« Nous devons contribuer Ă  Ɠuvrer
au rétablissement des liens
qui existaient entre les Français et les Algériens
avant 1962 »

Entretien avec Armand BĂ©nĂ©sis de Rotrou, auteur Commando « Georges » et l’AlgĂ©rie d’aprĂšs (LĂ©gion Ă©trangĂšre-Harkis-OAS)

(propos recueillis par Fabrice Dutilleul).

Jeune officier ayant servi dans des unitĂ©s de quadrillage et de harkis comportant de nombreux rebelles ralliĂ©s, l’auteur a vĂ©cu cette pĂ©riode de la guerre et de l’aprĂšs-indĂ©pendance au sein d’une population autochtone qu’il a bien connue et Ă  laquelle il s’était profondĂ©ment attachĂ©.

Cdo-«-Georges-»-Algerie-quadri

Le gĂ©nĂ©ral Maurice Faivre, prĂ©facier de votre ouvrage, Ă©crit que votre parcours « est original par rapport Ă  celui d’autres officiers et met en lumiĂšre des donnĂ©es qui sont intĂ©ressantes pour l’histoire. »

De 1956 Ă  1968, c’est-Ă -dire jusque six ans aprĂšs son indĂ©pendance, j’ai parcouru l’AlgĂ©rie d’est en ouest et du nord au sud du Sahara, toujours sur le terrain et immergĂ© dans la population autochtone, une population que j’ai bien connue, ayant constamment servi dans des unitĂ©s de quadrillage ou de harkis, puis, aprĂšs l’indĂ©pendance, dans de petites localitĂ©s.

Depuis prĂšs de cinquante ans, les gĂ©nĂ©rations qui se succĂšdent vivent sur le constat d’une rupture franco-algĂ©rienne. Est-ce une fatalité ?

Fort heureusement non. De 1958 Ă  1962, le malheur a voulu que, refusant la main tendue par le FLN de l’intĂ©rieur, la France soit passĂ©e cinq fois Ă  cĂŽtĂ© de la paix et que, in fine, elle ait livrĂ© l’AlgĂ©rie Ă  l’aile islamiste et radicale du GPRA, c’est-Ă -dire Ă  notre pire ennemi et, qui plus est, au pire ennemi du peuple algĂ©rien. N’oublions pas que, dixit le bachaga Boualam, un autochtone, 80 % des AlgĂ©riens Ă©taient francophiles, et que c’est grĂące Ă  eux que nous avons gagnĂ© la guerre, eu Ă©gard aux 223 000 des leurs qui combattaient Ă  nos cĂŽtoyĂ©s et qui reprĂ©sentaient la grande masse du corps de bataille. Et 223 000, c’était quatre fois le nombre des rebelles, Ă  l’apogĂ©e de leur puissance, prĂ©sents en AlgĂ©rie, en Tunisie et au Maroc. On ne peut pas refaire l’Histoire, et sans oublier les centaines de milliers d’innocents massacrĂ©s et le million d’autres chassĂ©s de chez eux dans la panique et l’épouvante, nous devons, avec un esprit neuf et en affirmant la vĂ©ritĂ©, continuer Ă  Ɠuvrer au rĂ©tablissement des liens qui existaient entre les Français et les AlgĂ©riens avant 1962 ; liens qui reposaient sur un Ă©quilibre Ă©tabli par 130 ans de vie commune rĂ©elle, bien qu’imparfaite.

Gardant en lui une blessure jamais refermĂ©e Ă  ce jour au souvenir de ses frĂšres d’armes de toutes origines tombĂ©s au combat ou exterminĂ©s, Armand BĂ©nĂ©sis de Rotrou tĂ©moigne de cette guerre gagnĂ©e sur le terrain et dans la conquĂȘte des Ăąmes mais perdue politiquement.‹Il atteste, vĂ©ritĂ© mal connue, que la France aurait pu quitter l’AlgĂ©rie la tĂȘte haute, en lĂ©guant un pays prospĂšre et ami Ă  ses habitants.

Ce livre a obtenu le Prix armĂ©e et dĂ©fense 2009 – dĂ©cernĂ© par l’UNOR (Union Nationale des Organisations de RĂ©servistes) ainsi que le Prix Histoire militaire 2010 – dĂ©cernĂ© par du Cercle algĂ©rianiste.

(Armand Bénésis de Rotrou est décédé en mars 2012. Cet entretien est paru en juin 2009 dans Flash Infos Magazine).

Commando « Georges » et l’AlgĂ©rie d’aprĂšs (LĂ©gion Ă©trangĂšre-Harkis-OAS, d’Armand BĂ©nĂ©sis de Rotrou, 475 pages, 38 euros, Ă©ditions DĂ©terna, collection « Documents pour l’Histoire », dirigĂ©e par Philippe Randa. Pour commander ce livre, cliquez ici.

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