Le 30 novembre dernier, les Ă©gouts d’une des plus belles villes d’Italie, Florence, dĂ©bordaient. Environ dix mille manifestants selon la police, quatre fois plus d’aprĂšs les organisateurs, occupaient la Place de la RĂ©publique Ă  l’appel lancĂ© sur les rĂ©seaux sociaux par les « Sardines », seize jours plus tĂŽt depuis la ville de Bologne. Cette manifestation Ă  Florence n’est que la derniĂšre d’un mouvement largement surestimĂ© qui parcourt nĂ©anmoins toute la pĂ©ninsule. Certains observateurs politiques le comparent dĂ©jĂ  aux « Gilets Jaunes » français.

Les « Sardines » sont une rĂ©action de l’énigmatique « sociĂ©tĂ© civile ». Ils reprennent les codes, postures et mĂ©thodes d’un Beppe Grillo, auteur des Vaffanculo Day anti-Berlusconi avant l’institutionnalisation de son Mouvement Cinq Étoiles. Ce nouveau phĂ©nomĂšne essentiellement virtuel et viral qui s’inspire aussi des flash mob se veut apolitique et non partisan. Un apolitisme bien particulier
 Les participants entonnent en effet Bella Ciao, disent se retrouver dans les valeurs de l’« antifascisme » et estiment sur Facebook, bien complaisant pour la circonstance, que leur « archipel des sardines » s’oppose avec force aux discriminations, Ă  l’exclusion et aux idĂ©es populistes et souverainistes.

Ils protestent contre la victoire Ă©crasante de la Lega et de ses alliĂ©s en Ombrie, une rĂ©gion historiquement acquise Ă  la gauche en octobre dernier. Or, le 26 janvier 2020, Bologne et sa rĂ©gion, l’Émilie-Romagne, connaĂźtront Ă  leur tour des Ă©lections administratives capitales. Si la coalition des droites conduite par Matteo Salvini remporte cet autre fief de gauche, le second ministĂšre Conte sera plus qu’en sursis. Par ailleurs, dĂšs le printemps, une troisiĂšme terre de gauche, la Toscane avec Florence pour capitale, fera aussi l’objet d’un scrutin rĂ©gional dĂ©terminant.

Les militants les plus actifs des « Sardines » « contre-populistes » ou « populistes de gouvernement » proviennent de la petite bourgeoisie urbaine Ă  gros capital intellectuel, soit la version mutante de Bo-Bo mĂątinĂ©e de hipsters. Outre l’investissement d’étudiants souvent inscrits dans des filiĂšres impasses subventionnĂ©es, battent le pavĂ© des villes italiennes des retraitĂ©s soixante-huitardĂ©s et de jeunes familles biberonnĂ©es dans leur adolescence par le cosmopolitisme musical d’un Johnny Clegg et de Simple Minds.

Si l’organisateur principal de la manif florentine est un certain Danilo Maglio, un Ă©tudiant de 20 ans en arts et spectacles, les fondateurs (Giulia, Andrea, Roberto et Mattia) de cette riposte pseudo-civique restent largement mĂ©connus. Seul Mattia Santori se prĂȘte Ă  une relative mĂ©diatisation.

Ce diplĂŽmĂ© Ă©cologiste en Ă©conomie de 32 ans enseigne l’athlĂ©tisme et entraĂźne Ă  la fois une Ă©quipe de basket pour handicapĂ©s et une Ă©quipe fĂ©minine de frisbee. Cet « organisateur communautaire » dĂ©clare aux journalistes ne plus supporter « la violence et la faussetĂ© des messages diffusĂ©s par les populistes ». Pauvre chou !

En compagnie de ses congĂ©nĂšres, il beugle que « chaque sardine a le droit d’exister ». Vindicatif, il exige « une politique de qualitĂ©. Nous en avons marre d’une dialectique violente, populiste et surtout Ă  matrice souverainiste ».

Une telle dĂ©testation de la souverainetĂ© nationale et populaire est paradoxale quand on sait que l’Italie est un État souverain fantomatique.

