Si vous voulez en savoir davantage sur l’état de notre sociĂ©tĂ© et l’évolution de nos mentalitĂ©s, pourquoi vous entĂȘter Ă  regarder BFM, LCI ou CNews ? Suivez donc les chaĂźnes sportives et vous ne serez pas déçu. Quelques exemples ne manqueront pas de vous convaincre.

Un coureur cycliste professionnel français est interrogĂ© au soir d’une Ă©tape du Tour de France. Pour mieux cerner le profil psychologique du forçat de la route le journaliste cherche Ă  s’introduire dans sa sphĂšre familiale. Le champion qui vient de fĂȘter ses dix ans de mariage, cĂ©rĂ©monie qui par ailleurs avait donnĂ© lieu Ă  une pittoresque sortie d’église entre une haie d’honneur formĂ©e par ses Ă©quipiers brandissant des roues de bicyclette, tient Ă  remercier « sa compagne » qui supporte courageusement une cohabitation difficile avec une petite reine exagĂ©rĂ©ment possessive.

Il y a fort Ă  parier qu’au lendemain de la cĂ©rĂ©monie il n’aurait pas manquĂ© de louer l’abnĂ©gation de sa conjointe. Autre temps autre mƓurs. Aujourd’hui se rĂ©fĂ©rer Ă  son Ă©pouse alors que la mode est Ă  l’union libre avec de prĂ©fĂ©rence « une copine », n’est-ce pas cucul la praline ?

Au terme d’une Ă©tape du tour cycliste de Suisse, un journaliste français tend son micro Ă  un coureur vaudois. Se dĂ©roule alors un dialogue pour le moins original. En effet la langue choisie par ces deux francophones pour un Ă©change Ă©difiant est celle d’un ancien coureur britannique, un certain William Shakespeare. Comment ne pas voir surgir la barbe rĂ©jouissante de Tristan Bernard, un autre adepte et propagandiste du sport cycliste et auteur d’un inĂ©narrable vaudeville bilingue sinon louftingue, « L’anglais tel qu’on le parle ».

À l’issue de cet entretien aussi creux que poussif, nul ne doute que le français aurait grandement facilitĂ© l’échange. Mais que voulez- vous, si my taylor is rich, le jardin de mon pĂšre est plus grand que la plume de ma tante (cf. la mĂ©thode Ă  Mimile Ă©dition 1956).

Ma passion pour le cyclisme vous indispose. Parlons football, cette autre discipline que j’ai pratiquĂ©e avec davantage de succĂšs, dois-je l’avouer sans fausse humilitĂ©.

Au soir de la derniĂšre finale de la coupe de la Ligue un journaliste vante les grandes qualitĂ©s d’un gardien alsacien encore peu connu. J’ai cĂŽtoyĂ© naguĂšre quelques-uns de ses aĂźnĂ©s les plus cĂ©lĂšbres au patronyme fleurant bon le terroir comme Hausser, Gress, Specht, Wenger, Deutschmann, Huck, Wagner
 À considĂ©rer de plus prĂšs son curriculum Ă  changement de vitae, ce joueur a sans doute atterri Ă  la Meinau sur le dos d’une cigogne de retour de son hivernage, dĂ©sorientĂ©e sinon bourrĂ©e, si l’on considĂšre ses Ă©tapes en Belgique (Lierse, LiĂšge), en Ecosse (Dundee) et en Lorraine (Metz). Il y a peu, Ă  vol d’oiseau, la ligne droite Ă©tait encore le plus court chemin d’un point Ă  un autre mais c’était hier et les tortueux agents des footballeurs n’existaient pas encore pour faire visiter du pays Ă  leurs protĂ©gĂ©s. Imaginez ma surprise, moi le fils de Marie-ThĂ©rĂšse LoĂ«b originaire d’Epfig, sur la route des vins, lorsque je dĂ©couvre que cet alsacien talentueux s’appelle Eiji Kawashima


Pincez-moi, je rĂȘve. Et si j’avais terminĂ© dans les buts du Football Club de Tokyo une carriĂšre devenue incertaine, aurais-je pour autant Ă©tĂ© reconnu comme un gardien japonais exemplaire, aussi cĂ©lĂšbre que Carlos Ghosn qui, soit dit en passant, pointe dĂ©sormais aux Japonais absents.

Pour alimenter cette chronique frapadingue je rappellerai simplement que « de mon temps » une Ă©quipe de football Ă©tait encadrĂ©e, un jour de match, par un entraĂźneur, son adjoint, un soigneur (celui qui coupait les citrons Ă  la mi-temps, et manipulait dextrement l’indispensable Ă©ponge miracle). Figurez-vous qu’aujourd’hui, outre les services d’une plĂ©iade de techniciens spĂ©cialisĂ©s, les clubs s’adjoignent ceux d’interprĂštes bĂ©nĂ©ficiant d’un contrat Ă  temps plein. Leur mission : permettre Ă  tout un microcosme cosmopolite de faire semblant de se comprendre tout en gommant la rugositĂ© des propos « bruts de fonderie » tenus par ces divas du ballon rond Ă  l’ego hypertrophiĂ©.

Une petite derniĂšre pour la route. Megan Rapinoe footballeuse amĂ©ricaine, « Ballon d’Or 2019 », a Ă©tĂ© dĂ©signĂ©e par la BBC comme la « Sportive fĂ©minine de l’annĂ©e ». Certains s’étonnent de ce choix qui porte sur une adepte d’une discipline fĂ©minine encore relativement confidentielle Ă  l’échelon mondial. Ses qualitĂ©s de « milieu de terrain » bien qu’incontestables, n’y sont pas pour grand-chose. Ses mĂšches couleur « encre violette » ne laissent certes pas indiffĂ©rent ce petit monde de l’audiovisuel, mais ce qui la hisse au rang d’IcĂŽne et alimente trĂšs opportunĂ©ment les commentateurs friands de scandales, c’est avant tout son cĂŽtĂ© rebelle.

Megan Rapinoe.

Megan Rapinoe.

Pensez donc, cette lesbienne militante, aux liaisons successives affichĂ©es, porte-drapeau des minoritĂ©s asservies, a refusĂ© de serrer la main du prĂ©sident Trump et boudĂ© ostensiblement l’hymne amĂ©ricain lors de la prĂ©sentation des Ă©quipes avant le coup d’envoi. HonnĂȘtement devoir attendre 34 ans, Ăąge de la retraite pour beaucoup de ses collĂšgues, pour ĂȘtre sportivement portĂ©e aux nues, vous ne m’îterez pas de l’idĂ©e qu’il y a un truc cachĂ© qui se contrefiche certainement du toucher de ballon onctueux de la demoiselle ou de la trajectoire trompeuse de ses tirs brossĂ©s. Autant de coups de pied occultes qui se perdent !

DĂ©cidĂ©ment, comme le disaient Jarry ou Allais (on ne sait plus lequel a picorĂ© l’autre), quand on dĂ©passe les bornes, il n’y a plus de limites
 Ă  la sottise, et je suis poli.

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