26 novembre 2019

Bella Ciao… Ciao !

Par Richard Dessens

Après l’Allemagne et l’Espagne, l’Italie persiste et signe. Les élections organisées le 29 octobre en Ombrie, cette région peu peuplée du centre de l’Italie, étaient les toutes premières depuis la naissance de l’alliance inédite, encore une (!), entre le Parti démocrate et le Mouvement 5 étoiles.

Les électeurs sont venus voter massivement pour porter à la tête de cette région à gauche depuis cinquante ans une femme de la Ligue, la sénatrice de 61 ans Donatella Tesei. Et ce, avec une majorité écrasante de 57,5 % des voix en faveur de la liste de droite, dont 36,9 % pour la Ligue et 10,4 % pour Fratelli d’Italia, qui a doublé son score depuis quatre ans. Soit plus de 47 % pour les seuls « régionalo-populistes » italiens.

Lega

En plus, outrage suprême aux démocrates progressistes, c’est une femme qui triomphe ! De quoi y perdre son latin… En France très peu de médias officiels ont parlé de cette victoire aussi étonnante que triomphale pour Salvini. Et pourtant…

Le 26 janvier prochain, la riche région d’Emilie-Romagne, bastion de la gauche, risque fort de basculer à son tour dans le giron des « idées inacceptables » de Matteo Salvini, comme l’affirme Paolo Ranzani, un photographe qui milite pour le mouvement des « Sardines » fondé il y a quelques jours seulement à partir d’une manifestation « antifasciste » à Bologne, au son de l’hymne des antifascistes Bella Ciao, tant apprécié et tant repris depuis quelque temps en France… Tout va bien.

Matteo Salvini qu’on disait perdu depuis sa tentative du mois d’août de provoquer des élections générales et son départ du gouvernement, rebondit finalement beaucoup mieux que ne l’annonçaient nos élites officielles médiatiques. Comme d’habitude. Tous les sondages le créditent autour de 35 % des voix à lui seul, sans compter ses alliés de Fratelli d’Italia et de divers droite.

Fratelli d’Italia

Largement premier parti d’Italie, la Ligue fait tomber un à un les bastions de gauche en pulvérisant tous les records. Salvini est donc perdu et discrédité comme le disent nos médias bien informés et objectifs. Cela va de soi. Surtout lorsque d’autres sondages créditent –mais faut-il les croire : info ou intox ? – Marine Le Pen d’un 45 % à un deuxième tour d’élection présidentielle contre Emmanuel Macron, on comprend que l’ « information » doit être encore plus soigneusement qu’à l’accoutumée triée.

D’ailleurs, nos médias n’évoquent que subsidiairement, et encore dans une certaine presse écrite seulement, l’émergence du tout nouveau mouvement des « Sardines » nom issu du fait que les manifestants antifascistes de Bologne étaient « serrés comme des sardines » sur la grande place tant ils étaient nombreux (7 000). Il rappelle aussi celui qui doit sûrement le soutenir farouchement au nom de son « humanisme » bien connu, notre ineffable Patrick Sébastien, grand gardien des valeurs démocratiques…et grand promoteur de son tube délicat « Les sardines ». On oscille devant ce spectacle italien entre l’ébahissement et le fou rire…

Toutefois, l’Italie n’est pas la France et sa culture régionaliste y est beaucoup plus ancrée qu’en France. Euskadi, FLB et Corses y sont rangés des voitures depuis longtemps. L’intérêt des évènements italiens consiste aussi à observer les formes que peut prendre un « populisme » régionaliste plus que nationaliste. Régionalisme qui diffère par exemple totalement par son histoire de celui d’une Espagne obsédée d’unité et traumatisée par un Pays Basque et une Catalogne de tradition ultra-gauchiste depuis que les « boinas rojas » ont disparu. Les libres « fueros » d’antan ne sont pas près de ressusciter.

Mais l’ébauche d’une Europe des peuples charnels qui pourrait se dessiner en Italie dans une fédération des régions constitue une nouveauté dans un grand pays européen.

À pays historiquement et culturellement différents, solutions distinctes aussi. C’est probablement pourquoi la France s’entête dans une tradition révolutionnaire jacobine et centralisatrice, haineuse des libertés provinciales de la monarchie honnie et pilier de nos « valeurs démocratiques ». Nos populistes à nous restent donc des nationalistes souverainistes et étatistes farouches.

Mais le bilan des « idées inacceptables » en Europe ne cesse d’augmenter : Groupe de Visegrad, Allemagne, Espagne, Italie, Royaume-Uni (avec son style particulier), pays scandinaves, Pays-Bas, France… De quoi angoisser les élites européennes officielles et faire encore régresser la démocratie –inacceptable elle aussi dans ces conditions.

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