Par Pierre-Antoine Plaquevent

L’évĂ©nement mĂ©tapolitique le plus important de la fin de l’annĂ©e 2017 fĂ»t sans conteste le second forum eurasiste de Chisinau. Un colloque qui fera date tant par l’appui que lui a apportĂ© l’exĂ©cutif moldave que par la qualitĂ© de ses participants et de leurs interventions. Surtout, les perspectives tracĂ©es par ces rencontres internationales ouvrent des voies inĂ©dites dans le sens d’un non-alignement contre-globaliste contemporain. Un non-alignement qui transcenderait enfin les cadres caduques de la petite politique anachronique pour se hisser Ă  la hauteur des changements de civilisation en cours et de la grande politique. Un colloque à la hauteur de la venue des « grands temps » qui s’annoncent pour la civilisation europĂ©enne. Retour sur cet Ă©vĂ©nement fondateur.

Les 16 et 17 dĂ©cembre dernier s’est tenu en Moldavie le second forum eurasiste de Chișinău qui avait pour thĂšme : « Quelle alternative au capitalisme financier pour le 21 Ăšme siĂšcle ? ». Colloque organisĂ© avec l’appui et le soutien du PrĂ©sident de la RĂ©publique de Moldavie, Igor Dodon. Ce sĂ©minaire international a rĂ©uni pendant plusieurs jours un arĂ©opage d’intellectuels et de spĂ©cialistes de renommĂ©e internationale parmi lesquelles : Alexandre Douguine, HervĂ© Juvin, le GĂ©orgien Levan Vasadze ou encore l’écrivain suĂ©dois Jan Myrdan. Le PrĂ©sident Dodon a par ailleurs ouvert les travaux avec un discours fondateur qui rĂ©sumait les enjeux politiques face auxquels la Moldavie se trouve confrontĂ©e.

De nombreuses personnalitĂ©s, issues du monde politique ou de la sociĂ©tĂ© civile, sont ainsi venues apporter leur contribution aux travaux du forum : l’homme d’affaires britannique Chris Poll, l’ancien conseiller de Syriza Dimitris Konstantakopoulos, la juriste ValĂ©rie Bugault, l’écrivain Slobodan Despot, le prĂ©sident de l’association Lombardie-Russie et membre Ă©minent de la Ligue du Nord Gianluca Savoini, le journaliste Alessandro Sansoni, membre du conseil national italien de l’ordre des journalistes et bien entendu Emmanuel Leroy et Iurie Rosca : organisateurs pivots des deux colloques de Chisinau avec Daria Dugina. Sont aussi intervenus Volen Siderov, prĂ©sident du parti bulgare « Ataka », le Roumain Bogdan Herzog, l’Allemand Manuel Ochsenreiter, prĂ©sident du German Center for Eurasian Studies, un think-tank proche du parti souverainiste AFD et aussi l’essayiste et homme politique Yvan Blot.

Avec la prĂ©sence dans le public d’auteurs bien connus des Français tels que Marion Sigaut ou encore de Lucien Cerise et de son Ă©diteur, on peut dire que ce second forum de Chisinau rĂ©unissait une part importante de la pensĂ©e politique française et europĂ©enne contemporaine pour un Ă©vĂ©nement inĂ©dit en son genre. EvĂšnement qui fera date et dont on peut considĂ©rer qu’il marque le dĂ©but d’une nouvelle Ăšre en matiĂšre d’anti-globalisme. De part la variĂ©tĂ© des intervenants et du public prĂ©sent, la vraie gauche anti-mondialiste et la droite conservatrice authentique se sont retrouvĂ©es Ă  Chisinau afin de penser et de projeter l’alternative possible Ă  la marche en cours vers le globalitarisme nĂ©olibĂ©ral.

Au cours de ces journĂ©es de nombreux thĂšmes ont ainsi pu ĂȘtre abordĂ©s, la plupart des interventions publiques sont disponibles ici : flux.md/fr et flux.md/en ainsi que sur le site du saker : lesakerfrancophone.fr ou sur geopolitica.ru. Une Ă©quipe de TV-LibertĂ©s était prĂ©sente afin de couvrir l’ensemble de l’évĂ©nement visible ici.

