Pendant que les mĂ©dias centraux se focalisent sur l’épidĂ©mie de covid-19 dont la dangerositĂ© n’est avĂ©rĂ©e que pour les personnes ĂągĂ©es ou atteintes de pathologies chroniques, les berges de l’Évros deviennent un foyer ardent de tensions internationales.

Prenant sa source en Bulgarie oĂč on l’appelle Maritza et se jetant dans la Mer ÉgĂ©e au terme d’un parcours de 480 km, le fleuve Évros sert depuis le traitĂ© de Lausanne de 1923 de frontiĂšre entre la Turquie et la GrĂšce. Ce cours d’eau est devenu un point de franchissement illĂ©gal pour des milliers d’immigrĂ©s poussĂ©s par les Turcs Ă  s’installer en Europe. Plus au Sud, au large des cĂŽtes turques, les Ăźles grecques de Samos, de Lesbos, de Chios, de Kos et de Leros connaissent la mĂȘme pression migratoire.

Le prĂ©sident Erdogan souhaitait mettre la Syrie sous sa coupe et en faire un vassal islamiste. GrĂące Ă  l’intervention militaire russe et Ă  l’aide dĂ©cisive de l’Iran, du Hezbollah libanais et des milices chiites irakiennes, Damas rĂ©cupĂšre progressivement sa souverainetĂ© sur l’ensemble de son territoire, y compris Ă  Idlib. MalgrĂ© la prĂ©sence d’une forte tendance eurasiste au sein de ses unitĂ©s, Erdogan poursuit sa politique nĂ©o-ottomane, ce qui multiplie les frictions avec Moscou.

Outre la Syrie, Ankara soutient militairement en Libye le gouvernement de transition de Fayez el-Sarraj tandis que la Russie appuie le marĂ©chal Khalifa Haftar. La Turquie maintient depuis les annĂ©es 1990 un blocus draconien contre l’ArmĂ©nie qui ne fait que dĂ©fendre son peuple au Haut-Karabakh. Le Liban, la Syrie et Chypre n’apprĂ©cient pas que des navires turcs d’exploration pĂ©troliĂšre prospectent dans leurs eaux territoriales. Enfin, haut lieu de placement des capitaux russes, Chypre subit depuis 1974 dans sa partie septentrionale l’occupation militaire turque.

MĂ©content de perdre sa carte syrienne, le Reis d’Ankara aurait aimĂ© que les États de l’Union dite europĂ©enne le soutiennent et renforcent leurs sanctions contre Moscou. Le refus europĂ©en l’incita, au mĂ©pris des engagements passĂ©s et des millions d’euros dĂ©jĂ  versĂ©s, Ă  pousser les clandestins Ă  franchir l’Évros et Ă  se ruer sur les Ăźles grecques.

SaturĂ©es par une masse dĂ©mographique incontrĂŽlable qui rend le quotidien dĂ©jĂ  difficile plus que pĂ©nible, les populations des Ăźles elles-mĂȘmes frappĂ©es par l’austĂ©ritĂ© financiĂšre, ne cachent plus leur exaspĂ©ration. Elles se dĂ©fendent non seulement contre des intrus qui saccagent Ă©glises et chapelles, mais aussi contre des policiers plus que jamais au service de la ploutocratie cosmopolite, de nombreux agents des forces d’occupation mentale que sont les journalistes de l’Établissement mondial et des ONG humanitaires ethno-masochistes.

Ce qui se passe au bord de la Maritza et sur les Ăźles concerne tous les EuropĂ©ens. Le ministre turc de l’IntĂ©rieur vient de dĂ©ployer un millier d’hommes des forces spĂ©ciales de la police avec la mission de favoriser le passage en GrĂšce, voire en Bulgarie, des « migrants ». Comment rĂ©agiront-ils face Ă  la rĂ©sistance des douaniers grecs et bulgares Ă  moins de provoquer un casus belli ? Une guerre de moins en moins froide se prĂ©pare aux portes orientales de l’Europe. Courrier International (des 5 au 11 mars 2020) rapporte les propos rĂ©vĂ©lateurs d’un Ă©ditorialiste du quotidien turc Star : « Il est temps de rendre la monnaie de sa piĂšce Ă  l’Europe colonisatrice et Ă  ces croisĂ©s dĂ©moniaques ».

