7 février 2020

A Rome, l’Europe périphérique se rassemble

Par Euro Libertes

Un Congrès des Républicains taillé en alternative à l’Union Européenne, tel était le « National Conservatism » qui a vu une partie des conservateurs rassemblés à l’invitation du politologue nationaliste et théologien israélien Yoram Hazony.

« National Conservatism » que l’on pourrait traduire par « L’internationale des conservateurs » s’inscrit dans les conséquences indirectes de l’élection de Donald Trump aux Etats-Unis. Si la figure de Steve Bannon avait à la base servi de tête de pont entre les conservateurs européens et l’orageux président des USA, la fondation Edmund Burke a bel et bien pris le relais pour le plus grand bonheur (sentez l’ironie) des progressistes et de la gauche européenne, l’intitulé même du colloque (Dieu, honneur et pays) avait de quoi faire frémir la meute des technocrates européens.

Le choix de Rome ne devait rien au hasard. Introduit par la présidente de « Fratelli de Italia » (Une formation politique que d’aucuns qualifient de « post-fasciste »), ce colloque a vu défiler à la tribune l’intellectuel américain Rod Dreher, le Premier ministre hongrois, mais aussi Marion Maréchal.

Marion Maréchal, égérie en périphérie

« Nous sommes le nouvel humanisme de ce siècle. Pourquoi ? Parce que nous savons et nous défendons tous les besoins de l’âme humaine : ordre, liberté, obéissance, responsabilité, hiérarchie, honneur, sécurité », a-t-elle notamment déclaré à la tribune. La jeune retraitée de la vie politique a ceci de fascinant qu’elle est toujours là où on l’attend à des évènements inattendus. Le jeu de cache-cache avec nos confrères s’éternise donc. Elle a beau s’acharner à déclarer qu’elle ne reviendra pas, le RN a beau s’échiner à répéter qu’elle n’est personne, elle parvient à fasciner, à attirer et à convaincre. Ce n’est pas un hasard si l’intégralité des médias français ont couvert l’évènement. Tous guettent, attendent et interprètent le bon mot, le sous-entendu réel ou supposé. « Si Marion ouvrait une boulangerie, ils titreraient sur le fait qu’elle cherche l’électorat des boulangers », s’amuse un journaliste qui la connaît bien. Il faut dire que la benjamine de la tribu Le Pen va faire l’objet d’un livre à paraître en avril écrit par le journaliste Louis Hausalter intitulé « Marion Maréchal, le fantasme de la droite ».

L’ancienne députée du Vaucluse s’en amuse en tout cas : « En France, on adore mettre les gens dans des cases. Je perturbe énormément les journalistes parce que je ne suis pas dans la case ‟politique électorale” et je ne suis pas, non plus, dans la case ‟société civile silencieuse”. C’est toujours le même sujet et il n’y a pas d’ambiguïté. J’ai dit et redit que je n’avais pas d’ambition présidentielle en 2022. » confiait-elle hier à Boulevard Voltaire.

Viktor Orban l’autre périphérique

Qu’on se le dise, le conservatisme européen ne se fera pas sans le Premier ministre hongrois. Viktor Orban est aussi un inclassable. Membre du PPE et régulièrement en instance d’exclusion de la formation de droite « modérée » au Parlement européen, Orban semble avoir définitivement franchi le Rubicon en s’affichant à ce congrès avec des adversaires revendiqués du PPE. Et ce qui est révélateur, c’est que personne n’est choqué de le voir à ce congrès, à l’échelle nationale, c’est pourtant comme si Laurent Wauquiez se rendait à un meeting du RN.

Un grand absent

Annoncé en superstar, Matteo Salvini ne s’est finalement pas rendu au colloque. D’après le mensuel L’Incorrect, il n’aurait pas souhaité s’afficher avec des personnalités du PPE. D’autres se gargarisent sur sa « faiblesse » depuis sa défaite en Emilie-Romagne. Quoiqu’il en soit cette absence aura fait couler un peu plus d’encre sur l’évènement. •

Article publié dans les colonnes du quotidien Présent.

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