Notre confrĂšre et ami le quotidien PrĂ©sent est menacĂ© de disparaitre en raison de la dĂ©cision prise, sous un prĂ©texte plus que discutable, de lui retirer sa subvention annuelle. PrĂ©sent, depuis 1981, est le seul quotidien durable qui s’engage dans le combat national, catholique et identitaire. VoilĂ  pourquoi il faut le sauver. C’est donc bien volontiers que nous donnons la parole Ă  son directeur, Francis Bergeron, qui nous explique la situation telle qu’elle est.

PrĂ©sent privĂ© des aides aux quotidiens d’information politique et gĂ©nĂ©rale…

Une nouvelle offensive qui vise le seul quotidien de rĂ©information…

Elle pourrait ĂȘtre mortelle !

Le quotidien catholique et identitaire PrĂ©sent, qui entre dans sa 39e annĂ©e d’existence, et qui est vendu en kiosques, a appris, par un courriel envoyĂ© du ministĂšre de la culture le 29 octobre Ă  18h30, qu’il Ă©tait privĂ©, au titre de l’annĂ©e 2019, de « l’aide aux quotidiens nationaux d’information politique et gĂ©nĂ©rale Ă  faibles ressources publicitaires ».

Au nom de quoi cette aide est-elle supprimĂ©e ?  Est-ce que PrĂ©sent ne serait plus un quotidien, mais serait subrepticement devenu un hebdomadaire ou un mensuel ? Est-ce que PrĂ©sent ne traiterait plus d’informations politiques et gĂ©nĂ©rales, mais se consacrerait dĂ©sormais au tiercĂ© et aux mots croisĂ©s ? Est-ce que PrĂ©sent croulerait actuellement sous les revenus publicitaires ?

Non, le MinistĂšre de la Culture, par la voix de son « bureau du rĂ©gime Ă©conomique de la presse, direction gĂ©nĂ©rale des mĂ©dias et des industries culturelles », a trouvĂ© un autre argument, d’ordre technique, bien entendu, et pas d’ordre idĂ©ologique. Il nous explique en effet, aux termes d’un message trĂšs alambiquĂ©, et lĂ©gĂšrement gĂȘnĂ© aux, entournures, que, ce qui est en l’occurrence reprochĂ© à PrĂ©sent pour le priver de cette aide lĂ©gale, dont bĂ©nĂ©ficient tous les autres quotidiens, c’est de n’ĂȘtre pas vendu assez cher.

Le MinistĂšre de la Culture ne peut pas Ă©crire noir sur blanc que PrĂ©sent, par son soutien Ă  Éric Zemmour, par ses campagnes en faveur des mairies « hors systĂšme », et en faveur des candidats qui vont bousculer en mars prochain l’entre-soi des « partis de l’arc rĂ©publicain », par son refus des Ă©volutions sociĂ©tales matĂ©rialistes, eugĂ©nistes, par sa dĂ©nonciation de l’islamisme et de l’Islam politique, par ses rĂ©vĂ©lations sur les actes, voire les crimes antichrĂ©tiens, en France et dans le monde, par sa mise en valeur de toutes les manifestations patriotiques, par ses appels Ă  la rĂ©sistance au grand remplacement, ne fait pas partie du camp du bien. PrĂ©sent doit ĂȘtre toujours plus marginalisĂ©, et ne saurait donc bĂ©nĂ©ficier de quelque façon que ce soit des aides lĂ©gales de l’Etat. Au nom des valeurs dĂ©mocratiques, au nom des valeurs rĂ©publicaines.

Francis Bergeron prenant la parole lors de la Journée de SynthÚse nationale en novembre  2014.

Francis Bergeron prenant la parole lors de la Journée de SynthÚse nationale en novembre 2014.

le prix de vente  moyen des quotidiens : secret d’État !

Le ministĂšre nous a expliquĂ©, le 29 octobre 2019 qu’il a constatĂ© que le prix de vente du journal, au 1er janvier 2019, Ă  1,80 euros, n’était pas assez cher, infĂ©rieur Ă  « 80% du prix de vente moyen pondĂ©rĂ© des quotidiens nationaux », pratiquĂ© au 1er janvier 2019.

