Démocratie, mensonge et mathématiques
Les élections municipales nous ont à nouveau donnés le bonheur d’écouter et de lire les florilèges de tous les médias de tous les bords, journalistes, éditorialistes et politologues de tout poil.
Leurs discours tournent tous autour de deux axes. Le premier relève les accords dit « de la honte », ou naturels pour d’autres, d’un côté, et les désistements ou surtout leur absence lorsqu’un candidat LR ou assimilé est distancé par le candidat RN de l’autre côté. Et de gloser, ou s’insurger, sur de telles combinazzione, arrangements ou tambouille politicienne qui ont mené à des résultats incohérents. Certains appellent à l’ « union des droites » incontournable parait-il. D’autres, les LR massivement, la rejette avec véhémence au nom du principe que le programme économique du RN est aux antipodes du leur et que cet aspect est prioritaire sur tous les autres pour s’allier. L’économique prime sur le politique, conformément à une ligne adoptée depuis plus de 70 ans par les partis dits de gouvernement. Pour LR, le RN serait même « crypto-communiste » (dixit Henri Guaino entre autres personnalité « de droite » pour lesquels mieux vaut un socialiste qu’un RN). Être de droite politiquement et de gauche économiquement est impensable pour les élites qui nous gouvernent et s’accrochent à leur pouvoir à tout prix, fusse celui d’une décivilisation programmée.
Ceci dit, la presse ressasse en même temps des sondages qui indiquent que les électeurs de « droite » sont pour l’union des droites à plus de 70%. Et d’ajouter avec une régularité constante que la « France est à droite ».
Mais lorsqu’il s’agit d’aller voter, ces mêmes Français, favorables à 70% à l’union des droites, votent contre le RN lorsque le candidat LR est arrivé loin derrière, sans aucune chance d’être élu, mais s’est maintenu pour, en réalité, faire barrage au RN. Cherchez l’erreur ! Dans les sondages 70% des Français « de droite » sont pour l’union, mais dans l’isoloir, ils font le contraire. Ce n’est d’ailleurs pas étonnant lorsqu’on se souvient des élections législatives de juin 2024, dans lesquelles les électeurs du second tour ont voté à 70% contre le RN aussi, respectant ainsi le « front républicain » mais contraire, à ce qu’ils disent, à leurs affirmations sondagières.
Qu’est-ce qui empêchait pour ces Français si intelligents et politiques dit-on toujours, de ne pas voter pour des candidats LR maintenus seulement pour bloquer le RN en faisant élire des candidats de gauche voire d’extrême gauche ?
Tout cela est totalement incohérent, mais logique et dans la continuité notamment de 2024. De même que l’affirmation qui martèle que la France est à droite. Il n’y a rien de plus faux et les résultats le confirment dans les faits. Les Français se situent majoritairement entre le Centre et la gauche (« Deux Français sur trois » écrivait Giscard), avec une proportion de plus en plus grande vers l’extrême gauche, lorsque les effets du grand remplacement commencent à se faire sentir dans les urnes. L’exemple de Grenoble est frappant à cet égard : dans une ville ravagée par la délinquance et la drogue, exemple d’une gestion d’extrême gauche-écologiste catastrophique, dont on nous disait que la population n’en pouvait plus, le maire élu est à nouveau un écologiste, après deux mandats du maire sortant tant vilipendé. Les Grenoblois sont résolument, répétitivement et massivement d’extrême gauche ou abstentionnistes, ce qui revient au même. Ils sont donc satisfaits d’une telle gestion. Qu’on ne vienne plus dire que la France est à droite.
On ne peut pas croire, ni peut-être même souhaiter en réalité, à cette union des droites utopique dont ne veut absolument pas la « droite » LR, dont l’objectif reste une union des centres, tablant sur le fait que la France, justement, n’est absolument pas à droite majoritairement. Il se produira en 2027 la même chose qu’en 2024 et aux dernières municipales : un RN en légère hausse qui plafonnera entre 40 et 45% au bout du compte, au profit d’un Edouard Philippe ou assimilé, ou d’un François Hollande resuscité ; avec LFI en hausse et la poursuite, dans la lâcheté et la résignation, de la tranquillité de tous ces « électeurs de droite » qui auront finalement voté à gauche ou à l’extrême centre, ou encore continueront à s’abstenir à près de 50% pour protester ensuite alors qu’ils ont contribué à faire élire par leur désintérêt irresponsable, des candidats du centre ou de gauche qui feront une politique similaire sur le fond ; mais qui doit finalement les satisfaire.
On ne peut accuser les partis et leurs compromissions ou petits intérêts boutiquiers. Seuls les Français sont responsables puisqu’ils sont théoriquement libres de leur vote et de leur devenir.
EuroLibertés : toujours mieux vous ré-informer … GRÂCE À VOUS !
Ne financez pas le système ! Financez EuroLibertés !
EuroLibertés ré-informe parce qu’EuroLibertés est un média qui ne dépend ni du Système, ni des banques, ni des lobbies et qui est dégagé de tout politiquement correct.
Fort d’une audience grandissante avec 60 000 visiteurs uniques par mois, EuroLibertés est un acteur incontournable de dissection des politiques européennes menées dans les États européens membres ou non de l’Union européenne.
Ne bénéficiant d’aucune subvention, à la différence des médias du système, et intégralement animé par des bénévoles, EuroLibertés a néanmoins un coût qui englobe les frais de création et d’administration du site, les mailings de promotion et enfin les déplacements indispensables pour la réalisation d’interviews.
EuroLibertés est un organe de presse d’intérêt général. Chaque don ouvre droit à une déduction fiscale à hauteur de 66 %. À titre d’exemple, un don de 100 euros offre une déduction fiscale de 66 euros. Ainsi, votre don ne vous coûte en réalité que 34 euros.
Philippe Randa,
Directeur d’EuroLibertés.
Deux solutions pour nous soutenir :
1 : Faire un don par paypal (paiement sécurisé SSL)
Sur le site EuroLibertés (www.eurolibertes.com), en cliquant, vous serez alors redirigé vers le site de paiement en ligne PayPal. Transaction 100 % sécurisée.
2 : Faire un don par chèque bancaire à l’ordre d’EuroLibertés
à retourner à : EuroLibertés
BP 400 35 – 94271 Le Kremlin-Bicêtre cedex – France
