Le Figaro est un journal dans le sens du vent et certains de ses journalistes bien souvent des girouettes qui indiquent l’Ouest, les USA, la bien-pensance, le politiquement correct, etc., au point d’avoir perdu tout bon sens en affirmant leur russophobie.

La journaliste Isabelle Lasserre, dans un long article le lundi 29 mai, a dĂ©moli Vladimir Poutine et valorisĂ© Emmanuel Macron. Tout commence par une entrĂ©e dans l’histoire de nos deux peuples Ă  l’époque de Louis XV et de Pierre le Grand, pour se poursuivre par un procĂšs en rĂšgle contre Vladimir Poutine traitĂ© comme un PrĂ©sident ayant finalement de la chance d’ĂȘtre reçu Ă  Versailles par son homologue français. Il aurait en fait beaucoup Ă  gagner Ă  venir en France, afin de « rompre » son isolement sur la scĂšne internationale.

Madame Lasserre ne vit sĂ»rement pas en Russie. La France de Macron n’est pas Ă  la hauteur de la Russie. Cette journaliste nous ressort les litiges dĂ©noncĂ©s par l’intelligentsia française sur l’annexion de la CrimĂ©e, territoire qui a toujours Ă©tĂ© Russe au demeurant et qui fĂ»t donnĂ© administrativement par Khrouchtchev Ă  l’Ukraine en 1954, Ă  une Ă©poque oĂč les États en interne Ă  l’Union SoviĂ©tique n’existaient pas.

À une Ă©poque oĂč le Pouvoir Ă©tait au Kremlin, la CrimĂ©e russe n’était pas historiquement ukrainienne et n’avait pas vocation Ă  l’ĂȘtre. Vladimir Poutine n’a donc pas boudĂ© son plaisir de rendre la CrimĂ©e Ă  la Russie sous la demande pressante de ses habitants eux-mĂȘmes.

Faut-il rappeler comment la Savoie et Nice sont devenues françaises ? Comment la PrincipautĂ© de Monaco s’est trouvĂ©e privĂ©e de la plus garde partie de son territoire au profit de la France ? Certes, l’un ne peut justifier l’autre ! Les contextes Ă©taient diffĂ©rents.

Pour autant, ce n’est pas la premiĂšre fois qu’un territoire passe d’un pays Ă  l’autre, sans beaucoup de rĂ©actions de la part des Ăąmes sensibles aujourd’hui ! À commencer par la Pologne, dĂ©pecĂ©e par l’Union SoviĂ©tique aprĂšs la guerre de 1945, et l’Allemagne qui se vit confisquer par la nouvelle Pologne communiste, la Prusse, berceau de la Nation germanique.

Que dirait la Pologne devant une revendication allemande de la Prusse ou la BiĂ©lorussie et l’Ukraine, devant une revendication polonaise de territoires qui lui appartenaient ?

La bonne nouvelle Ă©tant qu’il n’y a pas eu besoin de faire des transferts de population d’Ukrainiens comme ce fut fait pour les Allemands obligĂ©s de quitter leurs terres natales, Ă  la suite de dĂ©cisions internationales. Car des Allemands furent expulsĂ©s systĂ©matiquement aprĂšs les accords de Potsdam signĂ©s le 2 aoĂ»t 1945 par Joseph Staline, Clement Attlee et Harry S. Truman pour Ă©viter toute revendication territoriale future de l’Allemagne sur ses voisins orientaux (voir l’article sur EuroLibertĂ©s de Fabrice Dutilleul sur le livre de Pierre Brouland : Les Allemands des SudĂštes. Un drame ignoré : l’expulsion des Allemands des SudĂštes aprĂšs la IIe Guerre mondiale).

Tout cela est de l’histoire et encore une fois les contextes ne sont pas les mĂȘmes. Il n’en reste pas moins que les peuples existent et qu’il faut bien admettre que les Russes sont ultras majoritaires en CrimĂ©e. Qu’en disent nos dirigeants occidentaux actuels ? S’ils ont la mĂȘme mĂ©moire que Macron sur l’histoire de France, nous ne sommes pas sortis de l’auberge !

MĂȘme constat vis-Ă -vis de la Syrie. AprĂšs l’affront fait par la France en Libye qui attaqua le colonel Kadhafi et alla jusqu’à l’assassiner, Vladimir Poutine sait ce que valent la parole des dirigeants et celles de Nicolas Sarkozy et d’Alain JuppĂ©.

Aujourd’hui on reproche le soutien de Vladimir Poutine Ă  Bachar Al Assad alors mĂȘme que nous soutenions des terroristes islamistes. On a reprochĂ© les bombardements russes Ă  Alep et on passe sous silence les massacres de civils Ă  Mossoul par les USA et la France. Les Russes doivent se dirent que les dirigeants Français et ceux de l’Union EuropĂ©enne sont tombĂ©s sur la tĂȘte !

Le comble dans cet article du Figaro est l’avis du directeur de l’Institut Français des Relations Internationales (IFRI) Thomas Gomart qui se permet un jugement prĂ©tentieux : Monsieur Macron ferait preuve de pusillanimitĂ© en recevant Vladimir Poutine. Il n’a pas oubliĂ© les ingĂ©rences russes, mais ne se place pas dans une logique punitive ! Qui est cet homme et pour qui roule-t-il ? Mieux, Macron ferait preuve de magnanimitĂ© envers Vladimir Poutine. Plus condescendant, on ne fait pas mieux.

En attendant, nos agriculteurs souffrent de l’embargo envers la Russie. Les bateaux Mistral nous auront coĂ»tĂ© trĂšs cher, sans parler des 150 Rafales prĂ©vus pour l’Inde qui ne seront pas livrĂ©s, car ce pays trouve que la Russie est un partenaire bien plus fiable, et ne souhaite pas se retrouver dans le cas de la Russie avec ses Mistral, et dĂ©pendant de la lubie d’un PrĂ©sident sous tutelle des USA et de Bruxelles !

Qu’en dit Isabelle Lasserre et Thomas Gomart ? Rien, bien sĂ»r ! Ces cerveaux sont assĂ©chĂ©s par la bien-pensance et le politiquement correct. À moins que ce soit par les pressions de Serge Dassault et de ses soutiens du Moyen-Orient.

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