« Tu enfanteras dans la douleur » (livre de la Genèse 3:16)
(article écrit sans recours à l’Intelligence artificielle)
Pour les Catholiques, le passage sur terre est une « vallée de larmes » consécutive au péché originel et qui implique à la fois un devoir d’obéissance au pouvoir temporel (« rendez à César… ») qu’il faut supporter, et une vie de souffrance dans l’attente de la délivrance de la mort qui permettra de rejoindre son Créateur dans un Au-delà paradisiaque onirique. D’autre part, seul Dieu peut défaire ce qu’il a fait et la mort des hommes est du seul domaine de Dieu qui doit seul en décider. « Tu ne tueras pas » affirme l’un des Dix commandements.
Ainsi la souffrance de la naissance jusqu’à la mort est un impératif ontologique. Ce dogme essentiel a été atténué dans le courant du féminisme en « autorisant » des accouchements sans douleur qui constituent une grave entorse aux principes chrétiens. Mais l’aide à mourir, l’euthanasie ou le suicide assisté restent des notions inconcevables auxquelles les Catholiques préfèrent les souffrances épouvantables d’agonies parfois atroces et longues. Pour gagner sûrement un Paradis bien mérité… Le « Mourir dans la dignité » des partisans de l’aide à mourir s’oppose à la « dignité sacrée » de l’homme proclamée par un Pape si encensé depuis quelques jours par tous les médias… jusqu’à Libération. Cette « dignité sacrée » permet de souffrir dans la foi et l’espérance. Un journaliste catholique expliquait sur Europe 1 qu’il faut savoir assister le mourant, lui parler et le réconforter… sans rire… ce qui soulagera certainement ses souffrances atroces. Tout le monde ne possède pas la même définition de la « dignité » qui n’est « sacrée » pour les Catholiques que pour diviniser l’être humain et le rendre supranaturel. On croit rêver… ou cauchemarder.
Mais il est difficile face au déluge laudatif unanime pour le Pape d’en contester l’éthique et les proclamations théologico-philosophiques lénifiantes, moralisantes, pleines de bonté et de sourires béats, à cent lieues des réalités concrètes, et d’autres concepts philosophiques balayés d’un revers de main. Car celui qui étale sa bonté, sa compréhension, son universalisme, sa charité, sa foi, l’espérance (en quoi d’ailleurs ?), la paix perpétuelle et universelle, est forcément le détenteur de vérités absolues et incontestables. Il est dans le camp du Bien divin. Vérités souvent mortifères en réalité qui mène ses ouailles comme un troupeau de moutons à l’abattoir.
Jean Yanne avait fait un film (« Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ») qui pourrait être repris en cœur par les millions d’adeptes d’un Pape déconnecté des réalités humaines et qui pense convaincre les hommes que ses utopies sont un message d’espérance dans un monde parfait à ses yeux. Cette espérance si souvent rabâchée sans que l’on sache de quelle espérance il s’agit, sauf celle de rejoindre au plus vite son Créateur, est une impasse mortifère qui mène à la destruction des peuples européens notamment jetés aux menaces qui les assaillent et auxquelles ils ne pourront que se soumettre avec de telles principes de bonté, de mixité, de droits de l’homme et de compassion altruiste.
Il fut un temps où l’Église massacra par milliers les Païens d’Europe récalcitrants à la foi chrétienne ; puis par millions les Indiens d’Amérique du Sud, Centrale, puis du Nord. Sans états d’âme. La tolérance, la bonté, l’espérance, la paix sont autant de notions à géométrie variable selon les intérêts de l’Église et de sa mission d’évangéliser le monde selon les prescriptions christiques. À tout prix.
Mais il est tellement plus acceptable d’afficher le sourire permanent et béat d’un bienfaiteur de l’humanité, à la morale universelle absolue, de prêcher la foi et l’espérance, la dignité sacrée, la mixité, la tolérance, la charité et toutes ces valeurs générales et non signifiantes concrètement. Cette religion est fondamentalement incompatible avec les réalités politiques d’un monde éternel, lui, à l’image du contexte réel qui est le sien : celui de la Nature dont l’homme fait partie. On peut en atténuer les conséquences et être un homme honnête sans souscrire aux aberrations dogmatiques d’une religion destructrice.
Dans le concert des louanges infinies pour un Pape utopique, on se sent marginalisé certainement, en attendant d’être balayé par ceux qui obéissent à d’autres principes plus radicaux. Ainsi meurent les civilisations. De même lorsqu’on entend tous les médias fascinés par le Pape, dits « de droite », de Cnews à Europe 1, on n’a même plus envie de voter « à droite » et seulement de crier amèrement « Vive l’anarchie ! ». Par une sorte de dépit suicidaire.
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