« Laisse aller, c’est une Valls », pourrait-on avancer, pour expliquer la dĂ©marche du sĂ©millant Manuel. N’est-il pas un maĂźtre de la contredanse ? Ses contre-pieds n’étonnent plus personne. Son dernier entrechat ne s’apparenterait-il pas plutĂŽt Ă  une rumba catalane de pure circonstance ?

Manuel Valls.

Manuel Valls.

Certes, depuis que Louis XIV a acceptĂ© que la couronne d’Espagne revienne Ă  son petit-fils, le duc d’Anjou, il n’y a plus de PyrĂ©nĂ©es, mais l’apparente dĂ©sinvolture avec laquelle notre ancien Premier ministre franchit les AlbĂšres mĂ©rite une rĂ©flexion beaucoup plus approfondie.

Notre prĂ©tendant Ă  la mairie de Barcelone est on ne peut plus catalan. Il est nĂ© Ă  Barcelone dans une vieille famille catalane oĂč il a Ă©tĂ© baptisĂ© dans l’église paroissiale de son quartier de Horta. Il n’optera d’ailleurs pour la nationalitĂ© française qu’à l’ñge de 20 ans.

Avant d’aller plus loin dans l’analyse de ses origines, il convient de rappeler qu’aprĂšs la chute de l’Empire romain et sa dĂ©signation comme capitale du royaume wisigoth, Barcelone n’a cessĂ© de dĂ©velopper des activitĂ©s commerciales et maritimes avant de devenir un pĂŽle industriel important. Il n’est donc pas Ă©tonnant que les Valls constituent une famille de banquiers.

JosĂ© Maria Valls, son arriĂšre-grand-pĂšre, juriste de formation reprend l’entreprise familiale. Magi Valls, son grand-pĂšre est le fondateur de la Banque « Pons i Valls », mais aussi le collaborateur assidu du journal conservateur catholique El Mati. C’est ce qui conduira la famille Ă  cacher de l’orfĂšvrerie et des ornements liturgiques ainsi que les Saintes EspĂšces de leur paroisse, lors des profanations entreprises par les anarchistes pendant la Guerre d’Espagne.

Xavier, le pĂšre de notre candidat Ă  la mairie de Barcelone, artiste peintre, a Ă©tĂ© encouragĂ© dans sa vocation par l’abbĂ© Manuel Trens, directeur du musĂ©e diocĂ©sain de Barcelone et il est reconnu notamment pour ses compositions religieuses. TrĂšs naturellement, aprĂšs avoir sĂ©journĂ© Ă  Paris, il reviendra mourir chez lui, Ă  Barcelone.

On notera que sous le franquisme la famille Valls ne sera en rien inquiétée. Arriba Espana !

Qui pourrait dĂšs lors contester l’appartenance d’Emmanuel Valls Ă  une Catalogne espagnole dont il se fait le dĂ©fenseur face aux indĂ©pendantistes. ViscĂ©ralement barcelonais, son appartenance Ă©pisodique Ă  la Nation française n’est finalement qu’un accident de parcours. Des esprits malveillants pourraient presque le qualifier de « Français de papier. »

Et si Manuel n’était qu’Ulysse, Barcelone son Ithaque, la mairie d’Evry et l’HĂŽtel Matignon les repaires monstrueux des Charybde et Scylla de la politique politicienne, François Hollande le porcher EumĂ©e
 Reste Ă  dĂ©nicher PĂ©nĂ©lope. La Catalane Susana Gallardo tiendrait bien ce rĂŽle.

AprĂšs un tel retour au pays, la fable du citoyen europĂ©en, voire de celui du monde, en prend un sĂ©rieux coup et l’amour du pays natal retrouve tout son sens.

« Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage

Ou comme cestui lĂ  qui conquit la toison

Et puis est retournĂ© plein d’usage et raison,

Vivre entre ses parents le reste de son Ăąge.

On n’emporte peut-ĂȘtre pas sa patrie Ă  la semelle de ses souliers comme le prĂ©tendait cette vieille canaille de Danton, mais elle vous y ramĂšne toujours, ne serait-ce qu’au plus profond de votre cƓur.

Benvingut Manuel. Sempre endavant mai morirem (c’est du catalan, je vous le jure)
 et les Eurocrates à la lanterne !

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A propos de l'auteur

Jean-Pierre Brun

NĂ© Ă  Souk Ahras, Jean-Pierre Brun a sillonnĂ© l’AlgĂ©rie. Il a rejoint l’ArmĂ©e SecrĂšte et s’est retrouvĂ© Ă  Paris au sein de l’OAS MĂ©tro Jeunes
 Il est l'auteur de plusieurs livres aux Ă©ditions Dualpha.

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