par Michel Grimard, Président du ROUE

PremiĂšre salve d’agression Ă©conomique des États-Unis contre l’Iran, aoĂ»t 2018, la seconde, dĂ©but novembre 2018. DĂšs lors, l’impatience de TĂ©hĂ©ran est comprĂ©hensible face au retard de l’Europe, Ă  mettre en place les mĂ©canismes facilitant le contournement des sanctions amĂ©ricaines.

Pourtant, en permettant aux EuropĂ©ens de maintenir leurs Ă©changes commerciaux avec l’Iran, l’intĂ©rĂȘt est rĂ©ciproque. Le temps presse, car ce pays subit durement l’effet de cet Ă©touffement. Il doit aujourd’hui pouvoir compter, sur tous ceux qui se sont engagĂ©s Ă  pallier les difficultĂ©s qui rĂ©sultent des sanctions. Demeurer amorphe serait une trahison et reviendrait Ă  s’aligner, indirectement, sur la position des États-Unis.

Si a priori elle peut choquer, l’expression terrorisme Ă©conomique employĂ©e par l’Iran pour qualifier l’attitude des États-Unis, convient, elle est appropriĂ©e. Leurs dĂ©clarations menaçantes dĂ©passent l’intimidation. Le but recherchĂ© Ă©tant de terroriser les nations qui n’acceptent pas de se soumettre Ă  leur bon vouloir, et qui souhaitent continuer Ă  coopĂ©rer avec l’Iran. L’Europe doit refuser de se plier Ă  cette nĂ©gation de dĂ©mocratie, entre pays qui s’en inspirent. Au-delĂ  des risques, possiblement induits, l’Union europĂ©enne doit sauvegarder l’accord sur le nuclĂ©aire.

C’est Ă©galement prĂ©server sa dignitĂ©, sa parole et dĂ©montrer que son engagement n’est pas vain, que sa voix n’est pas nulle. Plus que jamais il faut soutenir l’Iran, qu’esseulent bien des alliances traditionnelles. L’Europe qui se dit dĂ©terminĂ©e, doit diligenter son action. Ses intĂ©rĂȘts Ă©conomiques et gĂ©opolitiques y concourent.

Pour l’Iran, ce sont les retombĂ©es Ă©conomiques qui deviennent une urgence. L’inhumanitĂ© des sanctions arrĂȘtĂ©es par les États-Unis, s’illustre dans les dĂ©cisions prises, Ă  l’unanimitĂ© de ses quinze juges, par la Cours Internationale de Justice (CIJ).

Elle a enjoint Ă  Washington de libĂ©rer de toute entrave les exportations de produits vitaux, vers l’Iran. Tels ceux concernant la santĂ©, mĂ©dicaments, matĂ©riel mĂ©dical ou ceux relevant de l’alimentation, denrĂ©es nutritionnelles, produits agricoles.

Outre leur cruautĂ©, les dĂ©cisions des États-Unis, qui se veulent extraterritoriales sont totalement illicites, donc illĂ©gitimes au regard des rĂšgles internationales. L’agression d’un peuple, justifiĂ©e par le mensonge, est une pratique habituelle pour ce pays. L’Irak en est le parfait exemple. Les contrevĂ©ritĂ©s et les mystifications de preuves servirent de base pour justifier la guerre contre ce pays.

C’est le GĂ©nĂ©ral Colin Powell, SecrĂ©taire d’État Ă  la dĂ©fense, qui les prĂ©senta au Conseil de SĂ©curitĂ© de l’ONU. Plus tard, rongĂ© par le remords, il reconnut officiellement s’ĂȘtre parjurĂ©. Aujourd’hui, tout aussi odieux dans le reniement de leur engagement, ils accablent le peuple iranien et tentent de dĂ©stabiliser le PrĂ©sident Hassan Rohani.

Toujours cyniques, les États-Unis condamnent les essais balistiques de l’Iran en s’appuyant sur l’accord nuclĂ©aire de juillet 2015, qu’ils ne reconnaissent pas, l’ayant dĂ©noncĂ©. Le comble de l’hypocrisie, comme de la mauvaise foi, est atteint. Mais seule la naĂŻvetĂ© permet de s’en offusquer, tellement ce comportement est leur expression naturelle.

Aucune interdiction ne peut viser le programme balistique de l’Iran, qui ne figure pas dans les accords. Que cette question puisse faire l’objet de discussion aprĂšs 2025, date d’échĂ©ance de la majoritĂ© des dispositions de l’accord, est un autre temps. Alors que d’autres pays de la rĂ©gion disposent d’armes de destructions massives, de quel droit interdirait-on Ă  l’Iran de se doter d’armes classiques, dont les missiles.

À l’impudence, au mĂ©pris, s’ajoute l’arrogance, quand le Conseiller Ă  la sĂ©curitĂ© nationale, John Balton dĂ©clare : « Nous n’avons pas l’intention de permettre Ă  l’Europe ou quiconque d’éviter nos sanctions ». Comment peut-on accepter de pareils discours. Quel tollĂ© si un autre pays au monde avait tenu ces propos. MĂȘme galvaudĂ©, le terme d’impĂ©rialisme prend lĂ  toute sa signification.

Se voulant magnanimes, plus justement condescendants, les États-Unis autorisent huit pays et pas des moindres, notamment, la Chine, l’Inde, le Japon, l’Italie, Ă  acheter du pĂ©trole iranien durant six mois. Cette disposition, humiliante pour ces pays, traitĂ©s comme des vassaux des États-Unis, mĂ©ritait le dĂ©dain. Leur silence ne peut manquer de surprendre.

NĂ© des engagements de l’Europe en septembre, le Special Purpose VĂ©hicle (SPV) doit ĂȘtre mis en Ɠuvre sans dĂ©lai, pour prĂ©munir les investissements et les Ă©changes de l’Europe avec l’Iran. La fiabilitĂ© des promesses de l’Union, en dĂ©pend.

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