ParallĂšlement au vaste mouvement social des « Gilets Jaunes », les observateurs ont relevĂ© une trĂšs forte augmentation du nombre de radars automatiques dĂ©truits sur le bord des routes nationales et dĂ©partementales. La carte des destructions coĂŻncide avec la « Diagonale du Vide », cette « France pĂ©riphĂ©rique » pĂ©riurbaine, rurale profonde et rurbaine qui s’étend des Ardennes au pied des PyrĂ©nĂ©es. À l’hiver 2018 – 2019, on recensait jusqu’à 100 % des radars hors-service en Haute-Loire…

Des Gilets Jaunes ont Ă©tĂ© surpris en train de les dĂ©molir. ArrĂȘtĂ©s et jugĂ©s de maniĂšre expĂ©ditive, ils ont parfois Ă©tĂ© lourdement condamnĂ©s. Les radars expriment l’évidente kleptocratie du rĂ©gime de Macron. CensĂ©s protĂ©ger des vies humaines, ces appareils extorquent en fait aux Français les plus modestes des sommes d’argent considĂ©rables. Souvent installĂ©s aux endroits les plus rentables, ils font de l’automobiliste une formidable vache Ă  lait sans que la SĂ©curitĂ© routiĂšre ne se prĂ©occupe de l’état lamentable des chaussĂ©es.

Ces audacieux Gilets Jaunes anti-radars n’innovent pourtant pas. Aux lĂ©gislatives de 2017 se prĂ©sentaient quelques candidats d’un Mouvement anti-radars coordonnĂ©s par feu Rodolphe Crevelle. Ces opposants aux radars renouvelĂšrent les initiatives de FrĂ©dĂ©ric Rabiller. Entre avril 2007 et mai 2008, il fit exploser une dizaine de radars en Île-de-France. Il revendiqua assez vite ces attaques au nom d’un groupe armĂ© dont il Ă©tait le seul membre, la FNAR (Fraction nationaliste armĂ©e rĂ©volutionnaire). Le numĂ©ro de Paris-Match (du 20 au 26 mars 2008) publia son communiquĂ©. Les revendications mentionnĂ©es rĂ©sonnent familiĂšrement aux oreilles des Gilets Jaunes : dĂ©nonciation des politiciens prĂ©varicateurs qui permettent « aux grands groupes industriels de dĂ©localiser (ruinant par cela des rĂ©gions entiĂšres) », exigence de la fin immĂ©diate de la rĂ©pression routiĂšre, « baisse progressive et perceptible de l’ensemble de la fiscalitĂ© (impĂŽts sur le revenu et locaux, taxe sur les carburants, etc.) », « contrĂŽle Ă©tatique sur les prix des produits de premiĂšre nĂ©cessitĂ© et sur les loyers », surveillance du grand patronat, « obligation de transparence sur la santĂ© financiĂšre des grands groupes industriels ».

À ces lĂ©gitimes revendications socio-Ă©conomiques qui resurgiront dix ans plus tard sur les ronds-points s’ajoutĂšrent des exigences plus politiques comme le lancement d’une grande politique nataliste, ce que font maintenant les gouvernements illibĂ©raux hongrois et polonais, l’arrĂȘt total de l’immigration et le « renvoi de tous les clandestins ». Rejetant tout racisme et jugeant que « la couleur de la peau est sans importance », la FNAR considĂ©rait que les populations d’Outre-mer sont pleinement françaises. À l’instar du Charles De Gaulle s’exprimant devant Alain Peyrefitte, le texte signĂ© « R » estimait que « la France doit conserver sa culture celte et grĂ©co-romaine ainsi que sa prĂ©dominance religieuse chrĂ©tienne ». Il demandait enfin une modeste rançon de quatre millions d’euros.

Les services antiterroristes n’eurent aucune piste jusqu’au 28 mai 2008. Ce jour-lĂ , FrĂ©dĂ©ric Rabiller travaillait sur des explosifs. La manipulation se passa mal et fit sauter son domicile Ă  Clichy-la-Garenne. Ses deux mains furent arrachĂ©es. Mis en examen, le jeune Rabiller, nĂ© en 1979, qui avait tenu tĂȘte une annĂ©e entiĂšre au rĂ©gime sarközyste, mit fin Ă  sa vie en 2011 dans la maison de ses parents en Loire-Atlantique.

FrĂ©dĂ©ric Rabiller fut ainsi par avance le premier signal d’une longue et lente exaspĂ©ration populaire. Surtout quand ils sont souterrains, les mouvements de foules prennent un certain temps avant de se manifester publiquement. Les enquĂȘteurs y virent une simple pĂ©ripĂ©tie proto-terroriste. Ils ignoraient alors que la FNAR accoucherait au terme d’une gestation dĂ©cennale de la premiĂšre jacquerie post-moderne des Gilets Jaunes !

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