On veut bien le croire, mais, outre le fait que l’accusation d’un prix de vente trop faible est assez grotesque et misĂ©rable, nul ne sait Ă  aujourd’hui quel est ce « prix de vente moyen pondĂ©rĂ© des quotidiens nationaux ». Secret d’État ! Il ne figure d’ailleurs pas dans la rĂ©ponse du ministĂšre de la Culture. Nous n’avons toujours pas Ă  ce jour la possibilitĂ© de vĂ©rifier si le ministĂšre de la culture ne s’est pas trompĂ© dans ses calculs, et Ă  quel prix nous aurions dĂ» vendre PrĂ©sent à compter du 1er janvier 2019.

Nous nous sommes tournĂ©s vers le Syndicat de la Presse Quotidienne Nationale pour connaitre ce fameux « prix de vente moyen pondĂ©rĂ© des quotidiens nationaux » au 1er janvier 2019. Mais Ă  ce jour nous n’avons aucune rĂ©ponse : le syndicat nous rĂ©clame notre cotisation annuelle, mais il ne semble guĂšre excitĂ© Ă  l’idĂ©e de s’engager pour soutenir l’un de ses mandants.

Pourtant le calcul devrait ĂȘtre simple Ă  faire : le texte dont il nous est fait une application punitive ne concerne pratiquement que neuf quotidiens : Le Figaro, Le Monde, Les Échos, LibĂ©ration, Le Parisien/Aujourd’hui, La Croix, L’HumanitĂ©, L’Opinion et PrĂ©sent, bien entendu.

Dan ces conditions, il ne doit pas ĂȘtre bien difficile de savoir quel Ă©tait le prix de vente de ces titres au 1er janvier 2019, et de nous l’indiquer. Mais seul le ministre de la culture peut donner la liste des titres Ă©ligibles au regard des faibles ressources publicitaires, et peut expliquer les pondĂ©rations opĂ©rĂ©es pour Ă©liminer PrĂ©sent. Or aucune explication, aucun dĂ©tail n’est donnĂ© sur ce calcul, dont les consĂ©quences peuvent ĂȘtre la mort de PrĂ©sent.

Assurer le pluralisme de la presse Ă©crite, disent-ils

Dans le passĂ©, PrĂ©sent a dĂ©jĂ  subi l’interruption du versement de ces aides Ă  la presse, sous des prĂ©textes divers, notamment Ă  l’époque Mitterrand et sous Jospin pendant la cohabitation. Dans un cas PrĂ©sent avait Ă©tĂ© Ă©liminĂ© au prĂ©texte qu’il Ă©tait vendu
trop cher, et dans l’autre, parce que qu’il ne paraissait que cinq jours par semaine au lieu de six. Les aides avaient Ă©tĂ© rĂ©tablies lors du changement de majoritĂ©. Dans ces diffĂ©rents cas du passĂ© et Ă  nouveau par la mesure qui nous est appliquĂ©e au titre de 2019, il est Ă©vident que nous avons affaire Ă  une vĂ©ritable lex presentiana, un dĂ©cret ne visant en fait ou Ă  dessein que PrĂ©sent, les autres « quotidiens nationaux d’information politique et gĂ©nĂ©rale Ă  faibles ressources publicitaires » appartenant, eux, Ă  « l’arc rĂ©publicain », et ayant donc naturellement droit Ă  ces aides de l’Etat.

Ces aides ont officiellement pour but d’assurer le pluralisme de la presse Ă©crite. Elles sont perçues par Le Monde comme par Le Figaro ou L’HumanitĂ©. Leurs rĂšgles conduisent pourtant Ă  Ă©liminer le seul quotidien non-conforme : huit quotidiens politiques et d’information pour le « camp du bien », aucun quotidien pour les millions de Français en rĂ©volte contre le systĂšme ? Et L’Humanité est mĂȘme garantie de publication Ă  vie, par la voix du prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale. C’est cela leur pluralisme ? L’HumanitĂ©, dont chaque numĂ©ro papier est subventionnĂ© par le gouvernement Ă  hauteur de 0,46 euros, ce qui constitue une sorte de record ?

