Je dois admettre d’entrĂ©e de jeu mon ignorance : bien que le nom de Jacques Ploncard d’Assac me soit familier, je n’ai jamais rien lu de son Ɠuvre, bien que Doctrines du nationalisme figure sur la liste des ouvrages que je compte un jour acquĂ©rir et lire. Mais la procrastination et le nombre de nouveautĂ©s publiĂ©es chaque annĂ©e font en sorte que ce n’est pas encore fait. C’est dans le cadre de mes recherches historiques que je suis tombĂ© sur le nom de cet homme, proche d’Henry Coston, qui fut un penseur de premier plan du nationalisme et qui se fit connaĂźtre pour son rĂŽle de conseiller d’AntĂłnio de Oliveira Salazar au Portugal.

Ce fut donc avec curiositĂ© que j’abordai le livre de Jean-Jacques Stormay, RĂ©flexions sur le nationalisme, qui revisite l’Ɠuvre de Ploncard d’Assac et particuliĂšrement son Ɠuvre maĂźtresse, Doctrines du nationalisme, qu’il ne faut pas nĂ©cessairement avoir lu pour comprendre et apprĂ©cier l’opus de Stormay.

Celui-ci dresse un portrait de nombreux penseurs et acteurs du nationalisme, un terme pris au sens large, puisque la sĂ©lection compte tant un Edouard Drumont qu’un OnĂ©simo Redondo, en passant par Maurice BarrĂšs et Benito Mussolini. Certains penseurs tels Adrien Arcand ou Corneliu Codreanu auraient certes mĂ©ritĂ© d’ĂȘtre ajoutĂ©s Ă  cette liste, mais ce n’est, j’en suis certain que partie remise pour qui sait, une troisiĂšme Ă©dition future. Entre deux portraits, l’auteur s’intĂ©resse aussi au lien que la religion entretient avec le nationalisme, abordant de front la question de l’église, de l’islam et du judaĂŻsme, qu’on ne peut simplement pas Ă©viter si l’on souhaite ĂȘtre consĂ©quent.

À travers ces prĂ©sentations mĂ©taphysiques, il recherche un fil conducteur et n’hĂ©site pas Ă  contraster, mais aussi critiquer la pensĂ©e de ces hommes pour donner une base thĂ©orique viable Ă  un nationalisme catholique et organiciste qui « n’a jamais eu d’existence historique ». Dans ses mots, le nationalisme n’est pas le droit des peuples de disposer d’eux-mĂȘmes, mais « le devoir des peuples de rester eux-mĂȘmes », ce qui est une nuance de taille.

Son but n’est pas d’encenser ces hommes et de favoriser une nostalgie contreproductive, mais de dissĂ©quer leur pensĂ©e pour aller y puiser ce qui doit ĂȘtre conservĂ©, amĂ©liorĂ© ou tout simplement ignorĂ© pour aller de l’avant et mettre en place une alternative aux idĂ©aux de 1789 et au monde que ceux-ci ont engendrĂ©. Loin d’ĂȘtre passĂ©iste, Stormay aborde des thĂšmes on ne peut plus modernes, notamment la guerre culturelle, devenue une vĂ©ritable nĂ©cessitĂ© pour une action rĂ©volutionnaire.

Si les universitĂ©s n’étaient pas cadenassĂ©es par une certaine gauche sociĂ©tale, ce livre pourrait constituer le squelette d’un cours qui s’intitulerait « Figures et pensĂ©es nationalistes du XXe siĂšcle ». Pour Stormay, « les guerriers rĂ©volutionnaires doivent ĂȘtre politiquement fondĂ©s » et cette Ɠuvre riche et dense, contribue sans conteste Ă  cette formation mentale et intellectuelle requise pour une action politique durable et efficace.

L’honnĂȘtetĂ© intellectuelle me force tout de mĂȘme Ă  ajouter que malgrĂ© la rigueur des argumentaires amenĂ©s par l’auteur, le lecteur est libre ou non d’adhĂ©rer en bloc Ă  toutes les conclusions de celui-ci. Son pessimisme qu’on pourrait qualifier de dĂ©mobilisateur fait partie des aspects de cet ouvrage qu’il vaut mieux ignorer.

RĂ©flexions sur le nationalisme, Jean-Jacques Stormay, Reconquista Press, 2019, 269 p.

RĂ©flexions sur le nationalisme, Jean-Jacques Stormay, Reconquista Press, 2019, 269 p.

 

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