25 novembre 2019

Impeachment de Trump : « Touche pas à mon Ukraine ! »

Par André Archimbaud

Reprenant la maxime de Zbigniew Brzesinski, un parlementaire a dit mercredi soir à un témoin : « Avec l’Ukraine, la Russie est un empire. Sans l’Ukraine, elle ne l’est plus. »

Zbigniew Brzeziński.

Zbigniew Brzeziński.

Il ne s’agit pas ici d’une « motion de censure » visant à se débarrasser d’un président « nationaliste » aux allures de cogneur. Il s’agit tout simplement, dans ce vrai-faux impeachment, d’interdire à tout président le droit d’avoir une politique étrangère différente de celle définie par cet « État profond » qui, depuis la présidence Truman, impose sa vision géopolitique aux élus. Quitte à « annuler » une élection par un pronunciamiento semi-légal.

Cet impeachment n’est donc pas politique, mais géopolitique !

Le président américain est accusé d’avoir gelé une aide financière militaire à l’Ukraine de 400 millions de dollars afin de forcer le nouveau président ukrainien à lancer ou renforcer des enquêtes judiciaires sur l’attitude de l’Ukraine à son encontre en 2016, comme sur une compagnie énergétique (Burisma) au conseil d’administration de laquelle siégeait le fils de Joe Biden, vice-président de Barak Obama.

Les défenseurs de Trump insistent sur le fait que Trump était légitimement préoccupé par le rôle du président Porochenko et de son administration contre sa campagne de 2016 autant que par la corruption endémique qui sévit en Ukraine.

Une corruption qui aurait bénéficié à Hunter Biden, lequel facturait à Burisma d’importants honoraires consultation. Burisma dont l’actionnaire faisait l’objet d’une enquête… interrompue à la demande de Joe Biden qui menaçait de couper les vivres à l’Ukraine.

Ce rideau de fumée, propagé cette semaine par une brochette de hauts fonctionnaires jaloux de leur pouvoir et de parlementaires grincheux, ne masque pas les réalités suivantes :

  • La bureaucratie du Département d’État, en liaison avec les think tanks du complexe militaro-industriel et ses alliés des ONG, et en appui sur les agences de renseignement, se considère comme dépositaire de l’intérêt général comme de la sécurité nationale, charge aux présidents d’exécuter leurs politiques. Trump est donc interdit de politique étrangère.
  • Le Département d’État ne parvient pas à se départir d’une russophobie héritée de la guerre froide et considère l’Ukraine comme « sa chose ». Ni Trump, ni Zelenski, sorte de Trump local, n’ont donc voix au chapitre. La Russie doit se soumettre.
  • Tout comme l‘Europe : pour le Département d’État, l’Europe c’est l’Otan, filiale de la multinationale États-Unis.

Le Russiagate avait été construit pour annuler l’élection de 2016. L’orchestration fut impeccable, une grande partie des élus « de droite » haïssait Trump. Trump fut mis sous la tutelle des néoconservateurs, tandis que Mueller devait fournir les arguments d’un impeachment pour haute trahison.

Trump a été sauvé par son avocat Rudy Giuliani qui avait su émousser les griffes de Mueller. Le Russiagate fait maintenant l’objet d’une enquête criminelle, le Spygate, qui inquiète l’élite du renseignement. L’Ukrainegate, production hollywoodienne à petit budget, a été lancée en blitz et avec génie cet été pour empêcher un deuxième mandat de Trump et entraver les investigations du Spygate, incluant les enquêtes ukrainiennes de Giuliani, devenu l’ennemi public des bureaucrates.

Trump sera donc inculpé par la Chambre des représentants pour manque de russophobie. Tout dépendra ensuite de son procès au Sénat et des solutions de rechange à la disposition des néoconservateurs.

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