Il nous est parfois objectĂ© qu’accepter l’aide de l’Etat aux quotidiens Ă  faible ressources publicitaires, c’est s’aliĂ©ner notre libertĂ© d’écrire, et qu’il aurait Ă©tĂ© prĂ©fĂ©rable de la refuser d’emblĂ©e. Mais dans le systĂšme Ă©conomique français de la presse Ă©crite, il est impossible d’éditer un quotidien papier sans les aides Ă  la presse, et ceci alors mĂȘme que la plupart des autres quotidiens politiques et d’information gĂ©nĂ©rale sont adossĂ©s Ă  des groupes industriels puissants, dĂ©tenus par des milliardaires internationaux (Drahi pour LibĂ©ration, Niel pour Le Monde, Bernard Arnault, qui est son beau-pĂšre, pour Le Parisien et Les Échos, la famille Dassault pour Le Figaro …). Chaque quotidien bĂ©nĂ©ficie de l’aide d’Etat Ă  la presse, outre des renflouements rĂ©guliers de mĂ©cĂšnes milliardaires. PrĂ©sent n’a pas de mĂ©cĂšnes milliardaires, il n’a que ses lecteurs. Quant Ă  l’aide de l’Etat, elle nous est donc retirĂ©e, avec effet rĂ©troactif au 1er janvier 2019, en quelque sorte.

Soutenir que l’attribution de cette aide nous priverait de notre libertĂ© d’expression, est dĂ©menti par les faits : en nous la retirant (elle reprĂ©sente 12 Ă 15% du budget annuel du journal), le gouvernement menace l’existence mĂȘme du journal, et si PrĂ©sent interrompt sa publication, le dĂ©bat sur notre libertĂ© de ton soi-disant amoindrie par ces aides, ne se pose plus, pour le coup.

Il suffit de lire PrĂ©sent, ce que chacun peut faire chaque jour en allant Ă  son kiosque, pour constater de visu si PrĂ©sent s’autocensure Ă  l’égard des puissants de l’époque. Si des artifices procĂ©duriers sont utilisĂ©s pour priver le journal de cette aide, c’est bien que, quelque part, notre parole gĂȘne. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si, actuellement, le mouvement national est confrontĂ© Ă  la plus importante censure  et rĂ©pression jamais organisĂ©e depuis un bon demi-siĂšcle : Zemmour et le contrĂŽle prĂ©alable de ses Ă©missions, les rĂ©seaux sociaux qui Ă©liminent les sites et blogs qu’ils jugent politiquement incorrects, l’OJIM, observatoire objectif des mĂ©dias, menacĂ© de procĂšs, les militants identitaires traquĂ©s comme des criminels, le RN, Jean-Marie Le Pen, Jacques Bompard et d’autres  croulant sous les actions judiciaires, le site Boulevard Voltaire qui subit des attaques informatiques, la Nouvelle Librairie, au Quartier latin, pĂ©riodiquement agressĂ©e etc.

Dans le passĂ©, PrĂ©sent avait contestĂ© devant le tribunal administratif, les dĂ©cisions qui l’avaient privĂ© des aides de l’Etat mais le journal avait Ă©tĂ© dĂ©boutĂ©. Il est impossible en effet de prouver que le dispositif est fait pour n’éliminer que PrĂ©sent, mĂȘme si tout le monde comprend bien qu’avec neuf titres de presse correspondant Ă  la dĂ©finition ministĂ©rielle il est aisĂ© de rĂ©aliser des simulations, de faire bouger le curseur, pour fixer des rĂšgles qui Ă©liminent le seul titre que l’on veut Ă©liminer.

Quels sont les autres indices qui nous font penser que cette dĂ©cision d’élimination de PrĂ©sent n’est pas technique, mais purement politique ?

  • Pourquoi PrĂ©sent reçoit-il habituellement l’aide Ă  la presse le dernier jour du dernier mois de l’annĂ©e, alors que nous lisons que des journaux comme L’Humanité et LibĂ©ration pouvaient la recevoir en cours d’annĂ©e. Il est d’ailleurs curieux qu’une aide Ă  la presse pour 2019 ne soit versĂ©e que le dernier jour de 2019, – quand elle est versĂ©e – !
  • En principe le ministĂšre de la culture, si on suit son explication, connaissait dĂšs le 2 janvier 2019 les prix de vente des titres, permettant ainsi d’exclure PrĂ©sent vendu pas assez cher par rapport Ă  la moyenne des autres titres. Mais pourquoi a-t-il attendu le 29 octobre 2019 et de nombreuses relances (notamment relances Ă©crites des 26 aoĂ»t, 4 septembre, 3 octobre) pour enfin nous annoncer 
 que PrĂ©sent était Ă©liminĂ© en raison de son prix de vente du 2 janvier 2019 ? Est-ce parce qu’au 29 octobre il nous Ă©tait impossible de faire marche arriĂšre ?
  • Pourquoi le ministĂšre ne nous a-t-il pas alertĂ© tout de suite sur le risque de perdre nos aides ? MĂȘme question au syndicat de la presse quotidienne.
  • Pourquoi le prix de vente moyen pondĂ©rĂ© 2019 dont nous sommes censĂ©s nous ĂȘtre trop Ă©cartĂ©s ne nous est-il toujours pas communiqué ?
  • Pourquoi le Syndicat de la Presse Quotidienne Nationale ne monte-t-il pas au crĂ©neau pour nous dĂ©fendre ?
  • Pourquoi le SPQN, qui nous rĂ©clame notre cotisation annuelle (4657,86 euros, tout de mĂȘme !) relaie-t-il mĂȘme la parole gouvernementale, sans commentaire, sans protestation ? Curieux syndicat


