Pour une fois, ma petite rubrique va commencer par un « coup de gueule » ! Oui, ça suffit ! Nos soldats meurent au Mali, pour le Mali, et nous n’avons en rĂ©ponse, qu’ingratitude. Assez ! Depuis le dĂ©but de l’opĂ©ration Barkhane qui a succĂ©dĂ© Ă  Serval pour stopper aux portes de Bamako les rebelles islamistes ou nomades – ces derniers portant les couleurs d’un islam qui n’était pas, initialement le leur –, nos troupes ont repris tout ou partie du territoire malien. Mais le prix Ă  payer est lourd : ce sont 44 des nĂŽtres qui sont tombĂ©s dans l’ex-Soudan français. Quels remerciements en avons-nous ? Sur les rĂ©seaux sociaux, ça gronde, on assimile parfois les troupiers français Ă  une armĂ©e d’occupation. Les heures glorieuses de l’accueil triomphal fait Ă  François Hollande, c’est fini.

Visite d'une délégation militaire dans le Nord du Mali.

Visite d’une dĂ©lĂ©gation militaire dans le Nord du Mali.

Les Maliens de France, au Mali !

Rappelons que les immigrĂ©s maliens comptent pour la plus importante communautĂ© africaine installĂ©e en France, plus ou moins, officiellement, 100 000, beaucoup plus sans doute, sans compter les clandestins. Tenez, allez Ă  Montreuil dans le 9-3, c’est la capitale du Mali en France ! Et parmi tous ces solides gaillards, il n’y aurait pas de soldats potentiels pour aller sauver leur patrie ? C’est proprement scandaleux de voir ces grands hommes noirs, bien bĂątis, capables de faire de bons combattants si bien entraĂźnĂ©s, rester cachĂ©s chez nous,– qui est « chez eux » selon nos belles Ăąmes –, alors que nos fils et nos frĂšres tombent pour eux. Sans oublier non plus, au passage, les pauvres soldats maliens, mal Ă©quipĂ©s, mal entraĂźnĂ©s qui, eux aussi, meurent pour leur pays sans que leurs chefs, trop occupĂ©s Ă  trafiquer Ă  Bamako, ne s’en prĂ©occupent beaucoup. Ce qui gĂ©nĂšre, parfois, de justes manifestations de la part de leurs femmes ou de leurs sƓurs contre le gouvernement local. On peut le comprendre.

Expulsons-les !

Donc ces Maliens vivant en France, et particuliĂšrement ceux frappĂ©s par une OQTF – obligation de quitter le territoire français – ne partent jamais. Pourquoi ? Parce que leur gouvernement refuse de les reprendre, refuse de dĂ©livrer les fameux laissez-passer consulaires, les LPC. Ces documents sont nĂ©cessaires pour que l’administration française puisse expulser un clandestin depuis un centre d’accueil, vers son pays d’origine.

En plus, tout immigrant sait qu’il a intĂ©rĂȘt Ă  dĂ©truire ses papiers d’identitĂ©, son passeport, avant de dĂ©barquer en Europe pour brouiller les pistes. Il sait qu’il gagnera du temps en empĂȘchant que l’on dĂ©termine sa vraie nationalitĂ©. S’il « perd » volontiers ses papiers, il conserve bien prĂ©cieusement, par contre son tĂ©lĂ©phone portable !

On se moque du monde. Surtout le ministre malien chargĂ© des siens Ă  l’étranger, un certain Yaya SangarĂ© qui, c’est tout juste s’il n’accuse pas la France de fabriquer des clandestins, pour refuser les fameux LPC ! On comprend que les autoritĂ©s maliennes ne soient pas trĂšs dĂ©sireuses de rĂ©cupĂ©rer leurs nationaux, car ces derniers font vivre une bonne partie du pays. Comment ? Chaque annĂ©e, c’est plus de 500 milliards de Francs CFA, soit environ 820 millions d’euros, que la diaspora dĂ©verse sur son pays d’origine, faisant vivre, qui ses parents, qui ses oncles, qui ses cousins.

On a calculĂ© que ça reprĂ©sentait, tout de mĂȘme, plus de 6 % du PIB du Mali. Donc, pour le prĂ©sident Ibrahim Boubacar KeĂŻta, « IBK » pour les intimes, qui Ă©tait prĂ©sent aux Invalides pour les obsĂšques de nos treize martyrs – c’était le minimum « syndical » ! – il n’y a aucun intĂ©rĂȘt pour que son pays rĂ©cupĂšre ses nationaux planquĂ©s Ă  l’étranger, oui, planquĂ©s ! Alors, il faudrait que notre chef de l’État, notre premier ministre, tapent du poing sur la table et que la France cesse d’abreuver ce pays via l’Agence française de dĂ©veloppement, l’AFD.

Il faut exercer un chantage sur les autorités de Bamako : « Ou vous reprenez vos clandestins, ou nous rapatrions nos troupes ! »

Inutile de vous dire que la seule idĂ©e de devoir fuir et quitter les avantages du pouvoir, aurait raison de l’hypocrisie des autoritĂ©s maliennes ! Mais, au lieu de cela, le ministre malien de l’intĂ©rieur, je crois, a trouvĂ© une autre solution : que la France rĂ©gularise tous les Maliens clandestins, comme cela, il n’y aurait plus le problĂšme avec les LPC. CQFD ! Mais en fin de compte, l’amitiĂ© franco-soudanaise, franco-malienne, en mĂ©moire des soldats africains tombĂ©s pour nous, jadis, ne vaudrait-elle pas un arrangement Ă  l’amiable ? Article tout spĂ©cialement dĂ©diĂ© Ă  son Excellence TouminĂ© DjimĂ© Diallo, ambassadeur de la RĂ©publique du Mali Ă  Paris !

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A propos de l'auteur

Jean-Claude Rolinat

Jean-Claude Rolinat a Ă©tĂ© successivement cadre administratif, documentaliste et journaliste dans la presse d’opinion. Il a publiĂ© plusieurs ouvrages consacrĂ©s Ă  l’histoire contemporaine et rĂ©digĂ© les biographies du gĂ©nĂ©ral Peron (Argentine), du marĂ©chal Mannerheim" (Finlande), et de Ian Smith (RhodĂ©sie), "Le Canada français, de Jacques Cartier au gĂ©nocide tranquille" (avec RĂ©mi Tremblay). Derniers livres parus aux Ă©ditiions Dualpha : "La Bombe africaine et ses fragmentations", prĂ©facĂ© par Alain Sanders et "Dictionnaire des États Ă©phĂ©mĂšres ou disparus de 1900 Ă  nos jours” (2e Ă©d. revue, corrigĂ©e et augmentĂ©e).

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