Un Ă©vĂ©nement qui se tenait dans un contexte gĂ©opolitique difficile : la Modavie s’efforce de maintenir une position d’équilibre entre Est et Ouest, entre Union-EuropĂ©enne et Union Eurasiatique malgrĂ© les tensions entre Occident et Russie. A la fin de la premiĂšre journĂ©e de travail, le PrĂ©sident Dodon a ensuite accueilli les journalistes prĂ©sents pour une confĂ©rence de presse exclusive dans le palais prĂ©sidentiel de Chișinău.

Conférence de presse à laquelle nous avons pu assister et au cours de laquelle le Président Dodon a développé plus avant ces thématiques et a répondu aux questions des journalistes présents. Ici un entretien réalisé pour TV-Libertés dans lequel il résume certaines de ses positions : tvlibertes.com/igor-dodon-ne-cedera-pas.

Igor Dodon, un président illibéral et continentaliste sous pression

Issu Ă  l’origine du centre-gauche, le PrĂ©sident Dodon a profitĂ© de son discours inaugural lors du colloque de Chișinău pour affirmer la compatibilitĂ© d’un discours social avec les valeurs de la droite conservatrice. Une ligne de « gauche du travail et de droite des valeurs » qu’il est peut-ĂȘtre le seul prĂ©sident europĂ©en en fonction Ă  affirmer aussi clairement. Il a ainsi affirmĂ© la nĂ©cessitĂ© de se dĂ©barrasser des mythes libĂ©raux du retrait de l’Etat et de la « main invisible du marché » afin de renouer avec les conceptions d’un Etat stratĂšge et interventionniste dans les secteurs stratĂ©giques et vitaux de l’économie nationale.

Le PrĂ©sident Dodon a ouvert les travaux par un discours d’affirmation centrĂ© sur les notions de souverainetĂ©, de nationalisme Ă©conomique et de continentalisme politique. AprĂšs avoir rappelĂ© la situation gĂ©ographique et culturelle de la Moldavie qui fait d’elle un carrefour entre Europe occidentale et orientale, entre catholicité et orthodoxie, entre mondes latin et slave, il a Ă©voquĂ© la situation Ă©conomique critique de la Moldavie qui se trouve face Ă  une grave hĂ©morragie de ses forces vives en direction de l’Union-EuropĂ©enne. Une hĂ©morragie qui ne pourra ĂȘtre freinĂ©e que par une relocalisation partielle de l’économie moldave. Moldavie qui n’a pas vocation Ă  ĂȘtre juste une rĂ©serve de main d’oeuvre Ă  bon marchĂ© en direction des pays occidentaux. Bien que l’un des pays les plus pauvres d’Europe, la Moldavie n’est pas condamnĂ©e au destin de pĂ©riphĂ©rie de l’UE livrĂ©e au pillage de l’impĂ©rialisme Ă©conomique de multinationales apatrides. La Moldavie a une carte stratĂ©gique Ă  jouer en se positionnant comme interface gĂ©oĂ©conomique et gĂ©ostratĂ©gique entre l’Union EuropĂ©enne et l’Union Eurasiatique; notamment dans la perspective de la nouvelle route de la soie et dans celle du dĂ©placement du centre de gravitĂ© Ă©conomique mondial vers l’Eurasie. De lĂ  dĂ©coule le continentalisme politique affirmĂ© Ă  plusieurs reprises par le PrĂ©sident Dodon au cours de ces interventions lors du forum. Ainsi, aprĂšs s’ĂȘtre dĂ©fini comme « rĂ©solument souverainiste », Igor Dodon a rappelĂ© la nĂ©cessitĂ© de revenir Ă  la vision Gaullienne d’une Europe-puissance et Ă  l’axe stratĂ©gique Paris-Berlin-Moscou comme alternative Ă  la construction europĂ©enne actuelle. La voie de l’indĂ©pendance pour une nation de la taille de la Moldavie passe par le multilatĂ©ralisme et le non-alignement plutĂŽt que par l’unipolaritĂ© et l’adhĂ©sion univoque Ă  l’agenda occidental.

Dans cette perspective, Igor Dodon s’était prononcĂ© en 2017 en faveur d’une annulation par son parlement de l’accord commercial signĂ© avec l’Union europĂ©enne en 2014, espĂ©rant ainsi rĂ©tablir des relations Ă©conomiques normalisĂ©es avec la Russie. Position qui lui vaut d’ĂȘtre mis en difficultĂ© par le parlement moldave oĂč les Ă©lus pro-UE sont majoritaires. La RĂ©publique de Moldavie se caractĂ©risant par un rĂ©gime parlementaire laissant une marge de manoeuvre rĂ©duite pour le PrĂ©sident.

