En dépit des menaces, Donald Trump se rapproche de la victoire, et cela ne va pas plaire aux minorités branchées et antidémocratiques qui dirigent le monde occidental.

Lisez le livre de Kelly Greenhill sur les armes de migration massive (1) ; elle explique comment et pourquoi on les dĂ©clenche. Elle note que si 59 % des AmĂ©ricains ne veulent pas d’une immigration clandestine, seulement 21 % de leurs Ă©lites n’en veulent pas ! Cela montre que les Ă©lites, comme dit Kevin McDonald, sont devenues hostiles et que les bureaucraties dĂ©shumanisĂ©es, technophiles et lyophilisĂ©es dĂ©sirent ardemment, obsessionnellement, entre deux jets privĂ©s et deux dĂźners vĂ©gĂ©tariens au Hilton, le remplacement et la liquidation de nos peuples.

Cette extermination passive, Donald Trump n’en veut pas, comme je l’ai expliquĂ© dans mon livre (2) ; j’ai aussi montrĂ© que ce mouvement est ancien et que beaucoup de gens regrettent la vieille AmĂ©rique europĂ©enne et enracinĂ©e de John Ford. SchizophrĂ©nie, Ă©crit l’universitaire dans son opus.

Donald Trump a donc Ă©crasĂ© la concurrence sur la question numĂ©ro un que tous les hommes politiques amĂ©ricains refusaient de traiter, y compris le libertarien dilettante Ron Paul : l’immigration. Sa position n’est bien sĂ»r pas raciste : les AmĂ©ricains d’origine africaine ou indienne, pour ne pas parler des Japonais parquĂ©s dans des camps de concentration pendant la guerre par le prĂ©sident Roosevelt, ne veulent pas ĂȘtre remplacĂ©s. Pas plus que les EuropĂ©ens ici.

Le problĂšme est que les Ă©lites libres-Ă©changistes façon Sutherland, Merkel ou Rasmussen, veulent cette invasion, en Europe comme en AmĂ©rique. Et de chĂ©rir l’Arabie saoudite et la Turquie, tout en exigeant une guerre continentale et nuclĂ©aire contre la Russie redevenue empire du mal.

Car nous sommes guidés et dirigés par de grands inspirés.

Certains prĂ©voient alors une candidature surprise du gĂ©nĂ©ral Mattis, qui prendrait le pouvoir pour les nĂ©ocons lors des prochaines primaires. Mattis dĂ©clarerait ensuite la guerre Ă  l’Iran et donc Ă  la Russie et Ă  la Chine. Mais par quel genre de toquĂ©s et d’assassins, relayĂ©s en France par nos gouvernants, sommes-nous donc gouvernĂ©s ? Faut-il exterminer et parquer le peuple amĂ©ricain pour l’empĂȘcher de voter mal ?

Le systĂšme est coincĂ© et le sait. J’ai pronostiquĂ© en 2013 la venue d’un candidat maverick (le profil rebelle et populiste des films de jadis). Nous l’avons, et comme il est riche, intelligent et charismatique, il est « inarrĂȘtable ». Il va donc falloir le tuer.

La presse jaune se frottera les mains. On trouvera des patsies (pauvres types imputables) type Lee Harvey Oswald – le facho obĂšse, le voyou latino, ou le mujahidin – perdu pour expliquer ce mĂąle assassinat. On le justifiera en prĂ©textant que cet homme dangereux amenait la violence avec lui, et qu’il n’aura eu que ce qu’il mĂ©ritait. Le pape des rĂ©fugiĂ©s et des privilĂ©giĂ©s bĂ©nira les commentaires du Figaro et du New York Times, et la messe sera dite.

Notes

(1) Kelly M. Greenhill, Weapons of Mass Migration : Forced Displacement, Coercion and Foreign Policy, Ithaca, NY : Cornell Studies in Security Affairs, Cornell University Press, 2010.

(2) Donald Trump, le candidat du chaos, Dualpha, 2016.

A propos de l'auteur

Nicolas Bonnal

Essayiste et chroniqueur politique, Nicolas Bonnal est l’auteur d’une quinzaine de livres sur la politique, l’identitĂ©, l’initiation et le cinĂ©ma
 Derniers livres parus aux Éditions Dualpha : Le paganisme au cinĂ©ma ; La chevalerie hyperborĂ©enne ; le Graal et Donald Trump, le candidat du chaos. Il est le correspondant d'EuroLibertĂ©s en Espagne.

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