Une stratĂ©gie globale d’offensive contre le mouvement national

A la vĂ©ritĂ© cette exclusion n’est pas le fruit de la malchance ou d’initiatives isolĂ©es. Elle s’inscrit dans une stratĂ©gie globale d’offensive contre le mouvement national. Le quotidien Le Monde a rĂ©vĂ©lĂ© l’existence d’une note technique gouvernementale pour torpiller l’élan patriotique et identitaire, qui se matĂ©rialisera en mars prochain par un « grand remplacement » au niveau de nombreuses mairies. Cette note technique met l’accent sur les approches juridiques, les obstacles d’ordre procĂ©dural Ă  dresser face au mouvement national. Nous y sommes.

L’offensive est tout azimut : les censures pratiquĂ©es de plus en plus systĂ©matiquement par les rĂ©seaux sociaux, et dont PrĂ©sent a dĂ©jĂ  fait les frais Ă  deux reprises, la mise en place d’un contrĂŽle prĂ©alable des prises de parole d’Eric Zemmour, par la suppression de ses Ă©missions en direct, l’indĂ©cente campagne contre le RN Ă  l’occasion de l’affaire de Bayonne, les mensonges et les messages de haine alimentĂ©s et relayĂ©s par les mĂ©dias, spĂ©cialement les mĂ©dias du service public (sic !), sans parler des menaces et agressions physiques dont font l’objet Ă©lus et candidats nationaux, et pratiquement jamais relayĂ©s dans les mĂ©dias


Le rapport Libertex 2019, qui vient d’ĂȘtre publiĂ©, et qui compare la situation de la libertĂ© d’expression dans neuf des principaux pays dĂ©veloppĂ©s, place dĂ©sormais la France en derniĂšre position, derriĂšre la Russie et la Hongrie, d’ailleurs, les USA, le Japon et le Danemark figurant, eux, en tĂȘte du classement. Cette derniĂšre place de la France dĂ©coule de l’absence d’une diversitĂ© d’agences de presse, des lois mĂ©morielles, des lois « contre les propos haineux », de la censure instaurĂ©e sur Twitter et Facebook, et des pressions gouvernementales sur les applications des messageries instantanĂ©es. Sur chacun de ces points, la France a une mauvaise note.

Beaucoup de ces atteintes Ă  la libertĂ© d’expression concernent les rĂ©seaux sociaux et, du coup, cela doit attirer notre attention sur la nĂ©cessitĂ© de conserver une presse Ă©crite, beaucoup plus coĂ»teuse, certes, mais beaucoup plus difficile Ă  censurer, Ă©galement, car nĂ©cessitant obligatoirement une dĂ©cision de justice.

Quelles sont les consĂ©quences de cette privation d’aide, pour PrĂ©sent ? Notre budget avait Ă©tĂ© Ă©tabli en tenant compte de cette subvention. L’an dernier, elle avait Ă©tĂ© de 140 000 euros. Nous l’avions budgĂ©tĂ©e Ă  hauteur de 130 000 euros, car nous constations chaque annĂ©e une rĂ©duction de celle-ci, sans possibilitĂ© pour nous de savoir sur quels critĂšres (nos budgets publicitaires, pourtant trĂšs maigres ? Notre diffusion, pourtant lĂ©gĂšrement en hausse ?). Cette somme reprĂ©sente 12 Ă  15% de notre chiffre d’affaires annuel.