Venant d’un hĂ©ritier des gĂ©nocideurs armĂ©niens et des pirates mĂ©diterranĂ©ens qui rĂ©duisaient en esclavage de nombreuses populations europĂ©ennes, cette affirmation pĂ©remptoire ferait sourire si elle n’exprimait pas la conviction profonde de nombreux Turcs.

L’attitude inacceptable d’Ankara mĂ©rite une correction. Le 4 mars dernier, GĂ©nĂ©ration Identitaire a lancĂ© sur France-pĂ©titions.com une campagne de signatures demandant au gouvernement français d’habitude prompt Ă  s’engager dans des aventures militaires inutiles d’envoyer des troupes sur l’Évros et en Mer ÉgĂ©e. La France et ses vingt-six partenaires du « Machin de Bruxelles – Strasbourg » s’honoreraient d’y dĂ©pĂȘcher le porte-avions Charles-de-Gaulle, du matĂ©riel et des soldats. Cette intervention se complĂ©terait par l’envoi supplĂ©mentaire de renforts sur l’üle italienne de Lampedusa ainsi que dans les enclaves espagnoles en Afrique du Nord de Melilla, de Ceuta, de la presqu’üle Velez de la Gomera, de l’archipel Al Hoceima, des treize Ăźles Chaffanires et de l’ülot Persil.

Certes, l’Allemagne, la Belgique, la France et les Pays-Bas comptent dĂ©sormais d’importantes communautĂ©s d’origine turque. Celles-ci pourraient devenir une redoutable cinquiĂšme colonne. Ankara les travaille d’ailleurs politiquement par l’intermĂ©diaire, aux Pays-Bas, du parti Denk et, dans l’Hexagone, du Parti ÉgalitĂ© et Justice. Et alors ? En cas de protestations violentes de la part de certains Ă©lĂ©ments troubles, le recours massif aux LBD s’imposerait sans aucun Ă©tat d’ñme d’autant que l’avenir de l’Europe albo-borĂ©enne se joue Ă  ses confins. Emmanuel Macron a parlĂ© de la « mort cĂ©rĂ©brale de l’OTAN » et rĂ©clame rĂ©guliĂšrement une armĂ©e europĂ©enne.

Le comportement menaçant de la Turquie constitue un excellent motif pour en jeter les bases opĂ©rationnelles. Des Champs Catalauniques en 451 au sacrifice hĂ©roĂŻque de Lord Byron Ă  Missolonghi en 1824, les EuropĂ©ens savent d’instinct que leur survie passe par l’union de leurs armes. Plus que le prĂ©cĂ©dent bien connu de la victoire navale de LĂ©pante du 7 octobre 1571 Ă  laquelle le Royaume de France s’abstint pour cause d’alliance avec la Sublime Porte, il faut se souvenir de la bataille navale de Navarin du 20 octobre 1827. Ce jour-lĂ , non loin d’ailleurs de LĂ©pante, les marines britannique, française et russe Ă©crasĂšrent les flottes ottomane, Ă©gyptienne et barbaresque. Cette victoire europĂ©enne aida les indĂ©pendantistes grecs et permit en aoĂ»t 1828 le dĂ©barquement en MorĂ©e, au Sud-Ouest du PĂ©loponnĂšse, d’un corps expĂ©ditionnaire français commandĂ© par le gĂ©nĂ©ral Maison.

Les EuropĂ©ens ont l’impĂ©rieux devoir de retrouver l’esprit de Navarin. Ils doivent arrĂȘter la submersion migratoire, mettre un terme Ă  l’entitĂ© fantoche de la RĂ©publique turque de Chypre du Nord, reconnaĂźtre le caractĂšre national armĂ©nien du Haut-Karabakh, imposer la levĂ©e du blocus contre l’ArmĂ©nie, libĂ©rer la Thrace orientale, assurer aux Grecs et aux Russes la maĂźtrise des dĂ©troits du Bosphore et des Dardanelles et, surtout, reprendre un demi-millĂ©naire plus tard notre deuxiĂšme Rome : Constantinople.

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