Tous les hommes naissent inĂ©gaux. Quelques-uns naissent avec des droits, hĂ©ritĂ©s du labeur, des efforts, des sacrifices de leurs ancĂȘtres en faveur de la patrie. Les fameux droits de l’homme (comme ceux de la femme et de l’hybride inclassable) ne sont que l’apanage des seuls citoyens.

Thomas Jefferson

Au XVIIIe siĂšcle, lorsque Thomas Jefferson a lancĂ© sa phrase qui a servi de fondement Ă  l’Occident moderne : « Tous les hommes naissent libres et Ă©gaux en droits », n’importe qui comprenait qu’il ne pensait qu’aux seuls citoyens, nullement aux esclaves, parfois moins considĂ©rĂ©s que ne l’étaient les chevaux, et que la maxime n’avait de valeur que dans les pays oĂč la majoritĂ© des humains ne vivait pas dans l’esclavage.

En 1776, nul ne se serait avisĂ© de parler des droits du moujik, du coolie chinois ou des sujets soumis aux caprices des rois africains et des sultans mahomĂ©tans. De nos jours encore, un enfant de pauvre nĂ© en AmĂ©rique cocaĂŻnĂ©e, en Afrique, au Moyen Orient, en CorĂ©e du Nord naĂźt sans droit, Ă©tant exposĂ© Ă  quantitĂ© de risques, dont la mort violente prĂ©maturĂ©e n’est pas forcĂ©ment le pire si l’on croit au mythique paradis.

L’isonomia, notion nĂ©e en GrĂšce antique au VIe siĂšcle avant JC – soit l’égalitĂ© de tous devant la Loi – ne fut jamais qu’une affaire de citoyens. Les mĂ©tĂšques ne jouissaient pas des mĂȘmes droits que les citoyens. Quant aux esclaves, ils Ă©taient des « choses », nĂ©gociables, utilisables, voire pĂ©rissables Ă  volontĂ©. Les AthĂ©niens firent sensation dans le monde grec, au Ve siĂšcle avant JC, quand, par une loi, ils interdirent aux maĂźtres de tuer un esclave par simple caprice.

Il ne peut y avoir de droits sans devoirs, c’est ce qu’avaient compris les rĂ©dacteurs de la Constitution de 1795, en l’An III de la Ire RĂ©publique française. Et l’on mesure notre dĂ©chĂ©ance d’Occidentaux, lorsque l’on compare le bon sens d’hommes qui avaient survĂ©cu aux bacchanales rĂ©volutionnaires Ă  notre veulerie d’individus repus, autant de biens que de propagande lĂ©nifiante.

Pour accroĂźtre les bĂ©nĂ©fices de la grande distribution, l’on importe une Ă©norme quantitĂ© d’immigrĂ©s, assez peu pourvus de talents immĂ©diatement utilisables, mais qui dĂ©couvrent avec stupeur qu’ils peuvent, au moins dans un premier temps, consommer sans travailler. Car, de nos jours, tout immigrĂ©, mĂȘme clandestin (variantes : irrĂ©gulier, sans papier) a des droits, du seul fait qu’il existe et qu’il a pĂ©nĂ©trĂ© dans un pays rĂ©putĂ© riche et accueillant.

Dans son pays d’origine, il n’était qu’un paria, voire une future victime (ou « dommage collatĂ©ral ») des guerres de gangs, des guerres religieuses ou des guerres nĂ©ocoloniales, soit un pion minime et parfaitement nĂ©gligeable dans le jeu d’impĂ©rialismes rivaux. DĂ©barquĂ© en Occident, il devient une personne nantie de droits : Ă  la nourriture, au logement et au vĂȘtement, avant mĂȘme d’ĂȘtre astreint (et pas toujours) au travail.

Ce n’est pas du tout ce qu’ont vĂ©cu nos ancĂȘtres, ceux-lĂ  mĂȘmes dont le travail accumulĂ© durant des millĂ©naires a produit notre civilisation, avec son bien-ĂȘtre, dont la Justice fait partie. Et Justice ne signifie nullement complaisance ou bĂȘtise.