Notre ambition, pour cette fin d’annĂ©e et pour 2020, Ă©tait et reste d’ĂȘtre en pointe dans la campagne des municipales, de multiplier les rencontres avec nos lecteurs, comme Ă  Orange en septembre dernier et Ă  Nancy le 7 dĂ©cembre prochain, de dĂ©velopper des partenariats radio et tĂ©lĂ©vision (TVLibertĂ©s, Radio Courtoisie, Radio LibertĂ©s), de promouvoir le livre et la lecture grĂące notamment au prix des Lecteurs et Amis de PrĂ©sent, d’augmenter notre visibilitĂ© dans les kiosques etc.

Tous ces projets, nous devons les assurer, parce que c’est notre « devoir d’état », la raison d’ĂȘtre du quotidien PrĂ©sent, qui n’est pas qu’un journal d’information.  NĂ©anmoins, nous avons Ă©tĂ© contraints de rĂ©duire immĂ©diatement la voilure, pour faire des Ă©conomies, d’utiliser par exemple un papier moins Ă©pais, et donc moins cher, pour la version papier de PrĂ©sent, de rĂ©duire Ă  douze pages au lieu de seize notre Ă©dition du samedi.

Une question de vie ou de mort

Mais en toute hypothĂšse, sans l’aide de nos lecteurs, sans un Ă©largissement de notre lectorat, sans la possibilitĂ© de combler ce manque Ă  gagner, PrĂ©sent ne pourra pas assurer ces dĂ©veloppements, et sans ces dĂ©veloppements, PrĂ©sent ne survivra pas, car se posera alors tout simplement la question de l’utilitĂ© de PrĂ©sent.  A l’heure du Grand Remplacement et de la subversion sociĂ©tale, PrĂ©sentdemande Ă  tous ceux qui sont attachĂ©s Ă  une vraie libertĂ© d’infirmation le courage de cet effort. Par les temps qui courent, chacun se doit d’ériger le courage politique, spirituel, culturel en vertu cardinale (1).

Pour beaucoup de lecteurs de PrĂ©sent, – ils le disent -, l’abonnement, le soutien financier est dĂ©jĂ  un effort. Mais pour la survie de PrĂ©sent, alors que votre quotidien s’apprĂȘte Ă  entrer dans sa 39e annĂ©e d’existence (ce qui n’est pas rien pour un titre de la droite nationale), il faut aller plus loin. Et pour PrĂ©sent, c’est une question de vie ou de mort. La formule « il vaut mieux allumer une bougie que de maudire l’obscurité » n’a jamais Ă©tĂ© autant d’actualitĂ©. Et cent bougies de la rĂ©information Ă©clairent autant, sinon mieux, que les projecteurs aveuglants des gros mĂ©dias.

Il nous est aussi parfois objectĂ© par l’un ou l’autre que ce n’est pas la premiĂšre fois que PrĂ©sent crie misĂšre et appelle ses lecteurs Ă  la rescousse. Oui, c’est exact, et ce n’est sans doute pas la derniĂšre fois non plus. Au cours de sa trĂšs longue existence, y compris au cours des toutes premiĂšres annĂ©es ayant suivi son lancement, en janvier 1982, PrĂ©sent a Ă©tĂ© menacĂ© dans sa survie, mais a pu faire face, grĂące Ă  ses lecteurs, rĂ©pondant aux appes de Jean Madiran et de François Brigneau.  Aujourd’hui le modĂšle Ă©conomique des mĂ©dias de la droite nationale, catholique, identitaire, passe nĂ©cessairement par des soutiens financiers exceptionnels de ses lecteurs. C’est vrai pour PrĂ©sent, comme c’est vrai pour tous les autres mĂ©dias de la rĂ©information. Mais ceci n’est pas nouveau : L’Action française, le grand quotidien de Charles Maurras, LĂ©on Daudet et Jacques Bainville, malgrĂ© son influence intellectuelle, malgrĂ© le prestige de ses collaborateurs, malgrĂ© le dĂ©vouement ses militants, et le sang versĂ© par les siens, lors de la Grande Guerre, ne survivait que grĂące au coup de pouce financier de souscripteurs permanents. Rien n’a changĂ© sur ce plan, ou plus exactement tout est mĂȘme devenu plus difficile, malgrĂ© le sursaut patriotique actuel. Oui PrĂ©sent a besoin d’une nouvelle mobilisation financiĂšre de ses lecteurs et de ses amis.

Francis Bergeron

Francis-bergeron@present.fr

Cf :  l’essai de François Bousquet, Courage ! manuel de guĂ©rilla culturelle.

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