En 1549 Joachim du Bellay publiait sa « Deffence et illustration de la langue françoyse », dix ans aprĂšs la promulgation de l’ordonnance de Villers-Cotteret qui imposait le français comme langue du droit et de l’administration française.

En 1784 Rivarol, d’origine piĂ©montaise soit dit en passant, Ă©crivait son magistral « discours sur l’universalitĂ© de la langue française » que vomiraient aujourd’hui les instances europĂ©ennes si elles en prenaient connaissance (rassurez-vous, leur niveau culturel moyen ne le leur permet pas).

discours sur l’universalitĂ© de la langue française.

Deux siĂšcles plus tard, c’est un Africain, prĂ©sident de la RĂ©publique du SĂ©nĂ©gal, LĂ©opold Senghor, qui dĂ©clarait sa flamme Ă  notre langue : « Le français, ce sont les grandes orgues qui se prĂȘtent Ă  tous les timbres, Ă  tous les effets, des douceurs les plus suaves aux fulgurances de l’orage. Car je sais ses ressources pour l’avoir goĂ»tĂ©, mĂąchĂ©, enseignĂ© et qu’il est la langue des Dieux ! ».

Quelques annĂ©es plus tard c’est Hassan II, le trĂšs francophone roi du Maroc, qui nous mettait en garde contre le danger qui menaçait dĂ©jĂ  le français. Il dĂ©plorait notamment que « les Français ne sachent plus Ă©crire leur langue » et rĂ©clamait de la France le dĂ©tachement dans le royaume chĂ©rifien « de meilleurs professeurs ». Que valaient donc ceux qui lui avaient Ă©tĂ© affectĂ©s jusqu’alors ?

À la mĂȘme Ă©poque Kateb Yacine, Ă©crivain algĂ©rien, nationaliste et indĂ©pendantiste convaincu, affirmait que la langue française Ă©tait « le butin de guerre des AlgĂ©riens ».

Bigre, notre langue serait-elle aussi admirable que le laissent supposer ces praticiens « pluriculturels », venus de tous les horizons ?

Si comme le souligne Hassan, les Français ne savent plus Ă©crire leur langue, savent-ils encore la parler ? Au nombre d’impropriĂ©tĂ©s de langage que nos diffĂ©rents supports mĂ©diatiques colportent on peut en douter. Ne parlons pas des emprunts systĂ©matiques contractĂ©s auprĂšs des bisons d’AmĂ©rique qui d’ailleurs parlent l’anglais comme leurs congĂ©nĂšres polonais. Et que dire de ces nĂ©ologismes envahissants qui, le plus souvent, cachent la pauvretĂ© de la pensĂ©e.

Un universitaire méconnu devenu saltimbanque, Pierre-Jean Vaillard, posait en 1969 un diagnostic bien inquiétant qui en fait relevait davantage de la médecine légale que de la médecine générale : « La télévision et la radio ont tué les mots ; ils servent trop, les mots ; ils sont vidés de leur substance, ils ne veulent plus rien dire, les plus belles phrases ne sont que des os sans moelle, les grandes envolées ne sont plus que vacarme ».

Il est vrai que comme l’affirme un proverbe africain « plus les tambours sont creux plus ils font du bruit ». Est-ce pour autant le fruit de la fatalité ? Voire


« La parole a Ă©tĂ© donnĂ©e Ă  l’homme pour dĂ©guiser sa pensĂ©e » affirmait un homme qui pratiquait son art avec talent : Talleyrand, le Diable boiteux. Tiens donc. Et que sous-entendait Julien Gracq en Ă©crivant « La pensĂ©e vole et les mots vont Ă  pied. VoilĂ  le drame ! ». Quel beau sujet de concours d’entrĂ©e Ă  Science-Po !

« Je crois d’un bon citoyen de prĂ©fĂ©rer les paroles qui sauvent que les paroles qui plaisent », DĂ©mosthĂšne dixit. Ainsi donc, du temps de la splendeur de la mĂšre de la DĂ©mocratie, la demi-sƓur de celle-ci, cette chipie de DĂ©magogie lui jouait dĂ©jĂ  les tours Ă  sa maniĂšre.

Aujourd’hui, tĂ©lĂ©vision oblige, un chef d’État doit impĂ©rativement plaire. Notre Ă©poque prend les beaux parleurs pour des orateurs ce qui conduit le citoyen français Ă  magnifier le bagout des animateurs du petit Ă©cran et Ă  les prĂ©fĂ©rer Ă  DĂ©mosthĂšne ou Ă  Bossuet reconnus pourtant parmi les plus grands orateurs de l’histoire. Mais qui est encore capable d’apprĂ©cier les talents du BĂšgue d’AthĂ©nes ou de l’Aigle de Meaux ? Certainement pas les psittaciformes de nos voliĂšres radio-tĂ©lĂ©visuelles.

Il est encore admis qu’une nation est fondĂ©e sur une communautĂ© de culture, de langue. DĂ©structurez-les, pulvĂ©risez-les, qu’en restera-t-il ? Ne serait-ce pas ce qui permet Ă  l’AcadĂ©mie française de voir dans l’écriture inclusive, entre autres malheurs, un pĂ©ril mortel pour la langue française aprĂšs la mise en piĂšces de l’histoire de France ?

Quoi qu’il en soit « is fecit cui prodest ? » comme ne manquerait pas de le dire le docte Cyril Hanouna dans sa non moins acadĂ©mique « Touche pas Ă  mon poste ». Vraiment, Ă  qui profite le crime ?

Eh oui, un citoyen de nulle part est plus « modĂ©lisable », donc plus « mondialisable », qu’un breton encore granitique, qu’un auvergnat viscĂ©ralement hercynien ou qu’un basque Ă  la tĂȘte trop prĂšs du bĂ©ret. CQFD.

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