La toute derniĂšre Ă©mission « Cette annĂ©e-lĂ  », sur TVLibertĂ©s, est revenu sur la sortie, en 1975, du film Dupont Lajoie  d’Yves Boisset‹; ce film « échappa Ă  son rĂ©alisateur, comme bien souvent », tel que le rappela Nicolas Gauthier et devint ainsi une virulente dĂ©nonciation du racisme quotidien des « beaufs franchouillards » : Jean Carmet tente de sĂ©duire en vain la toute jeune Isabelle Huppert, finit par la violer et la tuer ; un baraquement de travailleurs algĂ©riens proche lui semble alors idĂ©al pour ne pas avoir Ă  de comptes Ă  rendre. Effectivement, ce sont ces derniers qui sont accusĂ©s du crime


Affiche Dupont Lajoie

Le film connaĂźtra un grand succĂšs populaire, dĂ» en grande partie Ă  l’excellence des comĂ©diens, mais plus encore Ă  l’intelligentsia de gauche qui le porta aux nues. Plus de 40 ans aprĂšs, ce film se regarde surtout comme un documentaire d’époque intĂ©ressant (les immigrĂ©s y sont tous travailleurs et cĂ©libataires, le regroupement familial instituĂ© par le funeste gouvernement Giscard-Chirac date de 1976)


Au-delĂ  de la rĂ©cupĂ©ration politique, nul ne contestera que le racisme existait Ă  cette Ă©poque-lĂ , qu’il serait stupide de crier haro sur un tel scĂ©nario, malgrĂ© ses outrances certaines
 Toutefois, serait-il aujourd’hui imaginable de produire un film dĂ©nonçant viol, lĂąchetĂ©, bĂȘtise et racisme, mais Ă  l’intĂ©rieur de la communautĂ© immigrĂ©e ? AprĂšs Dupont Lajoie en 1975, pourquoi pas un Mohammed LabĂȘte en 2017 ?

Les besoins amoureux des pseudo-rĂ©fugiĂ©s syriens dont eurent Ă  pĂątir plus de 600 Allemandes violĂ©es lors du rĂ©veillon de l’annĂ©e derniĂšre Ă  Cologne pourraient ĂȘtre le point de dĂ©part d’un tel scĂ©nario


Rappelons toutefois que le film Pierre et Djemilla de GĂ©rard Blain et Michel Marmin en 1987 fut immĂ©diatement Ă©tiquetĂ© raciste, parce que justement il y dĂ©nonçait, de façon bien moins partisane et caricaturale, les prĂ©jugĂ©s raciaux et l’extrĂ©misme religieux de toutes les communautĂ©s ! On ne le leur pardonnĂšrent pas !

 

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