Les « Sardines » prolifĂšrent dans un climat dĂ©lĂ©tĂšre sciemment entretenu. DĂ©but septembre, Fabio Sanfilippo, un journaliste de radio, interpellait Matteo Salvini sur sa page Facebook en espĂ©rant que « d’ici six mois tu vas te tirer dessus mon ennemi ».

Face au tollĂ© gĂ©nĂ©ral suscitĂ© par cet appel au suicide, le triste sire a confirmĂ© qu’il Ă©crirait « de nouveau ce message [
] en prĂ©cisant mieux la rĂ©fĂ©rence au suicide du Leader de la Ligue ».

Le 28 novembre dernier, la police a dĂ©mantelĂ© un groupuscule supposĂ© terroriste et arrĂȘtĂ© dix-neuf militants du Parti italien national-socialiste des travailleurs. Certains dans quelques palais nationaux auraient-ils l’intention de relancer de nouvelles « annĂ©es de plomb » ? Le pire est Ă  envisager.

La rĂ©fĂ©rence Ă  la sardine n’est pas anecdotique. Un de ses administrateurs sur Facebook explique que « les sardines, comme les petits poissons, sont fortes et peuvent devenir une Ă©norme vague, un tsunami ».

Toujours sur le rĂ©seau de Mark Zuckerberg, on peut lire de la part des « Sardines » qu’« il est clair que la pensĂ©e dĂ©range, mĂȘme si ceux qui pensent sont muets comme des poissons. D’ailleurs, c’est un poisson. Et en tant que poisson, il est difficile Ă  bloquer, car la mer le protĂšge. Comme la mer est profonde. »

Les allusions au « monde liquide », Ă  la « fluiditĂ© sociale » et au thalassotropisme ne trompent pas ; elles expriment d’une maniĂšre explicite la primautĂ© de la Mer sur la Terre et, par consĂ©quent, l’action subtile de l’atlantisme et/ou du mondialisme occidental.

Les « Sardines » reprĂ©sentent l’amorce d’une gigantesque opĂ©ration de mobilisation, d’endoctrinement et de manipulation des masses, premiĂšre Ă©tape d’une « rĂ©volution de couleur » Ă  venir qui vise non pas le gouvernement en place, l’alliance dĂ©glinguĂ©e Parti dĂ©mocrateMouvement Cinq Étoiles, mais son opposition. Comment rĂ©agirait l’Occident si les partisans de Poutine, d’Orban ou de Kaczynski vilipendaient leurs opposants ?

Il dĂ©noncerait ce comportement inacceptable. Pas pour les « Sardines » ! C’est sans prĂ©cĂ©dent.

En fait, pas tout Ă  fait
 L’opĂ©ration en cours au-delĂ  des Alpes rappelle Ă©trangement le « tour infernal » de la prĂ©sidentielle de 2002. Pendant l’entre-deux tours aprĂšs le 21 avril, Jean-Marie Le Pen dut affronter la hargne des journalistes, des politicards, des professeurs qui exigeaient de leurs Ă©lĂšves de hurler contre le « Menhir », des collectionneurs de papillons tropicaux ainsi qu’une soi-disant SociĂ©tĂ© des Gens de Lettres


Les « Sardines » entendent façonner l’opinion publique dans un but d’ingĂ©nierie socio-psychologique de masse. Bien propagĂ©e sur le plan mĂ©diatique et par les rĂ©seaux sociaux, cette entreprise arrivera-t-elle cependant Ă  freiner, voire Ă  empĂȘcher, l’arrivĂ©e au pouvoir de la Ligue de Matteo Salvini et des FrĂšres d’Italie de Giorgia Meloni alliĂ©s Ă  Forza Italia de Berlusconi ? Plus que jamais, l’Italie devient le champ de bataille majeur entre l’hyper-classe cosmopolite et ses sujets Bo-Bo et les peuples autochtones albo-europĂ©ens qui ne supportent plus l’irĂ©nisme ambiant.

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