SELON LA PRESSE FRANÇAISE MAINSTREAM, ET DE MANIÈRE UNANIME, LES « RÉFUGIÉS » AURAIENT BOOSTÉ LA CROISSANCE ALLEMANDE EN 2016. POURTANT, UNE ÉTUDE OFFICIELLE DE L’OFFICE FÉDÉRAL ALLEMAND AUX MIGRATIONS ET AUX RÉFUGIÉS DÉMONTRE QUE LES RÉFUGIÉS REPRÉSENTENT BIEN AU CONTRAIRE UNE CHARGE NETTE NON SEULEMENT LOURDE, MAIS QUI PLUS EST DURABLE POUR L’ÉCONOMIE ALLEMANDE.

 immigrés clandestins en partance pour l’Allemagne, gare de Vienne, septembre 2015.

immigrés clandestins en partance pour l’Allemagne, gare de Vienne, septembre 2015.

Qu’il s’agisse du Monde, de RTL, des Échos ou de La Tribune, la presse française de gauche comme de droite est unanime et ne connaît ni nuance ni pluralisme des opinions sur ce sujet : l’arrivée des réfugiés a dopé la croissance allemande, qui a ainsi bénéficié d’un coup de pouce de 0,25% pour atteindre les 1,9%. C’est une information de source sûre, puisque provenant de l’Office Fédéral allemand de la Statistique (Statistisches Bundesamt / Destatis) – l’équivalant de notre INSEE. Hourrah ! La preuve est faite ! Quelle aubaine !

On ne peut qu’être étonné de la partialité, de la superficialité et de l’absence totale de compétence économique la plus élémentaire de journalistes censés travailler pour des ténors de la grande presse française, dont la qualité de travail ne dépasse pas celle de la pire presse à sensation ou des hoax répandus sur les médias sociaux. Ils n’ont visiblement soumis les informations communiquées par Destatis à aucune analyse et n’ont à aucun moment cherché à connaître les tenants et les aboutissants de ce résultat ô combien intéressant. Ils ont encore moins recherché des informations plus détaillées qui leur aurait permis d’affiner leur analyse et de fournir une information plus fondée. Ce qu’est pourtant censé exiger la déontologie de leur métier. Deux chiffres et quelques salades ont largement suffi à leur ragout idéologique.

Les articles publiés passent pourtant assez près des éléments d’analyse à proprement parler centraux : Le Monde dit bien que ce coup de pousse provient « de la hausse des dépenses de l’Etat » (pour l’accueil des « réfugiés ») et « des dépenses de consommation » (par les aides accordées aux « réfugiés »). « Les dépenses publiques ont bondi de 4,2% », dixit Le Monde, « l’État ayant consacré 20 milliards d’euros à l’accueil des réfugiés ».

Les Échos enfoncent le clou sans qu’aucun voyant ne s’allume dans la tête du journaliste écrivant pourtant pour un quotidien réputé libéral lorsqu’il décrit des phénomènes économiques concrets : « Le négociant berlinois (Peter Bonitz) a déjà vendu 1 650 containers à la ville de Berlin pour abriter les centaines de réfugiés qui arrivent chaque jour. Les fournisseurs sont en rupture de stock. […] A Lützelbach, dans la Hesse, le fabricant de tentes Tartler croule aussi sous les appels. Toute une économie s’est mise en place […] Des entreprises de restauration aux fabricants de matelas en passant par les sociétés de sécurité, qui emploient entre 5000 et 10 000 vigiles pour surveiller les foyers d’accueil, les retombées sont énormes […] »

Pour lire la suite de cet article paru sur le de l’Ojim, cliquez ici

Vous avez aimé cet article ?

EuroLibertés n’est pas qu’un simple blog qui pourra se contenter ad vitam aeternam de bonnes volontés aussi dévouées soient elles… Sa promotion, son développement, sa gestion, les contacts avec les auteurs nécessitent une équipe de collaborateurs compétents et disponibles et donc des ressources financières, même si EuroLibertés n’a pas de vocation commerciale… C’est pourquoi, je lance un appel à nos lecteurs : NOUS AVONS BESOIN DE VOUS DÈS MAINTENANT car je doute que George Soros, David Rockefeller, la Carnegie Corporation, la Fondation Ford et autres Goldman-Sachs ne soient prêts à nous aider ; il faut dire qu’ils sont très sollicités par les medias institutionnels… et, comment dire, j’ai comme l’impression qu’EuroLibertés et eux, c’est assez incompatible !… En revanche, avec vous, chers lecteurs, je prends le pari contraire ! Trois solutions pour nous soutenir : cliquez ici.

Philippe Randa,
Directeur d’EuroLibertés.

.