Igor Dodon a par ailleurs dĂ©veloppĂ© l’idĂ©e que le patriotisme Ă©conomique peut transcender les diffĂ©rences culturelles internes de la Moldavie et les tensions identitaires que pourraient ĂȘtre tentĂ© d’attiser les forces de la SociĂ©tĂ© Ouverte. Forces Ă  l’affĂ»t d’une Ă©mancipation trop grande de la RĂ©publique Moldave face aux standards de l’UE et soucieuses d’allumer un nouveau foyer de discorde supplĂ©mentaire entre la Russie et l’Europe. PeuplĂ©e d’une population russophone nombreuse et d’une grande minoritĂ© russe, le PrĂ©sident moldave a clairement Ă©voquĂ© le risque d’un scĂ©nario de type ukrainien : provoquer une agitation de l’opinion publique visant Ă  le destituer, agitation politique qui pourrait ĂȘtre suivi de provocations inter-ethniques attisĂ©es depuis l’étranger. L’équilibre politique moldave Ă©tant fragilisĂ© par la question de la Transnistrie.

Un article récent du centre de presse de Donetsk résume dans ses grandes lignes la situation politique moldave :

« (
) La tension dans la rĂ©publique est liĂ©e Ă  l’opposition entre le prĂ©sident pro-russe Igor Dodon, l’opposant Renato Usatii et le bloc politique pro-europĂ©en dirigĂ© par Vlad Plahotniuc. Il y a un an, la Moldavie Ă©tait au bord d’une guerre civile entre citoyens pro-russes et pro-europĂ©ens, compte tenu de l’augmentation significative des sentiments pro-russes dans le pays ces derniĂšres annĂ©es, nous ne pouvons pas exclure le scĂ©nario ukrainien en Moldavie. 

RĂ©cemment, (
) la Cour constitutionnelle a dĂ©cidĂ© de suspendre les pouvoirs d’un des principaux opposants politiques de Plahotniuc, l’actuel prĂ©sident de la Moldavie, Igor Dodon (NDA : le 5 janvier 2018). Le champ politique de la Moldavie, sous prĂ©texte de lutter contre la corruption, a Ă©tĂ© presque entiĂšrement dĂ©barrassĂ© de ses opposants. »

Au cours de sa confĂ©rence de presse lors du forum de Chișinău, le PrĂ©sident Dodon a plusieurs fois exposĂ© le rĂŽle de l’oligarque Vlad Plahotniuc. Un rĂŽle qu’évoque l’article de l’agence Donipress :

« Personne n’avait entendu parler de Plahotniuc comme politicien avant la fin de 2010. Auparavant, Vlad Plahotniuc appartenait Ă  un certain nombre de grands hommes d’affaires moldaves, dont les domaines d’intĂ©rĂȘt Ă©taient les banques, les hĂŽtels, les mĂ©dias et le commerce du pĂ©trole. Mais mĂȘme Ă  ce moment-lĂ , il a Ă©tĂ© surnommĂ© « le mĂ©chant », puisque l’homme d’affaires Ă©tait dĂ©jĂ  crĂ©ditĂ© de fraudes, de saisies de vols, de commerce d’armes et de proxĂ©nĂ©tisme et de nombreuses autres activitĂ©s illĂ©gales. (
) Vlad Plahotniuc a commencĂ© comme membre du Parti Communiste moldave, mais aux Ă©lections lĂ©gislatives de 2010 il est devenu membre du Parti DĂ©mocrate, oĂč il a immĂ©diatement pris la deuxiĂšme place honorable dans la liste. C’est Ă  partir de ce moment qu’a commencĂ© le crĂ©puscule du Parti Communiste en Moldavie (
) L’oligarque Plahotniuc est, depuis dĂ©cembre 2016 , le chef du Parti DĂ©mocrate. Il est intĂ©ressant de noter qu’en mĂȘme temps, officiellement, il n’est pas membre du parti. Aujourd’hui, Vlad Plahotniuc n’occupe aucun poste au gouvernement, mais reste un homme qui contrĂŽle pleinement l’économie, le pouvoir lĂ©gislatif et exĂ©cutif dans un petit État, sans aucune responsabilitĂ© en tant que fonctionnaire.« (1)

Donipress rappelle ensuite le « multilatéralisme » de Plahotniuc en matiÚre de corruption :

