USA : nous avons deux candidats dont l’un est une mĂšre ThĂ©rĂ©sa belliqueuse qui promet la guerre au monde eurasien et la redistribution Ă  l’intĂ©rieur ; l’autre est un prudent magnat qui promet un État bonapartiste, protectionniste et protecteur Ă  souhait. Le tout avec 19 300 milliards de dettes, mais quelle importance quand on a la planche Ă  billets ? Quand on a un dollar plus fort que l’or et les dieux de la terre ?

L’AmĂ©rique n’est plus un pays libĂ©ral, ni capitaliste, ni quoi que ce soit, avec cent millions d’adultes sans travail (et qui ne meurent pas de faim, c’est le moins qu’on puisse dire). La forte percĂ©e de Bernie Sanders, justement soulignĂ©e par Guy MilliĂšre, marque un tournant dĂ©finitif dans l’histoire amĂ©ricaine.

Devenue multiraciale (grĂące Ă  Johnson, aux Kennedy, et aux Ă©lites humanitaires), l’AmĂ©rique de John Wayne est devenue socialiste. Michael Snyder souligne que 50 millions d’AmĂ©ricains de bouche (comme disait feu le polĂ©miste Serge de Beketch) vivent des food stamps, que cent millions sont sans travail ou sans besoin de se trouver du travail ! Comme dit l’historien du franquisme Stanley Payne en Espagne, « le citoyen anesthĂ©siĂ© demande quelque chose mais pas beaucoup ». Pat Buchanan rappelle qu’1 % des AmĂ©ricains paient 38 % des impĂŽts, que la moitiĂ© n’en paie plus. Et Kevin McDonald, enfin, souligne que pour l’immigrĂ© postmoderne, l’AmĂ©rique est une vache Ă  traire, a cow to milk. Car tout cela a bien sĂ»r progressĂ© avec une immigration tiers-mondiste dĂ©jĂ  redoutĂ©e dans les annĂ©es 1910 et 1920 (voyez Madison Grant, Edward Allsworth Ross, Lothrop Stoddard). Les affamĂ©s viennent, s’installent, attendent qu’on les nourrisse, qu’on les loge, qu’on les soigne. Sinon, ils sortent dans la rue et se mettent Ă  rĂ©clamer. Le gĂ©nial peintre Thomas Cole avait jadis dĂ©crit cela dans son ensemble The course of Empire.

Nous avons le mĂȘme problĂšme en France : on est venu, on a criĂ© au racisme, on a votĂ© socialiste, on a votĂ© libĂ©ral (synonyme de socialiste), en guise de boulot manuel, on a creusĂ© les dĂ©ficits, et puis on a accusĂ© le nĂ©olibĂ©ralisme, croque-mitaine aussi vague que le racisme ou le nationalisme.

Rassurez-vous, il n’y a plus de ces choses rĂ©actives qui pourraient vous sauver : il n’y a plus que du populisme ronchonneur, subventionnĂ© et sous contrĂŽle.

Le socialisme n’a fait que prospĂ©rer dans ces temps oĂč tout le monde ne veut vivre – comme dans la Rome (lisez JuvĂ©nal) ou la GrĂšce ancienne (lisez DĂ©mosthĂšne) – que de subventions, entreprises et millionnaires y compris (la BCE et la FED ne cessent d’acheter des actifs boursiers avec leur planche). Cette Ăšre du vide spirituel est une Ăšre du bide Ă©conomique, creuse dĂ©ficits et dettes, remplace les populations plus sĂ»rement qu’un appel d’air. Car on n’a pas attendu Angela Merkel et sa dĂ©bilitĂ© humanitaire pour faire rentrer soixante-dix millions de pas bons Ă  grand-chose dans « le petit cap de l’Asie. »

Aucun parti ne propose de faire machine arriĂšre. Achetez un bateau Ă  vos enfants.

Vous avez aimé cet article ?

EuroLibertĂ©s n’est pas qu’un simple blog qui pourra se contenter ad vitam aeternam de bonnes volontĂ©s aussi dĂ©vouĂ©es soient elles
 Sa promotion, son dĂ©veloppement, sa gestion, les contacts avec les auteurs nĂ©cessitent une Ă©quipe de collaborateurs compĂ©tents et disponibles et donc des ressources financiĂšres, mĂȘme si EuroLibertĂ©s n’a pas de vocation commerciale
 C’est pourquoi, je lance un appel Ă  nos lecteurs : NOUS AVONS BESOIN DE VOUS DÈS MAINTENANT car je doute que George Soros, David Rockefeller, la Carnegie Corporation, la Fondation Ford et autres Goldman-Sachs ne soient prĂȘts Ă  nous aider ; il faut dire qu’ils sont trĂšs sollicitĂ©s par les medias institutionnels
 et, comment dire, j’ai comme l’impression qu’EuroLibertĂ©s et eux, c’est assez incompatible !
 En revanche, avec vous, chers lecteurs, je prends le pari contraire ! Trois solutions pour nous soutenir : cliquez ici.

Philippe Randa,
Directeur d’EuroLibertĂ©s.