Pierre Cassen est fondateur de Riposte LaĂŻque, et fut co-organisateur, entre autres, de l’ApĂ©ro saucisson-pinard et des Assises internationales sur l’islamisation de nos pays. Il a animĂ© de nombreuses manifestations et des rassemblements. Depuis plus de dix ans, il consacre l’essentiel de son combat Ă  la lutte contre l’islamisation de notre pays et de l’Europe, et anime de nombreuses confĂ©rences, souvent tournĂ©es vers l’action. À ce titre, il revient de Prague, et rĂ©pond aux questionsde Philippe Randa, durecteur d’EuroLibertĂ©s.

Vous venez de participer dans les locaux du Parlement tchĂšque Ă  « une initiative europĂ©enne de lutte contre l’invasion migratoire et l’islamisation de nos pays »  Qui l’a organisĂ©e ? Quels Ă©taient les participants ?

Cette initiative a une histoire. Nous avons rencontrĂ© Tatjana Festerling, porte-parole de Pegida Allemagne qui revenait d’un entretien Ă  TVLibertĂ©s, grĂące Ă  l’entregent de Jean-Yves Le Gallou. Le contact entre elle, Christine Tassin et moi a Ă©tĂ© excellent, et Tatjana nous a demandĂ©s si nous serions d’accord pour venir Ă  Prague, le 13 mai, afin de participer Ă  une rĂ©union de rĂ©sistants europĂ©ens. C’est le genre de proposition qui ne se refuse pas, et nous nous sommes donc rendus disponibles.

Christine Tasin et Tatiana Festerling à Prague

Christine Tasin et Tatiana Festerling à Prague

Quelles ont été les décisions prises et les projets futurs décidés à cette occasion ?

L’initiative avait lieu au cƓur du Parlement tchĂšque. Les rĂŽles avaient Ă©tĂ© rĂ©partis entre le parti tchĂšque Usvit (Aube pour la DĂ©mocratie directe), qui compte huit dĂ©putĂ©s, et Pegida Allemagne, qui est la tĂȘte de pont de la RĂ©sistance europĂ©enne, surtout Ă  Dresde, d’oĂč est issue Tatjana. La volontĂ© Ă©tait de crĂ©er une structure europĂ©enne, « Forteresse Europe », avec tous ceux qui avaient envie de se lancer dans cette aventure. Au total, pour le moment, quatorze pays, majoritairement de l’Est, mais aussi, outre les Allemands, les Anglais, les Espagnols, les Italiens, les Autrichiens et nous, les Français. Notre pays Ă©tait reprĂ©sentĂ© par Christine Tassin et moi, au nom de RĂ©sistance rĂ©publicaine – Riposte LaĂŻque, et par Karim Ouchikh, prĂ©sident du SIEL (SouverainetĂ©, identitĂ© et libertĂ©s). AprĂšs que chacun a pu prendre la parole, les organisateurs ont proposĂ© Ă  chaque reprĂ©sentant national de signer une pĂ©tition s’opposant Ă  la logique des quotas de migrants imposĂ©s par l’Union europĂ©enne. L’objectif annoncĂ© est de recueillir 1 million de signatures pour contraindre l’UE Ă  ouvrir un dĂ©bat parlementaire sur cette question. Nous avons respectĂ© cette premiĂšre initiative, privilĂ©giant le cadre unitaire. Pour nous, l’essentiel Ă©tait qu’un outil europĂ©en se mette en place, et donc que des actions communes, au niveau Vieux Continent, puissent se dĂ©velopper au plus vite. Avec la force militante de Pegida Allemagne aux commandes, et le savoir-faire de chaque pays reprĂ©sentĂ©, il y a un potentiel prometteur, et nous sommes heureux d’avoir Ă©tĂ© conviĂ©s Ă  cet Ă©vĂ©nement.

Les pays d’Europe de l’Est sont-ils confrontĂ©s de la mĂȘme maniĂšre que ceux de l’Ouest aux invasions migratoires et comment apprĂ©hendent-ils le danger djihadiste ? Craignent-ils des attentats similaires à ceux qui viennent de frapper la France et la Belgique rĂ©cemment ?

Il y avait deux mondes, effectivement, ce vendredi, dans le Parlement europĂ©en. Les pays de l’ouest de l’Europe, dĂ©jĂ  fortement islamisĂ©s, et les pays de l’Est, qui ne sont pas du tout confrontĂ©s Ă  cette situation, mais ne veulent surtout pas y ĂȘtre. D’oĂč la pĂ©tition pour refuser les quotas. Les pays de l’Est, Ă  ce jour, ne vivent absolument pas dans la crainte d’un attentat. Certains pensent que seul l’Est pourra sauver la culture europĂ©enne, et que l’ouest est mal parti, mĂȘme s’ils sont solidaires de nos combats. Par contre chose inquiĂ©tante, nous avons entendu le tĂ©moignage d’un militant de l’Usvit, qui a racontĂ© au public l’offensive d’une jeune collĂ©gienne musulmane voilĂ©e dans une Ă©cole, Ă  Prague, et les nombreux soutiens dont elle bĂ©nĂ©ficie, scissionnant la sociĂ©tĂ© tchĂšque. C’est Creil, 27 ans aprĂšs


Les tags envahissent les murs de Prague

Les tags envahissent les murs de Prague

Quelles sont vos impressions sur la République TchÚque aprÚs votre séjour ?

Nous ne sommes restĂ©s que trois jours, et ne pouvons prĂ©tendre avoir tout vu de la rĂ©alitĂ© tchĂšque, n’étant demeurĂ©s qu’à Prague. On voit que la capitale est toujours une ville europĂ©enne. Les Ă©lĂšves que nous avons croisĂ©s dans les rues sont tous blancs, et par ailleurs paraissent fort bien Ă©levĂ©s, et respectueux des enseignants. Naturellement, le centre-ville, autour du Pont Charles, est superbe. Gros point noir, les tags. J’avoue ne pas comprendre que dans une ville aussi touristique, ils soient aussi omniprĂ©sents, y compris sur la façade du musĂ©e Kafka (voir photo). Peut-ĂȘtre un Jack Lang tchĂšque ? Vous ne vous sentez jamais menacĂ©, sur le qui-vive, ce qui est loin d’ĂȘtre le cas dans nombre de capitales d’Europe de l’Ouest, Paris en premier. On peut manifester librement Ă  Prague. Nous avons vu un groupuscule nationaliste, un samedi, jour des 700 ans de la naissance du Roi Charles IV, tenir une rĂ©union en plein centre-ville, Ă  cinquante personnes. Pas de policiers, pas de gauchistes, pas de racailles. Il n’y a pas de chĂŽmage de masse, et il paraĂźt y avoir du travail pour tout le monde. Nous avons vu de nombreuses usines en activitĂ© avec des hautes cheminĂ©es envoyant leur fumĂ©e dans le ciel, preuve qu’il y a toujours des ouvriers dans ce pays
 et pas trop d’écolos ! Le salaire moyen tourne entre 800 et 1000 euros. La situation française passionne beaucoup les TchĂšques, admirateurs de notre pays, et dĂ©sespĂ©rĂ©s qu’il soit devenu un des maillons faibles de l’Europe. Ils cherchent Ă  comprendre ce qui nous arrive, et paraissent dĂ©cidĂ©s Ă  ne pas se laisser envahir, ni islamisĂ©s.