« (
) Il n’y a pas si longtemps, Vlad Plahotniuc faisait l’objet d’une enquĂȘte de la part d’Interpol Italie dans le dossier de la « mafia russe », mais sa position anti-russe dĂ©clarĂ©e reste la principale raison de la complaisance des États-Unis et de l’UE envers Plahotniuc. (
) Vlad Plahotniuc fait beaucoup d’efforts pour devenir un politicien europĂ©en respectable pour l’Occident, il paie pĂ©riodiquement des publications dans de prestigieux magazines europĂ©ens et amĂ©ricains. Vlad a mĂȘme embauchĂ© une sociĂ©tĂ© de lobbying amĂ©ricaine bien connue, le groupe Podesta, qui a travaillĂ© avec Hillary Clinton. (
) Aujourd’hui, le « maĂźtre de la Moldavie » est tolĂ©rĂ© plutĂŽt qu’approuvĂ© et sera remplacĂ© Ă  toute occasion par un vĂ©ritable homme politique europĂ©en qui n’a pas le stigmate de l’appartenance Ă  la « mafia russe ». » (2)

Dans cette perspective les prochaines Ă©lections lĂ©gislatives en Moldavie constitueront un test pour affirmer ou infirmer la soliditĂ© des orientations choisies par le PrĂ©sident Dodon et ses soutiens. Elections qui seront aussi l’occasion pour les citoyens moldaves de rejeter ou non les orientations crypto-mafieuses des libĂ©raux enkystĂ©s dans leur parlement :

« Selon les sondages sociologiques, le rejet de Plahotniuc et de son gouvernement atteint 80 %. Dans de telles circonstances, la derniĂšre chance pour Vlad de rester au pouvoir sera de provoquer l’escalade du conflit en Transnistrie et de lancer un appel Ă  l’UE et aux États-Unis pour qu’ils exigent une protection contre l’agression russe. L’Europe n’a absolument pas besoin d’un second conflit armĂ© Ă  ses frontiĂšres, qui entraĂźnera inĂ©vitablement une augmentation du nombre de rĂ©fugiĂ©s, contribuera au commerce illĂ©gal des armes et Ă  la propagation de la criminalitĂ©. En novembre 2018, la Moldavie organisera des Ă©lections lĂ©gislatives, qui peuvent constituer un test difficile non seulement pour la RĂ©publique de Moldavie, mais aussi pour l’UE dans son ensemble. » (3)

La Moldavie se trouve aujourd’hui sur l’une des lignes de fracture de la tectonique gĂ©opolitique contemporaine qui voit se confronter unipolaritĂ© et multipolaritĂ©, sa survie en tant qu’Etat-nation passe par une pacification des rapports entre Europe et Russie. C’est dans cet esprit que le PrĂ©sident Dodon conçoit les rencontres gĂ©opolitiques et de Chisinau et, plus globalement, le logiciel politique eurasiste non-alignĂ©. Pour lui, l’intĂ©rĂȘt national et la survie mĂȘme de la Moldavie passe par le multilatĂ©ralisme et le continentalisme politique.

De par les orientations affirmĂ©es par le PrĂ©sident Dodon et si l’on se rapporte au manifeste publiĂ© Ă  la suite des premiĂšres rencontres de Chișinău, on peut considĂ©rer que le continentalisme politique comme alternative au globalisme pourrait s’affirmer comme l’orientation gĂ©ostratĂ©gique d’une nation europĂ©enne; fĂ»t-elle l’une des plus pauvres d’Europe. Il s’agit d’un choix gĂ©opolitique et civilisationnel majeur qui est certainement Ă  l’origine des derniĂšres sanctions que rencontre le PrĂ©sident Dodon de la part de son parlement. (4)

Au forum de Chișinău, des non-alignĂ©s de toute l’Europe sont venus apporter leur pierre Ă  l’édification d’un avenir europĂ©en pacifiĂ© et souverain. L’avenir proche nous dira si cette alternative continentale s’imposera et empĂȘchera l’Atlantisme de diviser l’Europe et d’y semer la guerre – comme hier en Yougoslavie et aujourd’hui en Ukraine – et si des intĂ©rĂȘts exogĂšnes rĂ©ussiront Ă  dĂ©tourner les EuropĂ©ens de la voie de l’indĂ©pendance et de la paix.

Article paru sur le site Les Non-Alignés.

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