5 janvier 2019

La fâcheuse matérialisation tyrannique du Pouvoir

Par Alexis Arette

Nous sommes probablement entrés dans les visibles conséquences du « déclin de l’Occident » ainsi désigné par Alexandre Soljenitsyne ; et après les bonnets rouges, très localisés, les gilets jaunes ont montré l’audience nationale du mécontentement populaire, face à la matérialisation tyrannique du pouvoir.

Cette matérialisation est tellement évidente que le régime en est à imiter l’ancienne médecine, qui ne connaissait que la « saignée » comme ultime remède !

Nos politiques devraient au contraire se poser la question de savoir comment éviter la saignée du peuple. Et, pour cela, il faudrait, bien sûr, revenir à une morale vitale, celle qui a été écartée comme un progrès, de l’aveu du docteur Pierre Simon – grand maître de la Grande Loge de France, défendant le meurtre prénatal, cofondateur de l’Association nationale pour l’étude de l’avortement (ANEA) et militant pour la promotion des techniques de procréation médicalement assistée et  soutenant le droit à mourir dans la dignité – qui pouvait affirmer : « Il ne peut y avoir de vie que si l’État le décide ! ».

« Il faut obliger le peuple à devenir ce que nous voulons qu’il soit ! »

« Il faut obliger le peuple à devenir ce que nous voulons qu’il soit ! »

Peu de Chrétiens et de stoïciens sans doute feront cette analyse de notre déchéance. Tout au contraire, chrétiens « modernistes » et citoyens mondialistes accepteront la « démonocratie » insidieuse de l’État ! La morale de Carrier, massacreur des Vendéens se transpose dans le pouvoir actuel. Le misérable disait : « Il faut obliger le peuple à être libre ! » : le funeste trio, Macron, Philippe, et Castaner, modifient à peine la formule. Et c’est : « Il faut obliger le peuple à devenir ce que nous voulons qu’il soit ! »

Sous des aspects strictement alimentaires, la révolte des gilets jaunes est tout de même aussi une révolte morale, puisqu’elle se réfère à l’inégalité des citoyens devant la loi. Cette inégalité permet aux janissaires du régime de vivre somptueusement, tandis que le paupérisme du peuple s’accroît.

Les jacqueries d’autrefois connurent les mêmes raisons. Mais aujourd’hui l’indigence a touché les classes dites moyennes, pour remplacer les paysans, vaincus par le régime et « leur » Fédération des exploitants, au point de se suicider en masse, plutôt que de se battre.

Les gilets jaunes refusent le désespoir, car ils peuvent compter sur d’autres atouts modernes, dont celui des facilités de communication, pour se donner rapidement des mots d’ordre et se mobiliser. Et c’est ainsi que leur masse augmente de jour en jour, hors des privilégiés. Il augmente aussi de par les déclarations imbéciles des potiches du régime ! Qu’un histrion juvénile comme Gérald Darmanin puisse comparer les Gilets jaunes aux Nazis n’aura servi qu’à jeter électoralement ceux-ci dans les partis d’opposition, et je connais des citoyens qui, comme moi-même, ne votaient plus depuis 20 ans, qui se rendront aux urnes dès les prochaines consultations, et ne se tromperont pas de bulletin.

Quant à la casse déplorable due à des éléments « incontrôlés », qui donc a le devoir de les contrôler ? Certes, ces éléments se retrouvent dans toutes les révolutions, et en France il n’y a eu guère qu’une révolution politique sans effusion de sang : ce fut celle d’Hugues Capet qui remplaça la dynastie carolingienne avec l’assentiment du peuple et des autorités, séduites par sa vaillance !

En revanche, la Révolution française ne s’est désastreusement imposée que par ses éléments extrêmes dans la violence et le crime ! En vain, la fête de la Fédération en 1790 tenta d’établir un nouvel ordre : ce fut la chienlit criminelle qui triompha !

Qu’on le veuille ou non, le gouvernement actuel est l’héritier de ces monstres, avec en sus la bénédiction du pouvoir financier, c’est-à-dire que l’on peut tout craindre…

Ce qui se passe a été corroboré par le départ honnête du ministre de l’Intérieur Gérard Collomb qui a eu des mots très durs, et probablement très justes, vis-à-vis d’un gouvernement qui le réduisait à l’impuissance face aux bandes ethniques ou crapuleuses !

C’est faute de répressions antécédentes que les casseurs ont pu exercer leurs talents sur les Champs-Élysées ! Il est vrai qu’Emmanuel Macron a hérité d’une situation crée par ses deux prédécesseurs à l’Élysée ! Mais justement, son premier travail en tant que protecteur des citoyens n’aurait-il pas été de mettre à la raison cette chienlit qui déshonore la nation ?

À voir ce qui se passe, on peut se demander tout au contraire s’il n’y a pas de connivence entre l’État et les bandes de casseurs urbains, de façon que les électeurs préfèrent les promesses du régime, plutôt que l’aventure d’une révolution, pourtant nécessaire, pour le remplacer !

J’ai tenté d’écouter le président Macron de toute mon attention pendant son allocution de Nouvel An ! Il nous a donné la preuve d’un véritable génie verbal, et d’une extraordinaire faculté d’invention, pour finalement ne rien dire sinon que de se projeter dans un avenir dont Céline disait que c’était faire « un discours aux asticots. »

Le discours était fluide à souhait et glissait comme un pet sur une toile cirée, de sorte qu’il m’a fallu faire un effort méritoire pour échapper à la somnolence. J’ai compris tout de même qu’il demandait trois mois de sursis pour que son génie se manifeste dans les actes. Il me semble qu’ensuite il nous a promis qu’en 2035 nous serions tirés d’affaire ! Mais pas le moindre soulagement immédiat, nulle réforme de structure pour contrer l’omnipotence de l’État jacobin. Un silence total sur le pourrissement des banlieues. Nul projet pour taxer les « tankers » dont certains, dans un seul charroi, polluent plus que des milliers de voitures au diesel ! Également oublié le kérosène des cargos aériens de luxe ! Et pas une mesure pour éviter le suicide des agriculteurs, dont on baissera encore les prix, afin de ménager le panier de la ménagère urbaine, qui peine à se nourrir avec le SMIC…

Quant au Premier ministre Édouard Philippe, il n’est que « la voix de son maître » et cela d’autant plus qu’il doit se faire pardonner d’avoir dit des choses très désagréables sur lui, avant que celui-ci, élu, ne l’appelle à ses côtés.

Contrairement au président Pompidou qui, par les accords de Grenelle, avait réussi à casser le mouvement révolutionnaire de 1968, Emmanuel Macron n’accepte de dialoguer avec les gilets jaunes que pour les convaincre que sa tête à raison contre le ventre du peuple !

Par ailleurs, en choisissant Christophe Castaner pour remplacer au ministère de l’Intérieur Gérard Collomb, Macron a commis la faute, probablement irréparable, de mettre un aventurier politique uniquement compétent en matière de poker, là où il eut fallu un Richelieu. Mais il est à peu près certain qu’il n’existe ni de Richelieu, ni de Mazarin dans le personnel des « partis » de gouvernement !

Nous allons donc en payer les conséquences, mais les régimistes aussi. Et je crois que l’on peut projeter sur notre temps, ce que dans le sien disait Victor Hugo : « Ce serait une erreur de croire que ces choses, finiront par des chants et des apothéoses ! ».

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