Europe. G20 Ă  Hambourg oĂč les prĂ©sidents Poutine et Trump se sont rencontrĂ©s avec leurs ministres des Affaires Ă©trangĂšres. Cette rencontre fut trĂšs constructive et rĂ©vĂ©latrice d’une « alchimie positive » a dĂ©clarĂ© Rex Tillerson. SergueĂŻ Lavrov, a annoncĂ© que Russes et AmĂ©ricains ont convenu d’un cessez-le-feu dans le sud-ouest de la Syrie.

Il est encore difficile de savoir, surtout avec un prĂ©sident aussi imprĂ©visible que M. Trump, si cette rencontre est un tournant et ce qu’il en sera des relations amĂ©ricano-russes dans les prochains mois.

Si un fragile compromis de façade a Ă©tĂ© trouvĂ© au G20 sur les sujets les plus Ă©pineux, « les discussions ont Ă©tĂ© difficiles », a insistĂ© plusieurs fois Angela Merkel en dĂ©signant les États-Unis comme responsables. « En ce qui concerne demain ou aprĂšs-demain, je ne peux rien dire », a-t-elle poursuivi avant de rĂ©pĂ©ter ce qu’elle a annoncĂ© le mois dernier : « Les EuropĂ©ens doivent prendre leur destin en main. »

La dĂ©claration finale commune est un monument d’ambiguĂŻtĂ©. Il affirme une dĂ©termination Ă  combattre « le protectionnisme, y compris toutes les pratiques commerciales dĂ©loyales ». Et dit reconnaĂźtre « le rĂŽle d’instruments lĂ©gitimes de dĂ©fense commerciale. »

La notion d’instruments de dĂ©fense commerciale – autrement dit des barriĂšres tarifaires – est tout sauf thĂ©orique. L’administration Trump a dĂ©jĂ  commencĂ© Ă  imposer des taxes antidumping. L’Europe est sur le qui-vive.

La liste de produits amĂ©ricains qui pourraient ĂȘtre Ă  leur tour ciblĂ©s par des taxes antidumping de l’UE a commencĂ© Ă  circuler. Et en ligne de mire Ă©galement le dumping chinois sur l’acier.

Union europĂ©enne. Michel Barnier demande – au nom des 27 – aux Anglais de bien vouloir rĂ©gler la facture du divorce, pour la bonne raison que le Brexit a un coĂ»t. Mais Boris Johnson, le ministre des Affaires Ă©trangĂšres, s’est pour l’instant contentĂ© de lancer Ă  la Chambre des communes que les EuropĂ©ens « pouvaient toujours courir » s’ils s’entĂȘtaient Ă  rĂ©clamer aux Britanniques des sommes « exorbitantes ».

GrĂšce. La zone euro a dĂ©finitivement validĂ© le versement d’une nouvelle tranche d’aide de 8,5 milliards d’euros Ă  AthĂšnes. DĂ©cidĂ©e en juin par l’Eurogroupe, elle permettra Ă  la GrĂšce d’honorer 7 milliards d’euros de crĂ©ances arrivant‹à Ă©chĂ©ance en juillet. C’est le serpent qui se mord la queue. SurrĂ©aliste.

Allemagne. Si le G20 a Ă©tĂ© marquĂ© par le tĂȘte Ă  tĂȘte Poutine/Trump, c’est dans les rues de Hambourg que se situait aussi l’actualitĂ©. La ville a Ă©tĂ© plongĂ©e dans le chaos le plus total par la prĂ©sence de manifestants et des casseurs du Black Bloc. La police a prĂ©cisĂ© avoir enregistrĂ© 200 de ses agents blessĂ©s.

Les manifestants ont pĂ©nĂ©trĂ© dans la zone de la ville censĂ©e ĂȘtre la plus protĂ©gĂ©e et rendue « zone de non droit » durant plusieurs heures. Les manifestants ont Ă©tĂ© Ă  deux doigts de prendre d’assaut l’Elbphilharmonie, la nouvelle salle de concerts pourtant surprotĂ©gĂ©e, oĂč les chefs d’État Ă©coutaient la 9e de Beethoven.

