Les libĂ©raux se dĂ©chaĂźnent contre les souverainistes, contre ceux qui voient dans la sortie de l’Union EuropĂ©enne, une salutaire porte de sortie de cette prison pour les citoyens.

Le chroniqueur du Figaro Nicolas Baverez persiste et signe sur sa vision des peuples Ă  travers celle de la finance, et de l’économie. Celui-ci, « nĂ© le 8 mai 1961, essayiste français, avocat depuis 1998, ancien Ă©lĂšve de l’École normale supĂ©rieure et de l’École nationale d’administration, est docteur en histoire et agrĂ©gĂ© de sciences sociales ». Fermez le ban. Fort de ses qualitĂ©s, et de son planeur social, celui qui lui permet de survoler les rĂ©alitĂ©s sociales et sociĂ©tales des gens d’en bas, des sans dents, il se fend d’une nouvelle chronique disant tout le mal qu’il pense du Brexit et de ceux qui auraient le tort d’imaginer une sortie de l’Union EuropĂ©enne (Figaro du 13 mars 2017).

Six points forts de sa critique.

Le premier est que la Grande-Bretagne va se planter car elle aurait les bras trop petits pour faire face Ă  une Union europĂ©enne bien plus puissante Ă©conomiquement Ă  travers les Ă©changes Ă©conomiques. Pas un mot sur la volontĂ© assumĂ©e du peuple britannique, ni sur ses rĂ©sultats actuels, et encore moins sur sa surface Ă©conomique avec le Commonwealth qui comprend l’Australie, la Nouvelle ZĂ©lande, le Canada et bien d’autres pays majeurs en termes d’économie.

Le deuxiĂšme : les affres futures des sujets britanniques face Ă  la note finale Ă  payer Ă  l’Union europĂ©enne : paiement des engagements financiers Ă  l’UE, rĂ©gime commercial, rĂ©gulations financiĂšres, droits des citoyens, et menaces sur Gibraltar, Chypre, Irlande du Nord, Écosse et que sais-je encore. Une sĂ©rie d’épouvantails. Toujours pas l’once d’une pensĂ©e envers les citoyens britanniques, pris collectivement pour des abrutis, pas plus sur leur souverainetĂ©, la dĂ©mocratie et la volontĂ© d’un peuple.

Le troisiĂšme : Fait pour terrifier tous ceux qui penseraient que ce serait bien de sortir de l’Union europĂ©enne. Cataclysmes en chaĂźne : dĂ©valuation de la monnaie, inflation, baisse des revenus et du pouvoir d’achat, surtout pour les pauvres et les retraitĂ©s. Un vrai discours d’EuropĂ©istes convaincus. Quant au choix des peuples ? InfantilisĂ©s, nĂ©gligeables, sans intĂ©rĂȘt ?

Le quatriùme : Un rappel des droits et des devoirs entre les partenaires de l’Union. Il faut qu’ils se serrent les coudes, (contre qui ?), il faut aider les banques, la BCE, l’euro, etc.

Le cinquiĂšme : Refondre l’Europe ! RĂ©pondre aux attentes des citoyens (oui, mais
) clarifier les frontiĂšres (ça ne mange pas de pain !) surtout au sein de l’euro ! CrĂ©ation d’une UE de la sĂ©curitĂ© et du contrĂŽle des frontiĂšres ! Quant Ă  la dĂ©mocratie intra-europĂ©enne, la primautĂ© des citoyens, celles des parlements nationaux ? Circulez, ce n’est pas la tasse de thĂ© de Monsieur Baverez !

Le sixiÚme : Le Brexit est une chance ? Et oui, pour la France, il serait un électrochoc salutaire pour moderniser notre modÚle économique. Suit tout un programme ultralibéral que ne nieront pas les tenants du libéralisme le plus échevelé à commencer par le MEDEF.

Celui-ci vient d’ailleurs de se distinguer par un propos sur la « Clause MoliĂšre » interdisant d’embaucher du personnel ne comprenant pas et ne parlant pas français. Pour le MEDEF, cette circulaire serait une porte ouverte aux nationalistes ! Tant pis si cela peut permettre une meilleure comprĂ©hension en matiĂšre de sĂ©curitĂ©. Nationalisme ! L’horreur absolue n’est-ce pas ! Cela nous rappelle le discours de François Mitterrand au Parlement europĂ©en sur le nationalisme fauteur de guerre par dĂ©finition, et repris par Hollande. C’est tout dire.

En fait, nous retrouvons toujours les mĂȘmes ingrĂ©dients ! Le pouvoir tenu Ă  distance des citoyens. Des Ă©lecteurs qui votent de plus en plus mal ! Des Ă©lections maudites, et donc Ă  contrĂŽler si possible. Des peuples n’ayant aucun recours face aux dĂ©cisions des dirigeants qui peuvent annuler un rĂ©fĂ©rendum comme l’a fait l’UMP de Sarkozy avec l’aide du PS et du PC. Une nĂ©gation des promesses faites lors des prĂ©cĂ©dentes Ă©lections en favorisant les pouvoirs de la finance, ceux des multinationales, le multiculturalisme, la perte des repĂšres (Ă©ducation, formation, etc.) et Ă  terme l’abaissement des coĂ»ts.

Faut-il rappeler Ă  propos du MEDEF que le CAC 40 a rĂ©alisĂ© 75 milliards de bĂ©nĂ©fices en 2016, alors mĂȘme que la misĂšre s’étale partout en France, et que l’insĂ©curitĂ© Ă  tous les niveaux, tant professionnel que sĂ©curitaire explose du fait d’une immigration incontrĂŽlĂ©e ! Pas un mot de tout cela du Sieur Nicolas Baverez !

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