Allemagne. L’Union chrétienne-démocrate (CDU) d’Angela Merkel a été devancée de justesse par le parti anti-immigrants Alternative pour l’Allemagne (AfD) aux élections régionales qui ont eu lieu dimanche 4 septembre dans le Land de Mecklembourg-Poméranie occidentale, scrutin remporté par les socialistes du SPD.

D’après un projet de loi adopté mercredi 31 août en Conseil des ministres, un homme contestant la paternité de son enfant pourra désormais saisir la justice pour obtenir de la mère qu’elle révèle l’identité de celui – ou de ceux – avec qui elle a eu des relations sexuelles « pendant la période de conception. »

Situé en bordure d’une des plus belles plages du pays sur l’île de Rügen, le complexe de Prora renaît à la vie, avec l’arrivée cet été des premiers occupants de nouveaux appartements de luxe, là où pendant des années se sont dressées les ruines fantomatiques du colosse de béton gris.

Prora, dont la construction a commencé en 1936, était conçu pour abriter jusqu’à 20 000 vacanciers dans le cadre du programme « La Force par la joie » du parti national-socialiste, également à l’origine de la Coccinelle de Volkswagen – la « voiture du peuple. »

Quatre élections régionales sont organisées d’ici au prochain scrutin législatif en septembre 2017, à Berlin, en Sarre, dans le Schleswig-Holstein et en Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Elles seront autant de tests préélectoraux pour la chancelière.

De nombreux articles dans la presse allemande ces derniers mois ont souligné le fait que la plupart des migrants n’étaient pas au travail. Les programmes d’embauche, les promesses de sang neuf apporté par cette population en âge de travailler dans un pays démographiquement exsangue sont restés lettre morte. De nombreux migrants travaillent en revanche au noir pour des salaires relevant du « dumping ». Effet lumpenprolétariat !

Autriche. Le chancelier autrichien Christian Kern et le chef de la diplomatie, Sebastian Kurz, qui ne sont pourtant, ni l’un, ni l’autre, membres du FPÖ, viennent de formuler un « non » catégorique à la poursuite des négociations pour l’entrée d’Ankara dans l’Union européenne (UE).

Pays-Bas. Geert Wilders, le président du parti de la Liberté – droite nationale – considère l’islam comme un « terrorisme politique » et à ce titre déclare vouloir « fermer toutes les mosquées et interdire le Coran ». Son parti pourrait peser un tiers des 150 députés que compte la chambre basse du Parlement au prochain renouvellement.

Espagne. Malgré une absence de majorité du gouvernement et alors que l’on se dirige tout droit vers de nouvelles élections, l’économie espagnole se porte bien. La croissance est supérieure à la moyenne européenne, très largement supérieure même puisqu’on attend, tenez-vous bien, une croissance d’environ 3 %.

Le chômage a chuté et sera en dessous des 20 % pour la première fois depuis 2010. Les exportations, avec le même euro que nous, sont à un record historique absolu, et la consommation et les investissements en plein boom. Mais le pays devrait afficher un déficit toujours élevé et ce gouvernement de transition ne pourra sûrement pas présenter de budget.

Grande-Bretagne. Faute de personnel qualifié pour préparer les négociations avec l’Union européenne, le gouvernement recrute des avocats au tarif en vigueur dans les grands cabinets : 5 900 euros la journée. « À ce prix, le Brexit leur reviendra plus cher que leur contribution au budget de l’UE », ironise un diplomate européen.

Lituanie. Le ministre de la Défense Juozas Olekas a confirmé avoir fourni pour la seconde fois des munitions (150 tonnes) aux forces gouvernementales ukrainiennes qui combattent les séparatistes pro russes dans l’est du pays. La Lituanie est membre de l’Otan.

Europe de l’Est. La rupture qui oppose l’Est et l’Ouest de l’Europe depuis la crise des migrants ne fait que se creuser. À dix jours du sommet de Bratislava, elle menace de se transformer en un fossé infranchissable.

Ils sont quatre, le groupe de Visegrad – Pologne, Hongrie, République tchèque, Slovaquie –, et leur colère ne faiblit pas. En 2015, ils avaient refusé d’adopter les quotas d’accueil de réfugiés décidés par Bruxelles. Ils s’étaient élevés contre la politique d’ouverture que voulait imposer Angela Merkel à ses partenaires européens.

Le groupe de Visegrad a depuis trouvé un allié en Europe centrale : l’Autriche, qui, après avoir ouvert ses frontières aux réfugiés, s’est ravisée. Le groupe de Visegrad, à l’instar de Londres, veut que l’UE soit réformée en profondeur pour donner plus de souveraineté aux États. Il aimerait une Europe décentralisée dans laquelle le pouvoir réside davantage dans les capitales qu’à Bruxelles.

Ukraine. Ces dernières années, on a enregistré une multiplication par trois de l’alya ukrainienne, note Roman Polonsky, directeur de l’unité chargé du monde russophone à l’Agence juive. De 2 000 en 2 003, ils sont aujourd’hui 7 500 en 2015. Selon les estimations de l’Agence juive, il y aurait encore 200 000 Juifs en Ukraine, c’est-à-dire des personnes ayant au moins un grand-parent juif.

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