Le gouvernement allemand durcit les rĂšgles sur les investissements Ă©trangers dans les secteurs stratĂ©giques. Avec cette « lex China » qui ne dit pas son nom, Berlin veut pouvoir protĂ©ger ses entreprises de l’appĂ©tit Ă©conomique chinois. En 2016, la Chine a acquis 58 entreprises allemandes pour 11,6 milliards d’euros. C’est 19 de plus qu’en 2015. En 2006, on n’en recensait qu’une seule.

Autriche. Le ministre turc de l’Économie, Nihat Zeybekci, n’est pas autorisĂ© Ă  se rendre en Autriche pour assister Ă  un Ă©vĂ©nement marquant le premier anniversaire du coup d’État manquĂ© du 16 juillet 2016 en Turquie. Le chancelier fĂ©dĂ©ral d’Autriche a jugĂ© que le gouvernement turc espĂ©rait « étendre son influence » dans le pays.

Lors des prochaines Ă©lections lĂ©gislatives du 15 octobre, Sebastian Kurz, 30 ans, ministre des Affaires Ă©trangĂšres, pourrait devenir le prochain chancelier autrichien. Son homologue russe SergueĂŻ Lavrov ne tarit pas d’éloges Ă  son Ă©gard. M. Kurz souhaite une rĂ©forme de l’Union europĂ©enne allant vers plus de souverainetĂ© pour les États. Les rĂ©fugiĂ©s, l’immigration et l’intĂ©gration constituent les prĂ©occupations principales des votants, il multiplie donc les positions de fermetĂ© sur ces questions. Il est par ailleurs le patron du parti des conservateurs chrĂ©tiens de l’ÖVP et n’a pour tout diplĂŽme que des Ă©tudes de droit non achevĂ©es.

Angleterre. Le roi d’Espagne a appelĂ© le Royaume-Uni au dialogue sur Gibraltar afin de trouver un statut qui serait « acceptable pour tout le monde », lors d’un discours prononcĂ© devant le Parlement britannique, mercredi 12 juillet.

Felipe VI a aussi exprimĂ© sa volontĂ© d’un accord sur le Brexit qui assurerait « conditions de vie dĂ©centes » et « certitude » aux Espagnols rĂ©sidant au Royaume-Uni et aux Britanniques vivant en Espagne.

Pays-Bas. Le Bureau des statistiques aux Pays-Bas vient de publier une sĂ©rie d’informations pour l’annĂ©e 2015. On y apprend que 7 259 personnes ont Ă©tĂ© euthanasiĂ©es. Le dĂ©compte se fait ainsi : 6 672 par euthanasie, 150 par suicide assistĂ© et 431 personnes ont Ă©tĂ© mises « en phase terminale » sans qu’elles le demandent. Mais de plus, 18 213 dĂ©cĂšs sont imputables Ă  des dĂ©cisions mĂ©dicales visant Ă  provoquer la mort.

Hongrie. La campagne contre George Soros a trouvĂ© un alliĂ© de poids Ă  quelques jours de la venue de Benyamin Netanyahou. Le ministre des Affaires Ă©trangĂšres israĂ©lien s’en est pris aussi Ă  Soros coupable de « porter atteinte aux gouvernements israĂ©liens dĂ©mocratiquement Ă©lus en finançant des organisations qui diffament l’État juif et cherchent Ă  lui nier le droit Ă  se dĂ©fendre. »

IsraĂ«l apprĂ©cie le blocage hongrois systĂ©matique au sein de l’UE contre les initiatives perçues comme hostiles Ă  l’État hĂ©breu. Et les deux pays partagent une mĂȘme politique agressive vis-Ă -vis des voix critiques dans la sociĂ©tĂ© civile.

Albanie. La racaille albanaise se rĂ©pand sur toute l’Europe depuis qu’en 2010, la Commission europĂ©enne a levĂ© l’obligation de visas pour une libre circulation dans l’espace Schengen. Rappelons que ce pays est la plaque tournante de tous les trafics en Europe.

Pour Vangelis Doules, dĂ©putĂ© au Parlement albanais, le phĂ©nomĂšne ne risque pas de s’arrĂȘter. « La pauvretĂ©, le chĂŽmage, la corruption et le clientĂ©lisme poussent la jeunesse Ă  trouver un meilleur avenir ailleurs. »

Nombre de politiciens non qualifiĂ©s occupant des postes clĂ©s sont accusĂ©s de dĂ©tourner de l’argent public.

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Philippe Randa,
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