Avec le virus qui nous affecte et la crise qui nous infecte, une affirmation revient invariablement dans la bouche de nos hommes politiques et des experts en tout et n’importe quoi commentant l’actualitĂ© : « Demain ne sera plus comme avant. »

Formule valise qui permet par exemple aux eurosceptiques d’entrevoir, tel un cachet de paracĂ©tamol effervescent, la dissolution de l’euro et la dislocation des piĂšces mal ajustĂ©es de l’Union europĂ©enne. Formule valise qui offrirait aux adeptes inconditionnels de celle-ci l’occasion inespĂ©rĂ©e de renforcer ses structures incontestablement dĂ©faillantes.

En sommes-nous si sûrs ?

Avant mĂȘme la sortie de cette pandĂ©mie, catastrophique pour certains, providentielle pour d’autres, se pose la question du financement des mesures Ă©conomiques qui se bousculent sur le terrain dĂ©jĂ  « marmité » de la solidaritĂ© nationale. C’est ce qui permet au sage de rappeler un postulat de FrĂ©dĂ©ric Bastiat, un Ă©conomiste oubliĂ©, mort en 1850 : « L’État providence, c’est la grande fiction pour laquelle on veut vivre aux dĂ©pens de tout le monde »  sous rĂ©serve que chacun mette la main Ă  la poche, devrait-il prĂ©ciser en 2020. C’est toute la nuance qui existe entre un « on » parfaitement indĂ©fini et un « chacun » qu’il convient de prĂ©ciser.

Frédéric Bastiat.

Frédéric Bastiat.

Le confinement permet d’évaluer encore plus spĂ©cifiquement l’impact des « territoires perdus de la RĂ©publique » sur le fonctionnement de l’État . Il met en exergue l’inconsĂ©quence ou la perversitĂ© des adeptes de la victimisation de leur population. La sagesse de nos pĂšres ne proclamait-elle pas que « quand le berger vante les loups, il n’aime pas ses moutons ». Pour que demain ne soit plus comme avant et que la carte de notre pays, avec ses centaines de trous, ne ressemble plus Ă  une tranche d’emmental français, le gouvernement devra prendre enfin conscience des causes profondes de ce mal que rĂ©sume fort bien le postulat de Rivarol : « Quand les peuples cessent d’estimer, ils cessent d’obĂ©ir ».

Pour que demain ne soit plus comme avant, la dĂ©termination du pouvoir exĂ©cutif devra ĂȘtre sans faille. Une feuille de route, rigoureusement Ă©tablie, ne saura supporter le moindre Ă©cart. Cela Ă©vitera Ă  certains de ses porte-parole de devenir la risĂ©e populaire et la tĂȘte de turc d’humoristes ravis d’une telle aubaine. Ainsi le malheureux Édouard Philippe aurait-il Ă©vitĂ©, du fait du caractĂšre erratique et besogneux de ses interventions, la rĂ©actualisation Ă  ses dĂ©pens, d’un titre du journal Le Globe de 1829 : « Monsieur de Polignac est trĂšs rĂ©solu, mais il ne sait pas Ă  quoi »  Ou encore, et pour les mĂȘmes raisons, de faire les frais d’un constat aigre-doux de Joseph de Maistre concernant le flou qui caractĂ©rise les pĂ©riodes de tension : « La difficultĂ© dans les temps de crise, n’est pas de faire son devoir, mais de le connaĂźtre ».

Si l’oisivetĂ© est mĂšre de tous les vices, il est toutefois possible d’affirmer que le confinement ouvre aux esprits curieux des horizons insoupçonnĂ©s. Ainsi Ă  papillonner de BFMTV Ă  CNews, de LCI Ă  France Info, on comprend mieux le propos de Pierre Gaxotte affirmant que « La duperie des mots prĂ©pare les Ă©garements ». De mĂȘme Ă  renifler les « fake news », Ă  butiner les titres de la presse dite « mainstream », Ă  boire les paroles du professeur Raoult expert en « buzz », Ă  se rĂ©galer du « Sybeth-bashing » on comprend mieux l’affirmation du roumain Emil Cioran : « On n’habite pas un pays, on habite une langue ».

Pour que demain ne soit plus comme avant, cette conversion de l’ensemble des populations Ă  la culture française ne manquera pas d’ĂȘtre prise Ă  bras-le-corps. Sans quoi notre territoire comptera trĂšs vite plus d’apatrides que de nationaux, encore que
 mais restons politiquement correct.

Pour que demain la France retrouve cette unitĂ© perdue au grĂ© des cahots des chantiers de la construction europĂ©enne et du tangage et du roulis des « super-porte-conteneurs » de la flotte mondialiste, elle devra s’en remettre Ă  un attelage politique soucieux de l’harmonie et de l’équitĂ© indispensables Ă  la santĂ© d’une nation, rigoureux dans le traitement de ses anticorps.

Les auriges du char de l’État ne devront jamais oublier que, comme l’avait excellemment constatĂ© naguĂšre Royer Collard, un vrai roulier de la politique : « Les majoritĂ©s trompeuses qui se succĂšdent ne sont que des minoritĂ©s accidentellement grossies, d’opinions diffĂ©rentes ou mĂȘme opposĂ©es ». Ils adopteront par ailleurs le curieux postulat de ValĂ©ry : « Toute politique se fonde sur l’indiffĂ©rence de la plupart des intĂ©ressĂ©s, sans laquelle il n’y a plus de politique possible ». Ils n’ignoreront pas pour autant que selon Rivarol, « le peuple donne sa faveur, jamais sa confiance ». On peut toutefois rĂȘver.

Mais puisque demain ne sera plus comme avant, pour tirer les enseignements d’une crise dĂ©passant par ses effets le strict pĂ©rimĂštre de la pandĂ©mie, que le prĂ©sident Macron n’oublie pas que, selon Platon, « Tout changement est un mal s’il ne supprime pas ce qui est mal ».

Et lui qui prĂ©tend incarner l’un des bĂątisseurs d’un monde nouveau, qu’il se souvienne que, pour Ernest Renan, « les vrais hommes de progrĂšs sont ceux qui ont pour point de dĂ©part un respect profond du passé ».

Adeptes ou non du proverbial « AprĂšs moi le dĂ©luge », nos autoritĂ©s suprĂȘmes ne devront pas ignorer la rudesse de leur postĂ©ritĂ© appelĂ©e Ă  qualifier l’empreinte qu’elles laisseront dans le livre des grandes heures, ou prĂ©tendues telles, de la DĂ©mocratie : « L’histoire sera trĂšs dure pour ceux qui ont fait semblant de ne pas entendre ». C’est du moins l’opinion d’un prophĂšte, Alexandre Soljenitsyne, qui avait trop longtemps prĂȘchĂ© dans le dĂ©sert sibĂ©rien.

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