C’est une dangereuse sottise que d’importer d’énormes cargaisons d’hommes jeunes, d’autant plus avides de jouissances qu’on leur rĂ©pĂšte qu’ils ont des droits par le simple fait qu’ils sont arrivĂ©s dans l’El Dorado.

Il existe, dans notre Occident, quantitĂ© d’individus de tous sexes et genres qui se sentent sexuellement frustrĂ©s ou insatisfaits et favorisent l’immigration dans l’espoir de trouver, sinon « l’ñme sƓur », du moins un compagnon ou une compagne de jeux amoureux. De la mĂȘme façon, quantitĂ© d’idĂ©alistes irrĂ©flĂ©chis se font une joie de transfĂ©rer leur capacitĂ© de sympathie, autrefois dĂ©volue aux bĂ©bĂ©s phoques, aux baleines, aux forĂȘts, etc. Ă  nos « frĂšres et sƓurs en humanitĂ©. »

En une Ă©poque oĂč les revendications syndicales ne font plus vraiment recette, oĂč le mariage et l’adoption pour les couples les plus bizarres sont devenus des articles d’usage courant, l’accueil des immigrĂ©s peut sembler une autre façon de cultiver leur droit Ă  la diffĂ©rence et de tĂ©moigner de leurs capacitĂ©s de nuisance pour les agitĂ©(e)s du bocal.

La Nation de chaque pays d’Europe occidentale et scandinave n’a toutefois pas Ă  se suicider pour plaire aux frustrĂ©s, aux idiots gĂ©nĂ©reux avec l’argent des autres, aux niais adeptes de croyances politiques ou religieuses destructrices de l’Ordre et du Bien commun, en rĂ©sumé : les anarchistes avec ou sans paillettes mĂ©taphysiques, les postmarxistes en cours de recyclage, les psychopathes avides de sensations fortes perpĂ©tuellement renouvelĂ©es.

S’il est de rares lois enseignĂ©es par l’histoire des civilisations, il en est d’évidentes : un Droit, cela se mĂ©rite ; il n’existe pas de Droit sans Devoir ; ĂȘtre venu au monde n’autorise pas Ă  jouir de biens sans les avoir gagnĂ©s.

Le sujet des Droits de l’Homme est le terrain d’affrontement idĂ©al entre l’esprit vouĂ© Ă  l’Ordre et au bon sens (en littĂ©rature, on parlerait de classicisme) et le libĂ©ral, qui gĂ©nĂ©ralement parle plus vite qu’il ne rĂ©flĂ©chit, mais opine dans le sens d’une gĂ©nĂ©rositĂ© instinctive, volontiers irrationnelle (un romantique, en quelque sorte).

Dans son ultime opus (verbeux, comme Ă  l’accoutumĂ©e), Parier pour l’homme (Ă©crit en 1972 et paru l’annĂ©e suivante de façon posthume), Pierre-Henri Simon a donnĂ© une excellente dĂ©finition des grands libĂ©raux qui ont empoisonnĂ© notre monde contemporain par leurs excĂšs : « Le romantique crie pour prolonger l’écho de son inquiĂ©tude et met son gĂ©nie Ă  Ă©tendre la pagaille. »

Effectivement, par manque de rĂ©flexion sur les fondements de la vie en sociĂ©tĂ©, l’Occident s’est engagĂ©, durant les annĂ©es 1960 sq., dans un dĂ©clin durable. Il est temps de repenser les notions de Bien commun, de Devoir envers le pays et de SouverainetĂ© de l’État qui ne peut ĂȘtre dĂ©volue qu’à la Nation.

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A propos de l'auteur

Bernard Plouvier

Ancien chef de service hospitalier, spĂ©cialisĂ© en MĂ©de­cine interne.Il est auteur de nombreux livres historiques (L’énigme Roosevelt, faux naĂŻf et vrai machiavel ; La tĂ©nĂ©breuse affaire Dreyfus ; Hitler, une biographie mĂ©dicale et politique ; Dictionnaire de la RĂ©volution française,
) et d'essais (RĂ©flexions sur le Pouvoir. De Nietzsche Ă  la Mondialisation ; Le XXIe siĂšcle ou la tentation cosmopolite ; Le devoir d’insurrection,
). Il a Ă©tĂ© Ă©lu membre de l’AcadĂ©mie des Sciences de New York en mai 1980.

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