Entretien avec Louis-Christian Gautier, auteur d’Aspects ignorés des Juifs sous le IIIe Reich aux Ă©ditions Dualpha

(Propos recueillis par Fabrice Dutilleul)

 Louis-Christian Gautier.

Louis-Christian Gautier.

« Les choses ne sont pas aussi simples
que l’on s’efforce gĂ©nĂ©ralement de le faire croire
(Avant-guerre)
on ne se bousculait pas
pour accueillir les réfugiés (juifs),
y compris parmi les pays
qui seront en guerre avec le IIIe Reich
 »

La littĂ©rature concernant les rapports entre les Juifs et le IIIe Reich encombre les rayons des bibliothĂšques de prĂȘt comme des Centres de Documentation et d’Information des Ă©tablissements scolaires : ne pensez-vous pas le sujet Ă©puisé ?

Il faut bien lire le titre de mon ouvrage : Aspects IGNORÉS des Juifs sous le IIIe Reich. Aviez-vous entendu parler du Saint-Louis : pas le roi de France, mais le paquebot battant pavillon Ă  croix gammĂ©e emmenant des passagers juifs outre-Atlantique ? Et de l’hĂŽpital juif de Berlin, qui sous le contrĂŽle des autoritĂ©s nationales-socialistes a fonctionnĂ© jusqu’à sa « libĂ©ration » par l’ArmĂ©e soviĂ©tique ? Enfin des 150 000 « Mischlinge » (« Juifs partiels ») ayant servi sous l’uniforme de la Wehrmacht durant la guerre ?

Pouvez-vous prĂ©ciser ce qu’étaient ces « Mischlinge » ?

Le mot existait avant le IIIe Reich, avec la signification de « sang-mĂȘlé » dĂ©signant les descendants d’unions entre EuropĂ©en(ne)s et Africains : en français, il correspondrait donc au terme « mulĂątre » ou « mĂ©tis », mais pour ĂȘtre prĂ©cis, j’ai fabriquĂ© la formule « Juifs partiels », plus explicite. Comme je l’expose dans le livre, ils constituaient, tant pour eux que pour les autoritĂ©s allemandes de l’époque, un problĂšme qui ne s’était guĂšre posĂ© auparavant : on aurait pu dire jusqu’à la fin de la Ire Guerre mondiale « Heureux comme un Juif en Allemagne ». Les choses vont alors changer, et je m’efforce d’exposer pourquoi, alors qu’en gĂ©nĂ©ral, on se contente d’une rĂ©ponse de type « dĂ©monologique » pour une question complexe.

Et cet hÎpital juif ?

Ici encore les choses ne sont pas aussi simples que l’on s’efforce gĂ©nĂ©ralement de le faire croire et que se l’imaginait le brave soldat rouge arrivant sur place : « Nichts Juden. Juden Kaputt ». Il avait bel et bien subsistĂ© un « HĂŽpital de la CommunautĂ© juive » Ă  Berlin, dont les patients, les soignants et le corps mĂ©dical, ainsi que le directeur (Dr Lustig), Ă©taient uniquement composĂ©s de Juifs. Et pas dans la clandestinitĂ©, mais supervisĂ© par le responsable aux questions juives, Adolf Eichmann, que le public connaĂźt au moins du fait de son enlĂšvement aprĂšs-guerre en AmĂ©rique du Sud pour jugement et exĂ©cution en IsraĂ«l. Et ledit hĂŽpital Ă©tait inspectĂ© par lui-mĂȘme ou son reprĂ©sentant, le SS-SturmbahnfĂŒhrer (commandant) GĂŒnther.

Enfin, qu’en est-il du Saint-Louis que vous comparez à l’Exodus ?

Dans les annĂ©es prĂ©cĂ©dant le deuxiĂšme conflit mondial, les autoritĂ©s allemandes ont cherchĂ© Ă  se « dĂ©barrasser » de la population juive du pays sans violences inutiles : la cĂ©lĂšbre « Nuit de Cristal » du 9 novembre 1938 a Ă©tĂ© une exception spontanĂ©e, dĂ©clenchĂ©e par l’assassinat d’un diplomate en poste Ă  Paris par un jeune israĂ©lite. En revanche des mesures discriminatoires ont Ă©tĂ© progressivement prises depuis l’accession d’Hitler au pouvoir, ceci dans le but de pousser les Juifs Ă  quitter le pays. Ainsi, en mai 1938, un paquebot de la Hamburg-Amerika Linie appareillait Ă  destination de Cuba avec pour passagers des familles juives aisĂ©es. Elles pensaient ĂȘtre en rĂšgle avec les services de l’immigration du pays, mais seront victimes (dĂ©jĂ ) d’une forme de trafic d’ĂȘtres humains, qui pour certains – en particulier des officiels – devait « payer ». Je dĂ©taille dans mon texte cette affaire plutĂŽt compliquĂ©e, mais peux vous livrer la conclusion : l’on ne se bousculait pas pour accueillir ces rĂ©fugiĂ©s, y compris parmi les pays qui seront en guerre avec le IIIe Reich dans les annĂ©es suivantes, et dont les reprĂ©sentants siĂ©geront aux tribunaux chargĂ©s ensuite de condamner les « crimes contre l’Humanité ».

Aspects ignorés des Juifs sous le IIIe Reich, Louis-Christian Gautier, Éditions Dualpha, 172 pages, 25 euros. Pour commander ce livre, cliquez ici.

Aspects ignorés des Juifs sous le IIIe Reich, Louis-Christian Gautier, Éditions Dualpha,

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