26 novembre 2016

Revue de presse européenne

Par Guillaume Mansart

 

Le Point, 17 novembre 2016

Entretien avec Patrick Buisson
« Quelle analyse faites-vous de l’élection de Donald Trump ?
Patrick Buisson : Pour la première fois, le modèle mondialisé des classes dominantes, dont Hillary Clinton était le parangon, a été rejeté dans le pays qui l’a vu naître. Fidèles à leurs habitudes, les élites dirigeantes déprécient l’expression de la volonté populaire quand elles en perdent le contrôle. Ainsi, les médias, à travers le cas de la Pennsylvanie – l’un des swing states qui ont fait le succès de Trump –, ont mis l’accent sur le refus de mobilité de la working class blanche, les fameux “petits Blancs”, comme cause principale de la précarité et du déclassement. Le “bougisme”, qui est la maladie de Parkinson de la mondialisation, confond les causes et les conséquences. Il est incapable de comprendre que, selon la formule de Christopher Lasch, “le déracinement déracine tout, sauf le besoin de racines”. L’élection de Trump, c’est le cri de révolte des enracinés du local contre les agités du global » (Propos recueillis par Laureline Dupont).

Communiqué de Carl Lang, Président du Parti de la France

Primaire de la droite : le candidat du système loin derrière Fillon

« En choisissant massivement François Fillon lors du premier tour de la Primaire, les électeurs de droite ont d’abord sanctionné le candidat favori du système politico-médiatique, Alain Juppé présenté depuis des mois par tous les instituts de sondage et les politologues comme le vainqueur annoncé.

Il reste à confirmer au deuxième tour le rejet d’Alain Juppé qui serait le pire des candidats de la droite et du centre pour la France française.

Si certaines positions-en particulier dans le domaine des relations internationales- de François Fillon peuvent sembler aller dans le bon sens, le Parti de la France rappelle que, par son parcours, l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy reste cependant un homme de l’établissement politique co-responsable de la situation dramatique dans laquelle se trouve notre Pays.

Le relèvement de la France ne peut venir que de la mise en place d’un État national fort, de la défense de notre identité française et de nos valeurs européennes de civilisation ainsi que du refus de la colonisation migratoire et de l’islamisation de la France.

Pour mener cette bataille politique de résistance nationale, Le Parti de la France sera au rendez-vous des élections législatives de 2017. »

Présent, 25 novembre 2016

Adhésion de la Turquie : l’UE fait son cinéma

« Alors que l’islamiste Erdogan mène la Turquie d’une main de fer et piétine allègrement les Droits de l’homme depuis des années, l’Europe semble découvrir aujourd’hui que le pouvoir d’Ankara n’est pas si fréquentable que cela et s’en émeut. C’est ainsi que, pour dénoncer la « dérive autoritaire » du pouvoir turc, le Parlement européen a demandé jeudi le gel des négociations d’adhésion de la Turquie à l’UE. Une mesure qui, comble du ridicule, n’a absolument rien de contraignante !

Soutenue par les quatre principaux groupes au Parlement de Strasbourg (conservateurs, socialistes, libéraux et Verts) et adoptée à une très large majorité (479 voix contre 37 et 107 abstentions), cette résolution appelle en effet à « un gel temporaire » du processus d’adhésion entamé en 2005, au prétexte que « les mesures répressives prises par le gouvernement turc dans le cadre de l’état d’urgence sont disproportionnées, attentent aux droits et libertés fondamentaux consacrés dans la Constitution turque » et « portent atteinte aux valeurs démocratiques fondamentales de l’Union européenne » (Franck Délétraz).

huffingtonpost.fr

« Martin Schulz peut-il battre Angela Merkel et devenir chancelier? On a demandé au HuffPost Allemagne Le futur ex-président du Parlement européen est évoqué comme un possible challenger à la chancelière en 2017.

“Je ne serai pas candidat pour un troisième mandat de président du parlement européen. L’année prochaine, je vais me présenter comme candidat” aux élections législatives allemandes, a-t-il dit lors d’un point presse à Bruxelles, avec l’objectif de devenir député dans le Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie.

Le social-démocrate de 60 ans confirme partiellement les informations rapportées par les médias outre-Rhin, dont nos confrères du Huffington Post allemand, sur son avenir politique. Pourquoi partiellement? Parce que des rumeurs insistantes en font le futur ministre des affaires étrangères… mais aussi le challenger d’Angela Merkel aux élections de 2017.

(…)  Martin Schulz offrirait davantage de chances au SPD que son président Sigmar Gabriel. C’est en tout cas ce que disent les sondages, notamment celui de la ZDF, même si cela ne suffirait pas forcément.

“Martin Schulz aurait l’avantage pour le SPD de rendre possible une telle coalition” réunissant les sociaux-démocrates, Die Linke (gauche radicale) et les écologistes, estime Benjamin Reuter. Même si le futur ex-président du Parlement européen “n’est pas favorable à cette coalition pour le moment” (rédacteur en chef du site Huffington Post allemand. »

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