©matiques graves, que ce soit les Écologistes, la gauche radicale ou les Nationaux-populistes. Lorsque les enjeux sont majeurs les solutions ne peuvent qu’ĂȘtre radicales.

Lorsque la maison europĂ©enne bout, l’eau tiĂ©dasse des partis modĂ©rĂ©s est sans effet.

En rĂ©alitĂ©, ces mouvements reflĂštent les mĂȘmes craintes exprimĂ©es par des canaux diffĂ©rents mais pas si Ă©loignĂ©s qu’on ne pourrait le croire. En outre, ces mouvements se retrouvent maintenant dans la plupart des pays europĂ©ens, renforcĂ©s par la poussĂ©e, encore relative, des rĂ©gionalismes, voire des sĂ©paratismes, qui Ă©voquent alors le discrĂ©dit lent et progressif des États-Nations traditionnels, comme si les vieilles structures nĂ©es au XIXe siĂšcle (États-Nations et partis politiques de « droite » et de « gauche ») pĂ©riclitaient au rythme d’une mort cĂ©rĂ©brale patente.

Dans une Europe oĂč des États sont dirigĂ©s par des « Populistes » dĂ©testĂ©s, oĂč de nombreux autres ont placĂ© ces partis en deuxiĂšme ou troisiĂšme force politique, seule la France continue par la voix de M. Macron Ă  stigmatiser haineusement la « lĂšpre » nationaliste pendant que des milliers de manifestants dĂ©filent derriĂšre des femmes voilĂ©es au son de « Allah Akbar » et sous des banderoles proclamant : « L’islamophobie est partout, l’Islam aussi. »

En effet, ils le disent eux-mĂȘmes. Et tout cela, la veille du 11 novembre. Tout est dit par ceux qui rĂȘvent d’un retour Ă  l’Espagne de 711.

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